Équipe nationale

Chérif Oudjani : «L’aspect psychologique, le principal chantier de Belmadi »

«Hors de question de s’abaisser devant Delort !»

 

«Ce serait bien que le Cameroun ne remporte pas la CAN»

 

Il a suffi d’un premier tour mal négocié par l’EN à la CAN pour que le doute s’installe. «C’est un vrai coup de tonnerre », reconnaît l’ancien attaquant international après cette désillusion. Il estime que si nos joueurs sont de bonnes dispositions mentales, l’EN se qualifiera en Coupe du monde.

 

 

Quel est votre sentiment après la cruelle désillusion de la CAN 2021 ?

On est tous déçus, j’imagine qu’en Algérie, la déception est encore plus grande. Là où j’habite (Lens), il y a une forte communauté algérienne. J’ai remarqué que tout le monde est abasourdi, car personne ne voyait venir cet échec ; quand même, on est les champions d’Afrique avec 35 matchs sans défaite, récent vainqueur de la Coupe arabe des nations, certes, avec l’équipe A’. Tout ça est censé créer de bons dynamismes. Et tout d’un coup, on est éliminé alors que l’on figurait dans un groupe abordable. Oui, c’est un gros coup de tonnerre. J’espère que notre équipe nationale rebondira vite, et cela passe inéluctablement par une qualification au Mondial 2022.

 

Après ce cuisant échec, faut-il tout remettre en cause ?

Surtout pas ça ! On ne peut balayer du revers de la main tout ce qui a été fait avant durant 3 ans avec autant de moments de joie que nous a procurés cette sélection. Evidemment, il faudrait trouver les bonnes mesures afin de repartir de plus belle en quelque sorte, trouver le bon milieu, car il y a certainement des choses qui n’ont pas bien fonctionné.

 

Comme quoi, par exemple ?

Si l’on va gratter un peu, il y a peut-être eu des histoires en interne, car la vie du groupe est plus importante dans la réussite d’une équipe que les individualités. L’EN est au-dessus de n’importe quel joueur et quel que soit son statut. Ça peut arriver à n’importe quelle équipe de rater une compétition. Il faut, comme je l’ai dit, garder les bonnes bases. On espère, pour notre équipe nationale, cet échec à la CAN est juste un accident de parcours.

 

Que feriez-vous si vous étiez à la place de Djamel Belmadi ?

Je persiste à dire qu’il faudrait être à l’intérieur pour faire une bonne analyse. Il y a quand même cette satisfaction de s’être procuré, notamment dans les deux premiers matchs, beaucoup d’occasions de but. Même si l’on a été inefficace, au moins, on a produit du jeu. En revanche, la perméabilité de notre défense sera à mon avis le principal chantier pour Djamel Belmadi. En plus de la force psychologique qu’il faudra retrouver, Mahrez, Atal, Bennacer ou Bensebaini n’ont pas perdu, à ce que l’on sache, leur talent en une semaine.

 

Faute de matchs programmés avant les barrages, nous pensons que la marge de manœuvre de Belmadi est réduite pour pouvoir bien préparer le rendez-vous avec le Cameroun…

J’insiste sur l’aspect psychologique, le coach national ne va pas attendre le rassemblement avant ce rendez-vous pour le faire. Je pense qu’il doit être en contacts permanents avec ses joueurs au téléphone afin de les remobiliser. C’est indéniable, on a une équipe talentueuse, seulement il faut mettre les joueurs dans de bonnes dispositions mentales afin de bien gérer ces barrages.

 

Très affecté par les critiques, Ryad Mahrez a réagi ce mardi à travers une lettre qu’il posta sur ses comptes sociaux…

Ça dépend de la personnalité de tout un chacun. Quand on est dans le haut niveau, on ne fait pas forcément l’unanimité, il y a des gens qui vous aiment et d’autres qui vous critiquent. L’équipe de France, détentrice de la Coupe du monde, lorsqu’elle a échoué au dernier Euro, elle a été sévèrement critiquée par les Français. En remportant le tournoi des nations quelques semaines après, tout le monde la trouve bien. La critique fait partie du métier. Riyad Mahrez et ses coéquipiers devront se battre pour les nombreux Algériens qui les vénèrent et admirent.

(Retrouvez l'intégralité de l'interview dans notre édition du 29

Chérif Oudjani : «L’aspect psychologique, le principal chantier de Belmadi »

 

 «Hors de question de s’abaisser devant Delort !»

 

«Ce serait bien que le Cameroun ne remporte pas la CAN»

 

Entretien réalisé par

  1. STITOU

 

Il a suffi d’un premier tour mal négocié par l’EN à la CAN pour que le doute s’installe. «C’est un vrai coup de tonnerre », reconnaît l’ancien attaquant international après cette désillusion. Il estime que si nos joueurs sont de bonnes dispositions mentales, l’EN se qualifiera en Coupe du monde.

 

 

Quel est votre sentiment après la cruelle désillusion de la CAN 2021 ?

On est tous déçus, j’imagine qu’en Algérie, la déception est encore plus grande. Là où j’habite (Lens), il y a une forte communauté algérienne. J’ai remarqué que tout le monde est abasourdi, car personne ne voyait venir cet échec ; quand même, on est les champions d’Afrique avec 35 matchs sans défaite, récent vainqueur de la Coupe arabe des nations, certes, avec l’équipe A’. Tout ça est censé créer de bons dynamismes. Et tout d’un coup, on est éliminé alors que l’on figurait dans un groupe abordable. Oui, c’est un gros coup de tonnerre. J’espère que notre équipe nationale rebondira vite, et cela passe inéluctablement par une qualification au Mondial 2022.

 

Après ce cuisant échec, faut-il tout remettre en cause ?

Surtout pas ça ! On ne peut balayer du revers de la main tout ce qui a été fait avant durant 3 ans avec autant de moments de joie que nous a procurés cette sélection. Evidemment, il faudrait trouver les bonnes mesures afin de repartir de plus belle en quelque sorte, trouver le bon milieu, car il y a certainement des choses qui n’ont pas bien fonctionné.

 

Comme quoi, par exemple ?

Si l’on va gratter un peu, il y a peut-être eu des histoires en interne, car la vie du groupe est plus importante dans la réussite d’une équipe que les individualités. L’EN est au-dessus de n’importe quel joueur et quel que soit son statut. Ça peut arriver à n’importe quelle équipe de rater une compétition. Il faut, comme je l’ai dit, garder les bonnes bases. On espère, pour notre équipe nationale, cet échec à la CAN est juste un accident de parcours.

 

Que feriez-vous si vous étiez à la place de Djamel Belmadi ?

Je persiste à dire qu’il faudrait être à l’intérieur pour faire une bonne analyse. Il y a quand même cette satisfaction de s’être procuré, notamment dans les deux premiers matchs, beaucoup d’occasions de but. Même si l’on a été inefficace, au moins, on a produit du jeu. En revanche, la perméabilité de notre défense sera à mon avis le principal chantier pour Djamel Belmadi. En plus de la force psychologique qu’il faudra retrouver, Mahrez, Atal, Bennacer ou Bensebaini n’ont pas perdu, à ce que l’on sache, leur talent en une semaine.

 

Faute de matchs programmés avant les barrages, nous pensons que la marge de manœuvre de Belmadi est réduite pour pouvoir bien préparer le rendez-vous avec le Cameroun…

J’insiste sur l’aspect psychologique, le coach national ne va pas attendre le rassemblement avant ce rendez-vous pour le faire. Je pense qu’il doit être en contacts permanents avec ses joueurs au téléphone afin de les remobiliser. C’est indéniable, on a une équipe talentueuse, seulement il faut mettre les joueurs dans de bonnes dispositions mentales afin de bien gérer ces barrages.

 

Très affecté par les critiques, Ryad Mahrez a réagi ce mardi à travers une lettre qu’il posta sur ses comptes sociaux…

Ça dépend de la personnalité de tout un chacun. Quand on est dans le haut niveau, on ne fait pas forcément l’unanimité, il y a des gens qui vous aiment et d’autres qui vous critiquent. L’équipe de France, détentrice de la Coupe du monde, lorsqu’elle a échoué au dernier Euro, elle a été sévèrement critiquée par les Français. En remportant le tournoi des nations quelques semaines après, tout le monde la trouve bien. La critique fait partie du métier. Riyad Mahrez et ses coéquipiers devront se battre pour les nombreux Algériens qui les vénèrent et admirent.

 (Retrouvez l'intégralité de l'interview dans notre édition du 27 janvier 2022)

 

Après le calamiteux parcours à la CAN : Les grosses désillusions

Après le calamiteux parcours à la CAN

Les grosses désillusions

 

Pour digérer l’humiliante élimination de l’équipe nationale à la CAN 2021, il faudrait du temps aux Algériens. Comble de l’ironie, ils devront attendre deux mois pour oublier ce cauchemardesque souvenir, que seule une qualification de l’EN au Mondial ferait oublier. Petit retour sur le parcours des Verts en terres camerounaises pour faire le bilan de l’équipe. Pour tous les Algériens, si leur sélection a échoué, la faute incombe aux attaquants, car ils n’arrivent pas à comprendre comment notre sélection nationale ne marquera qu’un seul but, qui plus est était l’œuvre d’un milieu récupérateur, en l’occurrence Sofiane Bendebka. D’où les réactions négatives sur le comportement de la ligne offensive.

Ils ont perdu

Pour tout le monde, quand on parle des défaillances offensives, le plus visé est Ryad Mahrez qui a été contraint de sortir de sa réserve. On se souvient d’une déclaration de Djamel Belmadi après le surprenant nul concédé contre la Sierra Leone pour déplorer le manque d’efficacité de son équipe. Le coach national avait dit : « Dans ce match, on n’a pas été tueurs.» En décodé, Belmadi n’avait pas apprécié que Slimnai et Bounedjah soient en panne d’efficacité car on emploie le mot ‘’tueur’’ lorsqu’on parle de la prestation des attaquants de pointe. Or, que ce soit Bounedjah ou Slimani, ils sont les grands perdants de cette CAN. Certes, en défense, l’EN manquait d’assurance ; avec 4 buts encaissés en 3 matches, il y a beaucoup à dire avant les barrages contre le Cameroun fin mars prochain. Belmadi ne doit pas se tromper de choix en alignant contre le Cameroun une défense plus hermétique, notamment au match aller qui est décisif pour l’issue finale de ce dernier tour qualificatif au Mondial.

Faudrait-il suivre Belfodil ?

Comme mentionné dans un précédent article, l’inefficacité de la ligne d’attaque a été l’une des raisons de notre élimination prématurée à la CAN. Néanmoins, il faudrait se mettre à la place du sélectionneur national. Avec la pénurie d’attaquants racés, comme on dit, dans le royaume des aveugles, le borgne est roi. Bounedjah et Slimani seront toujours là en mars prochain. Andy Delort non sélectionnable, Djamel Belmadi va-t-il suivre les performances d’Ishak Belfodil au Hertha Berlin ?

Julian Nugelsaman s’enflamme pour lui

L’actuel coach du Bayern Munich, qui a eu sous ses ordres Ishak Belfodil lorsqu’il était à Hoffenheim, n’a pas tari d’éloges sur les qualités de Belfodil samedi en conférence. « En Allemagne, Ishak Belfodil est sous-estimé », trouve Julian Nugelsaman.  Agé de 29 ans, Belfodil a marqué 21 buts en 87 matches joués en Bundesliga. Bien qu’il soit privé de matchs en raison de blessures récurrentes, il garde quand même un bon ratio dans un championnat aussi relevé que la Bundesliga. A signaler qu’avant la CAN 2019, Ishak Belfodil était dans les petits papiers de Djamel Belmadi. Hélas, une grave blessure contractée quelques semaines avant le départ en Egypte priva l’ancien attaquant de l’Inter Milan d’une participation à cette CAN. Maintenant que le coach national a un sérieux problème en attaque, il devrait suivre de près les performances de Belfodil avec Hertha Berlin. Si elles sont bonnes, Belfodil comblera la place laissée vide par Delort.

 

  1. S.

Algérie – Cameroun le 29 mars à Tchaker

Tchaker accueillera le match

Algérie – Cameroun le 29 mars

 En attendant l’officialisation de la date  de la rencontre barrage retour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 par la CAF devant opposer l’Algérie au Cameroun, il est fort probable que le match se jouera le 29 mars au stade Mustapha-Tchaker. Cette date paraît la plus  plausible du fait que le match aller, qui devrait avoir lieu à Yaoundé, se jouera le 24 ou le 25 mars. Le sélectionneur national Djamel Belmadi a toujours choisi le dernier jour de la date FIFA pour  affronter ses adversaires. Donc, on peut avancer sans risque de nous tromper que la confrontation décisive  qualificative à la Coupe du monde du Qatar aura lieu le mardi 29 mars au stade Mustapha-Tchaker. Les Algériens, qui sont sortis meurtris d’une élimination précoce au 1er tour de la CAN 2021, devront montrer un autre visage lors de la double confrontation contre les Lions indomptables s’ils veulent composter leur billet pour le Mondial qatari. Le coach des Verts a reconnu que l’Algérie est passée à côté de son sujet lors du tournoi africain avec des résultats décevants et un contenu médiocre. Certes, beaucoup de facteurs ont joué en défaveur des camarades de Mahrez à Douala, mais il faut dire que certains joueurs, considérés cadres de l’équipe, n’ont pas répondu aux attentes. Le coach a fait des choix qui n’ont pas été judicieux. Pour preuve, la sélection algérienne a marqué 1 seul but lors du 1er tour, un bilan insuffisant pour espérer passer au 2e tour. Maintenant que la page de la CAN 2021 est tournée, Belmadi en homme intelligent doit tirer les leçons de cet échec et se projeter sur la double confrontation du mois de mars. Le sélectionneur national n’a pas le droit de se tromper sur ses choix contre le Cameroun sur les deux matchs, car chaque détail est important. Si les Verts veulent participer à leur 5e Coupe du monde de leur histoire, ils devront être costauds lors des deux matches contre les Lions indomptables.

 

Les travaux s’achèveront dans 1 mois

Le match retour Algérie – Cameroun se tiendra au stade Tchaker de Blida. Beaucoup de choses ont été dites sur la qualité de la pelouse, le sélectionneur et les joueurs s’étant plaints de sa mauvaise qualité. On se rappelle qu’au mois de septembre passé, avant le match contre Djibouti, lorsque le sélectionneur national Djamel Belmadi était très remonté contre l'état déplorable de la pelouse du stade Mustapha-Tchaker de Blida allant jusqu’à dire : «Quand je vois ce qui se passe chez nous, j'ai envie de me faire délocaliser aussi !» Les propos de Belmadi ont poussé les pouvoirs publics à mettre les bouchées doubles et charger l’entreprise spécialisée ‘Natural Grass’ d’assurer les travaux de réaménagement de la pelouse du stade Chahid Mustapha-Tchaker. Le directeur de ‘Natural Grass’, dont l’entreprise est chargée de la réalisation des pelouses des terrains de football et d’athlétisme du complexe sportif d’Oran, s’est engagé à rendre la pelouse de Tchaker dans un excellent état. En tout cas, selon une source proche de la FAF, le stade sera prêt à 100 % dans 1 mois, c’est-à-dire au mois de février prochain. Ce qui va permettre à la pelouse  d’accueillir le RDV décisif du 29 mars  devant opposer les Verts aux Lions indomptables.

  1. H.

Cherrad : «Incha Allah le Cameroun ne gagnera pas la CAN !»

Abdelmalek Cherrad, l’ancien attaquant international algérien, est naturellement déçu de la sortie prématurée des Verts lors de la CAN 2021. Il souhaite désormais ardemment que le Cameroun ne finisse pas… champion. Il explique pourquoi.

 

Connaissant votre attachement pour l’Algérie, on présume que vous avez été très affecté par l’élimination des Verts dès le premier tour de la CAN 2021, n’est-ce pas ?

Oui et non parce que dans un sens, c’était un peu prévisible. Cette CAN est un peu bizarre. On est arrivés plein de confiance, mais quand j’ai vu l’état du terrain, la préparation un peu tronquée, mon expérience m’a dit qu’il y avait un truc assez négatif qui se passait. Je n’ai pas reconnu mon équipe nationale, mes joueurs, leurs valeurs techniques. Ils n’avaient pas de peps, pas de jus, pas de changement de rythme, pas de chance et pas d’efficacité, c’est compliqué dans ces conditions. Comme tous les Algériens, j’étais bien sûr déçu. On n’a marqué qu’un but, on en a encaissé quatre, c’est le football on va dire.

Joseph Antoine Bell, l’ancien gardien de but du Cameroun, affirme que l’Algérie n’est pas venue pour gagner, mais pour se plaindre, allant jusqu’à dire qu’on voyait trop de sorciers dans la forêt, qu’en pensez-vous ?

Après, c’est des Camerounais qui parlent, ils veulent défendre leur coupe. Wallah, je suis de tout cœur pour qu’ils ne la gagnent pas cette coupe d’Afrique ! Oui, tout le monde, mais pas eux incha Allah. On était l’équipe à battre, on a gagné la CAN en Egypte, on a fait rêver tout le monde, on a remporté la coupe arabe juste avant, c’est normal qu’on soit attendus. Les grandes nations comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun étaient contentes de nous voir sortir, ça leur fait un adversaire en moins pour arriver à leurs fins. Cela étant, on ne peut pas gagner tout le temps non plus. Et puis, il ne faut pas oublier toutes ces belles années que nous ont offerts les Verts.

3 années de bonheur pour tout résumer…

Voilà, il ne faut pas tout jeter non plus. Je pense que c’est juste une erreur de parcours. Aussi, les gens ne mesurent pas les conditions dans lesquelles on évolue en Afrique. Il y fait très chaud et très humide. Personnellement, j’ai senti que sur les côtés, on peinait. Atal Bensebaini, Mahrez, Belaili et Bounedjah n’avaient pas leur peps habituel. Pas d’accélération, ils étaient amorphes. En plus, l’état du terrain n’arrangeait pas les choses. Nous avons besoin d’une belle pelouse pour exprimer pleinement nos qualités techniques.

Algérie - Cameroun aux barrages du Mondial 2002, ce sera chaud…

Le match retour aura lieu chez nous, à Blida, c’est déjà un gros avantage. C’est un tirage compliqué, l’un des pires qu’on aurait pu avoir. Mais à ce stade, n’importe quelle équipe défendrait chèrement sa peau parce qu’il y a une place en Coupe du monde en jeu. J’espère qu’on évoluera dans des conditions normales, qu’il s’agisse de l’arbitrage, du terrain ou du fair-play, aussi bien au Cameroun qu’en Algérie.

L’Algérie a les moyens de battre le Cameroun, vous y croyez fermement ?

Oui, je pense que c’est juste un accident de parcours qu’on vient d’enregistrer. J’entends des fois des gens dire que nos joueurs étaient obnubilés par le Mondial, je ne suis pas d’accord. Quand ils ont entamé la préparation de la CAN, ils y sont allés avec l’idée de la gagner. On y est allés aussi confiants parce que ça faisait tant de matches qu’on n’avait pas perdu. On venait de gagner la coupe arabe, cela faisait de nous l’équipe à battre. Et on sera encore l’équipe à battre. C’est comme dans le championnat de France, ils veulent tous gagner contre le PSG. Moi, je crois fermement en la qualification au Mondial, c’est désormais notre principal objectif. On va voir comment va se terminer cette CAN pour être fixé.

Et comment la voyez-vous s’achever ?

Déjà, je souhaite le succès d’une nation arabe. La Tunisie a passé le cap du Nigeria, c’est bien, on va supporter les équipes maghrébines ; donc le Maroc aussi et même l’Egypte en dépit de leur historique sportif chargé avec nous. Ce sont des musulmans avant tout, j’espère que l’une de ces équipes se hissera en finale et redorera le blason des pays maghrébins. Cela étant, je ne m’empêcherai jamais de croire que si l’Algérie avait battu la Côte d’Ivoire, elle serait allée très loin dans ce tournoi.

  1. D.

Amara a rencontré Belmadi à Paris

Le président de la FAF a pris le vol Yaoundé-Paris samedi matin. Le lendemain, il a rencontré Djamel Belmadi dans la capitale française pour faire le point sur la CAN 2021, mais aussi préparer le rendez-vous crucial de mars prochain face au Cameroun. Cette rencontre a été aussi l’occasion pour les deux hommes d’évoquer des sujets que ni l’un ni l’autre ne voulaient aborder en pleine compétition. Des questions relatives à la préparation ratée à Doha, à la coupe arabe des nations, aux prérogatives de chacun en sélection, mais aussi à la relation entre le président de la FAF, le sélectionneur national et le manager général de l’EN. Personne ne peut présentement dire ou prédire ce qui s’est réellement dit entre les deux responsables, mais une chose est sûre, ce rendez-vous devait se tenir, au vu de tout ce qui se dit et s’écrit sur la nature de leurs rapports, et toutes les rumeurs qui ont circulé à ce sujet.

 

Réunion capitale hier à Sidi Moussa

A peine rentré de Paris, le président de la FAF a convié ses proches collaborateurs, le manager général de l’EN Amine Labdi, qui ne s’est pas présenté, le responsable de la communication Salah-Bey Aboud et quelques responsables qui étaient du voyage au Cameroun pour une réunion d’urgence. Selon nos sources, Amara a été dur lors du rendez-vous et a bombardé les présents de reproches en rapport avec l’organisation du stage à Doha mais surtout le séjour des Verts au Cameroun. Plusieurs décisions ont été prises lors de ce rendez-vous, mais pas un mot sur l’absence surprenante du premier responsable de la sélection Amine Labdi.  Le président de la FAF a instruit Imad Mohamedioua  de suivre le dossier du stade Tchaker et sa pelouse ainsi que la préparation du stage de mars prochain en prévision de la rencontre qualificative pour la Coupe du monde-2022 au Qatar face au Cameroun.

 

Labdi limogé, Mohamedioua assure l’intérim, Bouras pressenti

En pleine réunion, certains présents à la réunion ont commencé à recevoir des appels et des messages sur les rumeurs circulant sur le limogeage d’Amine Labdi. Le président de la FAF, interrogé à ce sujet, n’a rien voulu dire. Renseignement pris, le désormais ancien manager général de l’équipe nationale avait rencontré Amara en milieu de journée, soit avant la réunion et après plus d’une demi-heure de débats, il a remis sa démission au président et a quitté les lieux. Charaf-Eddine Amara aurait reproché plusieurs choses à l’ancien bras droit de Zetchi, entre autres ses prises de parole en dehors du cadre officiel, ses initiatives d’aller parler à la presse de sujet très sensibles en pleine compétition et d’autres choses qu’on évoquera dans nos prochaines éditions. Amine Labdi, de son côté, avait des choses à dire et à reprocher à son président. «Il a vidé le sac, il lui a dit les 4 vérités», nous confia un proche à lui. Par conséquent,  Amara  a confié ces tâches à son collaborateur Imad Mohamedioua. Des sources internes nous ont fait savoir qu’Aziz Bouras, actuellement entraîneur des gardiens de but de la sélection, serait en pole position pour occuper le poste. Très proche de Belmadi, l’ancien entraîneur des gardiens de but de Sochaux souffre d’une blessure au genou qui l’empêche de faire son travail correctement. Comme il est très important pour Belmadi de l’avoir à ses côtés, sa reconversion en manager semblait au président la chose la plus adéquate à faire surtout que le coach national ne devrait pas trouver d’inconvénient à ce que son ami soit promu. Par ailleurs, il est utile de préciser que Mohamed Benhamou, dans le cas où Bouras serait officialisé à la place de Labdi, sera à son tour promu entraîneur des gardiens de but en chef de la sélection.  Affaire à suivre.

 

Belmadi, 2 mois pour relancer la machine

Il aura tout le temps pour rectifier le tir

 

Belmadi,  2 mois pour relancer la machine

Alors que tout le peuple algérien était derrière les Verts à l’abordage de la CAN 2021, avec l’ambition de préserver leur titre de champion d’Afrique acquis trois ans auparavant en terres égyptiennes, les coéquipiers du capitaine Ryad Mahrez sont passés complètement à côté de leur sujet en réalisant un parcours quasi identique à celui de Ziguinchor en 1992, deux ans après le titre acquis à domicile. La déception est d’autant plus grande pour le peuple algérien après un parcours décevant sur toute la ligne et une équipe qui n’a jamais semblé jouer à son niveau de ces trois années de compétition sans défaite. Pour le sélectionneur national Djamel Belmadi, il sera question de travailler sur les défaillances qui ont mené l’équipe vers ce cuisant échec. Belmadi aura en tout et pour tout environ deux mois pour rectifier le tir et relancer la machine. Deux mois avant ce match barrage face à la sélection camerounaise qu’il va falloir coûte que coûte remporter pour laver l’affront de Douala.

 

Diagnostiquer le mal

Pour le sélectionneur national Djamel Belmadi, il y a lieu d’abord de tirer les leçons principales de cet échec et surtout diagnostiquer ce mal qui a fait que l’équipe a été incapable de marquer des buts face à des formations pourtant de moindre envergure. Un seul petit but inscrit par Sofiane Bendebka est la maigre moisson des Verts lors de cette CAN 2021. Pourtant, ce ne sont pas les occasions de but qui ont manqué devant les attaquants algériens. Il va falloir également tirer les enseignements du jeu bien frileux des Algériens, où l’équipe a eu souvent du mal à prendre la mesure de ses adversaires.

 

Revenir aux  fondamentaux

Ce qui a clairement fait la force des Algériens lors des trois dernières années d’invincibilité, c’est cette force du groupe, avec des joueurs qui donnaient à chaque fois tout sur le terrain pour mener l’équipe vers le haut. Cette qualité, on l’a clairement perdue lors de cette CAN camerounaise, où l’on a eu droit à un ensemble d’individualités de talent, mais sans véritable lien. Il est clair qu’il va falloir revenir aux fondamentaux lors du match barrage du mois de mars et cette double confrontation face aux Camerounais. Djamel Belmadi, qui connaît bien son équipe, sait ce qui a marché et ce qui n’a pas fonctionné lors de cette CAN. On peut lui faire confiance ; lui qui a toujours su tirer le meilleur de son équipe, il le fera tant bien que mal au mois de mars prochain, nous en sommes convaincus.

M. A.

Algérie - Cameroun, les coulisses pourraient jouer un rôle : Faudrait-il se méfier de Samuel Eto’o ?

Le tirage au sort, qui a désigné les Verts face aux Lions indomptables du Cameroun dans un match barrage explosif prévu en mars, a fait couler beaucoup d’encre. C’est sur fond de mini-crise entre les deux camps que cette partie s’est imposée, soit pour régler les petits conflits nés durant cette CAN, soit pour aggraver la situation. Mais d’ici à la désignation des terrains et le choix des dates des deux rencontres, les deux camps vont devoir attaquer le travail de coulisse, car il s’agit d’un tour décisif qui écartera l’un des deux teams du Mondial qatari ; d’où la prudence avec laquelle il faudra agir et très vite. Même si la concentration côté camerounais est pour le moment sur la CAN qui se poursuit, les Lions s’apprêtent à jouer dès ce soir leur 8e contre les Comores, il n’en demeure pas moins que la Fecafoot commencera dès à présent à préparer le fameux match de mars. Eto’o, qui vient tout juste d’être installé président de la Fédé’ locale, entamera une nouvelle mission. Il faut dire que ses débuts étaient réussis avec son bras de fer engagé contre la FIFA et la CAF et tous ceux qui ont voulu retarder la CAN de son pays. Il a gagné le pari et arraché le droit de tenir cette CAN malgré les carences, prouvant à son président et à son peuple qu’il a de quoi défendre les intérêts de son pays devant les instances mondiales.

 

Bras de fer compromettant

Mais tout n’a pas été rose pour Eto’o dans cette folle course contre la montre, qui lui a permis d’arracher le OK des dirigeants du football. Au terme d’une série de réunions et d’un bras de fer avec la FIFA et son bureau, le comité exécutif de la CAF a refusé le report de la CAN et a mis la FIFA devant le fait accompli.

Des informations vérifiées ont même fuité : les 3 représentants africains au niveau du bureau de la FIFA, à savoir l’Egyptien Abourida, le Marocain Lekjaâ et le Burkinabé Sangaré ont voté contre le maintien de la CAN. Un trio traité par Eto’o de traîtres. Samuel, très dur dans ses propos à Canal+ sport avant cette CAN, a pointé du doigts le Bureau exécutif de l’instance mondial et même Infantino. Certes, il dit avoir de bons rapports avec le président de la FIFA, avec qui il affirmait «discuter », mais il est clair que ce dernier n’a pas du tout apprécié les manœuvres de l’ancien attaquant du Barça dans les coulisses. Il a monté la CAF et son Comex contre la FIFA, ce qui a plombé l’ambiance entre les deux camps.

 

Peuple hostile

L’absence d’Infantino lors de cette CAN et son passage de quelques heures pour assister à la cérémonie d’ouverture le 9 janvier dernier confirment ce malaise. D’ailleurs, l’Italo-Suisse a été copieusement hué et sifflé lors de cette cérémonie en présence du président du chef d’Etat Camerounais Paul Biya.Un comportement resté en travers de la gorge du patron du football mondial et n’arrange pas les relations entre les deux hommes. Samedi déjà, lors du tirage effectué à Douala, Infantino s’est contenté d’une vidéo enregistrée et diffusée avant le tirage de la compétition-phare de la FIFA. Il n’a pas jugé utile de se déplacer au Cameroun, alors que d’habitude, il est toujours présent à chacune des cérémonies du football africain. Un tas de preuves que le courant ne passe pas entre Samuel Eto’o Fils et les dirigeants du football mondial. Cela met déjà le Cameroun en difficulté avant de rencontrer l’EN en mars dans une compétition gérée par la FIFA.

 

Arbitrage

Infantino, Abourida, Sangaré et Lekjaâ ne portent pas Eto’o dans leur cœur, ni même le Cameroun. Ce constat risque de peser lourd dans la balance ou au moins priver l’ancien Catalan de bouger en toute liberté, comme il a pu le faire à l’échelle africaine. Dès mars, la compétition change et la FIFA reprendra le contrôle des choses. C’est là qu’Eto’o va devoir faire face aux difficultés. Déjà, les médias camerounais ont bien remarqué comment le chef d’Etat Biya l’a mis à l’écart lors de la cérémonie d’ouverture. Le premier homme au Cameroun ne voulait pas d’Eto’o de peur qu’il lui fasse de l’ombre. Cette éclipse de Samuel risque de se prolonger et de se répandre jusqu’à toucher la liberté de l’ex-Lion indomptable. Un marquage qu’Eto’o peut toutefois contourner, en bon attaquant qu’il était. Il faudra rester donc vigilant, car vu tous les obstacles auxquels il va faire face, il pourrait se rabattre sur le système D. Par exemple sur un arbitrage africain pas très clean. De l’avis même du président Motsepe, qui en faisait le constat après son installation, la compétition mondiale dans son dernier tour en mars sera dirigée par des referees africains. Pas la peine de rappeler les péripéties de ces derniers avec l’EN, comme ne cesse de le rappeler Belmadi, d’où la nécessité de rester vigilant. La FAF, à laquelle on a souvent reproché son absence à ce stade des coulisses depuis 2017, se doit de se préparer à contrer un éventuel plan diabolique. L’EN, qui fait face à un sérieux problème de confiance, doit être rassurée afin de se concentrer sur le rectangle vert et répondre au Cameroun et aux Camerounais sur le terrain.

  1. M. A.

Benrahma, l'énième occasion manquée

L’équipe nationale n’a pas été bonne durant la dernière CAN, personne ne peut dire le contraire. Les joueurs n’étant pas concentrés, le résultat était visible sur le terrain.

Ce qui a intrigué le plus, c’est le nombre d’occasions de but manquées par l’attaque de l’EN. Une inefficacité qui a poussé Belmadi à opérer des changements offensifs à chaque rencontre. Le coach national a utilisé deux schémas et des joueurs à de nombreux postes. On parle notamment de Feghouli, qui a joué en milieu droit, puis en 2e attaquant axial contre la Guinée équatoriale, avant de se retrouver sur la touche, cédant sa place à Benrahma. La surprise était de taille la veille du match face aux Eléphants lorsque le coach a décidé de compter sur lui, car selon des échos, Belmadi, jusqu’à cette dernière séance à l’annexe de Japoma avait choisi de titulariser Brahimi sur le flanc gauche, pour permettre à Belaili de jouer là où il voulait, à savoir derrière Bounedjah. Belmadi a voulu tenter un coup de maître en misant sur son Hammer, malgré les stats peu reluisantes de ce dernier en sélection depuis sa toute première apparition sous le maillot des Verts en 2015 sous les ordres de Gourcuff. Belmadi a tenté le tout pour le tout en espérant avoir raison, mais encore une fois, ça n’a pas marché.

 

Une mi-temps décevante

Benrahma a donc eu sa chance. Titulaire dans ce match où l’EN n’avait pas d’autres choix que de gagner, il est complètement passé à côté. Aligné sur le côté gauche, dans sa position préférée, il n’a pas été bon. D’ailleurs, Belmadi n’a pas tardé à le faire sortir. Il a joué une toute petite mi-temps sans montrer quoi que ce soit. Un triste constat pour un joueur pourtant très doué, qui s’est vite adapté au jeu anglais et à son engagement physique légendaire, mais qui a eu du mal à s’imposer ailleurs, en sélection, que ce soit sur de belles pelouses ou même des pelouses comme celle de Japoma, où la circulation du ballon n’était pas bonne. Benrahma, qui a débuté cette CAN dans son statut habituel de doublure, s’est retrouvé dans une situation plus compliquée après le retour de Brahimi chez les A. Les deux jouent sur le même côté au même titre que Belaili, avec des options en plus pour l’Oranais et le joueur d’Arrayane, capables d’évoluer en position axiale.

Cette situation n’est pas pour aider Benrahma à l’avenir, d’autant plus qu’il a manqué la énième occasion accordée par Belmadi pour se racheter. Comme l’EN n’a pas donné satisfaction à la CAN et que le changement est désormais inévitable, le joueur de West Ham pourrait faire partie des éléments à écarter dès le rendez-vous de mars. Cela reste lié à plusieurs paramètres. A l’image de la situation professionnelle de Belaili, l’enfant d’Oran n’a pas encore trouvé de club. Il est certain que son maintien dans le groupe est tributaire de cette condition sine qua non.

Benrahma à la CAN, c’est 7 minutes contre la Sierra Leone, 0 minute contre la Guinée équatoriale et 45 minutes face à la Côte d’Ivoire. Des stats pas très convaincantes. Pourtant avant d’avoir sa chance contre les Eléphants, un de nos confrères anglais, qui connaît bien l’attaquant des Hammers, nous a demandé pourquoi Belmadi ne le faisait pas jouer d’entrée. La réponse ne s’est pas fait attendre. Mais hélas, le joueur a déçu ; il se met dans de beaux draps et pourrait être l’un des éléments à sacrifier dès le mois de mars décisif.

  1. M. A.

La gestion du vestiaire, le bon côté d’une élimination

L’élimination précoce de la CAN 2021 et la perte officielle du trophée, après un séjour de 3 ans en Algérie, continuent de faire parler.

Si au Cameroun, la rue semble plutôt rassurée après cette élimination, puisqu’elle ouvrira la voie aux Lions indomptables vers le titre, en revanche, côté algérien, on se concentre déjà sur le constat et le diagnostic qui doit être fait par Belmadi pour mettre la main sur le mal et relancer la machine dans le bon sens dès le mois de mars.

Hier donc, l’Algérie a découvert son prochain adversaire dans les barrages. En fonction de cela, le staff doit réagir, car c’est maintenant que commencera le travail de reconstruction et de préparation du Mondial.

Le groupe n’a pas bien réagi durant cette CAN et les choses n’étaient pas une sinécure pour le staff, qui avait à gérer des situations extrêmes, avec la Covid qui a perturbé leur travail, mais aussi l’ambiance au sein du groupe de 28 joueurs. Un nombre impressionnant qu’il fallait gérer et tenter de faire jouer ; ce qui a rendu la mission encore plus compliquée pour le coach.

Dès mars prochain, un vent de renouveau devrait souffler sur la sélection. Il n’aura pas un effet radical, selon Belmadi qui va opérer des changements, mais sans toucher le noyau de son équipe, la stabilité sera préservée malgré les mauvais résultats. Un énième rappel à l’ordre s’impose, car au sein du groupe, les choses ne vont sans doute pas bien après une telle débâcle. Le coach national n’a pas eu le temps d’en parler avec ses joueurs, trop pressés de rejoindre leurs clubs respectifs le soir même de l’élimination précoce. Mais une revue d’effectif s’impose et cela risque de révolutionner le vestiaire.

 

La croisée des chemins

Du côté du staff de Belmadi, on semble plutôt optimiste quant à l’avenir. Certes, les quelques semaines qui nous séparent des barrages ne vont pas être suffisantes pour soigner les plaies, mais on compte sur la compréhension et l’aide du vestiaire pour rétablir le calme et reprendre la bonne marche. L’optimisme affiché est expliqué par la nature des résultats, selon le manager de la sélection : «Il est plus difficile de gérer un vestiaire après un succès qu’après un tel échec.» En résumé, la rentrée des  classes en mars ne devrait pas constituer un souci pour Belmadi, qui, en plus, se fera un plaisir d’ici là d’écarter ceux qui auront été de trop dans son équipe durant le dernier tournoi, ou même avant. Des échos en provenance de Doha ont fait état de quelques mécontents qui n’auraient pas digéré leur mise à l’écart du onze titulaire. La roue a vite tourné, puisqu’ils ont fini par rejouer, d’autres ont quitté en pleine compétition ce onze-type. Eux aussi, ils n’ont pas digéré cette mise à l’écart. En résumé, la gestion du groupe et du vestiaire sera un élément déterminant pour la reprise de la bonne marche. Cela se fera dès les barrages décisifs. Une date où la sélection sera à la croisée des chemins. Du moment que l’avenir de Belmadi est désormais engagé, le coach a signé un contrat d’objectifs et travaille depuis le départ pour atteindre ce Mondial. Les clés de la réussite sont encore entre ses mains, et cela passe par une bonne gestion du vestiaire, le nettoyage annoncé tiendra compte de ce paramètre.

  1. M. A.       

Belaïli : du nouveau cette semaine

Depuis quelques semaines déjà que son nom alimente les gazettes des transferts, Youcef Belaïli devrait finaliser avec un club au plus tard d’ici la fin de cette semaine, a-t-on appris hier. D’ailleurs, Djamel Belmadi a laissé entendre ce vendredi que son meilleur atout offensif ne saurait tarder à signer dans un nouveau club, toutefois pour le moment le nom du futur club de l’attaquant vedette de l’E.N n’a pas été dévoilé, bien que les rumeurs disent que l’Olympique de Marseille serait revenu à la charge en fin de semaine dernière, le clan Belaïli a décidé de ne pas ébruiter cette fois les contacts avec le club même si on sait en revanche que les discussions, nous souffle un proche du dossier, avancent bien et qu’on n’est pas loin d’un accord entre les deux parties.

 

Il refuse Bordeaux

Youcef Belaïli qui est rentré ce vendredi à Oran pour se ressourcer auprès de sa famille garde une oreille attentive sur tout ce qui touche son futur avenir, les dernières heures un autre club français s’est manifesté pour le recruter cet hiver, d’après notre source il s’agit des Girondins de Bordeaux mais comme l’ASS Saint- Etienne qui est virtuellement relégable, les Girondins de Bordeaux sont également placés à la même enseigne, pas chaud pour rejoindre un club qui est au fond de l’abîme, Belaïli a décliné la proposition des Bordelais qui le veulent pour pallier le départ de l’international algérien Mehdi Zerkane qui a été mis par Bordeaux dans la liste de libérés cet hiver.

M.S

Barrage qualificatif à la Coupe du monde : Il faudra dompter les Lions

Barrage qualificatif à la Coupe du monde

Ça sera Cameroun - Algérie

Il faudra dompter les Lions

Après la triste CAN et la sortie prématurée de la compétition africaine dès le premier tour, une consolation de taille est venue s’offrir aux Verts.

Le tirage au sort du tour préliminaire de la Coupe du monde a eu lieu hier à 16h au Krystal Palace d’Akwa à Douala. Dans une salle réservée uniquement aux gens de la CAF, de la FIFA et aux représentants des 10 pays qualifiés, ainsi que quelques légendes comme Diouf, Bell ou encore Adebayor, l’Algérie, représentée par son président de la Fédération Charaf-Eddine Amara a tiré le gros lot : l’EN devra passer sur le cadavre des Lion camerounais si elle veut aller à Doha prendre part à la Coupe du monde. Il faut dire que ce tirage était attendu. Dans une salle de médias bondée de journalistes, Camerounais et Algériens entre autres, le match a commencé bien avant le tirage. Il y avait, en effet, ce sentiment des retrouvailles bien avant que les deux boules ne soient tirées. Le suspense n’a pas été grand puisque après le très alléchant Egypte-Sénégal, tiré en premier lieu, la boule camerounaise a tiré celle des Verts. Le retour de l’EN au Cameroun est pour très bientôt.

Opération rachat

Aussitôt après le tirage, les avis ont commencé à diverger. Les confrères algériens affichent un pessimisme inquiétant, reflétant la perte de confiance totale en ce groupe détenteur pourtant d’un record africain d’invincibilité. Côté camerounais, on reste dubitatif. On sent le sort qui commence à s’acharner avec effet immédiat. Il faut dire que les journalistes camerounais étaient aux anges après l’élimination de l’EN ; ils venaient de se débarrasser du champion et du pays où Ebossé a perdu la vie. Il ne s’agit plus d’un tabou, ici à Douala notamment, qui dit Algérie dit mort d’Ebossé. Au moment où l’on se félicitait pour la sortie prématurée de l’EN, voilà l’occasion en or qui s’offre pour répondre sur le terrain, car la peur des Camerounais de ce match est relative au match retour du 29 mars attendu à Blida. Il faut dire que le fait de terminer l’année 2021 dans le Top 5 africain a donné cette faveur aux Verts. Jouer chez soi, un grand avantage qui terrorise déjà les ‘’Camers’’, mais l’on se permet de taquiner en menaçant de recourir à l’arme redoutable, à savoir Vincent Aboubakar qui a détruit les défenses de cette CAN avec 5 buts. Ce sera le joueur à surveiller en mars, que ce soit à l’aller ou au retour.

Laver l’affront doublement

L’Algérie n’a pas été bonne à la CAN, voilà l’occasion ou jamais de se racheter et de laver l’affront. Belmadi aurait pu croiser cette équipe durant la CAN, mais le sort a voulu que ça se passera lors de la compétition mondiale en mars prochain. Mahrez, Benlamri et autres Belaili savent qu’ils n’auront aucune excuse à donner dans un match qui se jouera sur deux étapes, en aller et retour. Mais comme l’a si bien dit le président de la FAF Charaf-Eddine Amara, c’est au Cameroun qu’il faudra avoir cette qualif, et ne pas attendre le retour, même si la carte de Blida aura largement son poids. Une opération délicate face à une bête noire que l’Algérie n’a jamais pu battre en match officiel. Ce sera peut-être l’occasion en or de laver l’affront doublement. Battre le Cameroun semble plus que vital, Mbolhi et ses coéquipiers savent ce qu’il leur reste à faire.

  1. M. A.

EN: La tête déjà tournée vers le Mondial

Aussitôt l’élimination consommée, les joueurs de l’EN sont rentrés à l’hôtel Onomo. La plupart d’entre eux ont eu juste le temps de récupérer leurs bagages, direction l’aéroport de Douala pour embarquer à destination de Paris et retrouver leur vie quotidienne en club. Néanmoins, si l’on se réfère à leurs déclarations au Cameroun, ils sont tous concentrés sur leur autre objectif en cette année 2022 qui est la qualification au Mondial du Qatar. Que ce soit Mahrez, Belaili ou  Djamel Belmadi, ils savent très bien que le peuple algérien ne peut tolérer un nouvel échec, d’autant que l’Algérie était absente au Mondial russe en 2018. Ils promettent de passer les barrages et cet ultime tour qualificatif au Mondial. « Dès demain, je vais me mettre au travail pour bien préparer ces barrages », a assuré hier Djamel Belmadi avant le retour à Alger. Lui et les joueurs n’ont qu’une envie, chasser ce mauvais souvenir (élimination à la CAN) et renouer avec les belles victoires. Comme les barrages se profilent à l’horizon, relever ce défi est presque une obsession pour notre sélection nationale qui connaîtra son futur adversaire ce samedi après-midi.

 

Labdi : « Les joueurs sont obsédés par la qualif à la Coupe du monde »

 

Pour justifier le cuisant échec de l’équipe nationale, on peut sortir une tonne de raisons : la pelouse, le climat, l’arrivée tardive du capitaine Mahrez au stage de Doha ou tant d’autres raisons. Mais pour le manager de l’EN Amine Labdi, si les Verts ont échoué au Cameroun, ce n’est pas la faute des joueurs et du staff technique. « Je vis au quotidien avec l’équipe, j’ai remarqué qu’une bonne partie des joueurs s’étaient projetés sur la qualification en Coupe du monde du Qatar ; involontairement, ils n’étaient pas concentrés à fond sur la CAN. Je le répète, ils désiraient remporter une deuxième fois successive la CAN, mais ils sont tellement obsédés par l’bjectif de se qualifier au Mondial qu’ils ne pensaient pas beaucoup à la CAN. » Tel est l’argument sorti par le manager de l’EN pour expliquer la désastreuse campagne de la CAN 2021, lors de sa discussion avec les envoyés spéciaux des médias hier en fin de matinée devant l’entrée de l’aérogare de Douala, quelques instants avant que les membres restés après le match au Cameroun n’embarquent sur le vol spécial à destination d’Alger.

 

Tirage au sort des barrages de la CDM aujourd’hui : Et on replonge dans la grande aventure !

Tirage au sort des barrages de la Coupe du monde aujourd’hui à 16h à Douala

Et on replonge dans la grande aventure !

Après le tirage au sort du tour préliminaire de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, effectué hier, c’est au tour du tirage très attendu du tour des barrages qualificatifs à la Coupe du monde prévu en mars d’avoir lieu ici à Douala.

C’est à 16h que Motsepe, Amara et les représentants des 9 autres nations concernées par ce prochain tour se retrouveront à l’hôtel Krystal Palace de Douala pour cette cérémonie très attendue, celle qui sonnera la rentrée des classes des Verts après cette décevante CAN.

L’Algérie y sera représentée par le président de la fédération Charaf- Eddine Amara, qui connaîtra au même titre que tous les Algériens le nom du pays que les Verts vont affronter lors de cette nouvelle épreuve.

Rappelons que l’Algérie est versée dans le niveau 1, en compagnie du Sénégal, la Tunisie, le Maroc et le Nigeria alors que l’autre pot, d’où sera tiré le prochain sparring-partner de l’EN sera composé de l’Egypte, du Cameroun, du Ghana, du Mali et de la Côte d’Ivoire, un remake du match de jeudi passé entre les Verts et la Côte d’Ivoire est très possible, pas sûr que Belmadi veuille les éviter, lui qui ne digère certainement pas cette défaite amère essuyée jeudi et qui a officialisé la sortie de son équipe du tournoi africain.

S.M.A

On n’a pas vu le danger venir

L’élimination précoce de l’EN de la CAN a été ressentie comme un séisme en Algérie, tellement l’espoir de voir les Verts soulever une deuxième fois de suite le trophée africain était grand. Présentée grand favori avant le début du tournoi, l’Algérie a, malheureusement, totalement raté sa CAN. Pis encore, elle s’est fait battre par la modeste sélection de la Guinée équatoriale. Pourtant, des signes précurseurs indiquaient que l’EN n’aura pas la même réussite qu’en Egypte.

 

Dans un pays qui ne vibre que pour sa sélection et son entraîneur Djamel Belmadi, il était difficile de remettre en cause ou critiquer les performances antécédentes de l’EN. Pourtant, celle-ci a montré des signes inquiétants dans certains matches en 2021, à commencer par le match amical contre le Mali à Blida en juin dernier. L’EN avait connu toutes les peines du monde pour se défaire des coriaces Maliens (1/0). Ce soir-là, on a eu des doutes sur la capacité des coéquipiers de Slimani à résister aux équipes costaudes. Cependant, quelques jours après, elle est allée battre avec l’art et la manière la Tunisie chez elle (0/2).

 

Le Mali et le Burkina Faso

Une victoire trompeuse car quelques semaines après en affrontant le Burkina Faso à Marrakech, les Verts ont montré des défaillances criantes dans leur jeu, notamment en 2e période dominée par les Etalons. «Je reconnais que, physiquement, nos joueurs n’ont pas été la hauteur en 2e mi-temps », reconnaissait-on  après la rencontre aller des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 disputée sur un terrain neutre pourtant (1/1). Avant ce match à Marrakech, l’EN passait tel un rouleau compresseur sur tous ses adversaires, bien que certaines voix aient prétendu que ce n’était qu’un accident de parcours où d’autres se focaliseront sur le penalty non sifflé en faveur de Mahrez. Mais force est de reconnaître que ce match avait mis à nu des défauts qui n’étaient pas assez apparents. Les victoires fleuves aux dépens de Djibouti et du Niger en aller au retour camoufleront ces défauts jusqu’à ce 16 novembre, date du match retour à Blida contre le Burkina Faso. Un rendez-vous décisif pour se qualifier aux barrages de la Coupe du monde (dernier tour qualificatif). Jouée sous la grisaille et des pluies diluviennes, cette rencontre a été durant ses 90 minutes vécue sur les nerfs par les Algériens jusqu’au coup de sifflet final de la délivrance de l’arbitre du match. A un cheveu, le rêve de se qualifier au Mondial allait s’envoler devant une sélection burkinabé privée de 5 joueurs titulaires (2/2). L’EN venait de réaliser sa pire prestation depuis que Djamel Belmadi est son entraîneur. La qualification aux barrages a fait qu’en Algérie, on ne s’est pas trop attardé sur la piètre prestation des Verts. Une prestation annonciatrice de lendemains pas joyeux. La Coupe arabe des nations remportée par une sélection A’, qui renfermait une partie de l’ossature de l’équipe de Belmadi, a quelque peu rassuré les inconditionnels de l’EN. Toutefois, cette consécration au Qatar ne dissipera pas les doutes des observateurs les plus avertis. Finalement, leurs appréhensions seront confirmées avec ce désastreux parcours réalisé au Cameroun, avec seulement 1 petit point récolté en 3 matches. Une défaite historique concédée à la Guinée équatoriale (1/0) et une déroute devant des Ivoiriens euphoriques qui profiteront de la mauvaise passe de l’EN pour prendre une douce revanche (3-1) sur un adversaire qui les a éliminés en 1/4 de finale à la CAN 2019. Une élimination que les Éléphants n’ont jamais digérée.

Comme à Ziguinchor, on n’a pas conservé le trône africain

Dans l’histoire de l’équipe nationale, elle a défendu à deux reprises son trône africain. Comme par hasard à deux fois, elle quitta le tournoi prématurément la compétition. Encore le hasard aura voulu que la Côte d’Ivoire soit le bourreau de l’EN. A Ziguinchor (Sénégal), les capés du défunt Abdelhamid Kermali se sont fait balader dès le premier match dans un groupe à 3 équipes par des Ivoiriens (3/0). Ayant fait partie de l’effectif sacré champion d’Afrique en 1990, Si Tahar Chérif El Ouazzani ne pensait pas que ses successeurs allaient boire le calice jusqu’à la lie. « Cette équipe entraînée par Djamel Belmadi est solide, elle a donc toutes les chances de conserver son trophée africain au Cameroun », prévoyait, avant le début de la CAN 2021, l’ancien porteur d’eau de l’EN. Comment ne pas se tromper de pronostics quand on se rend compte de l’incroyable série d’invincibilité qui était toujours en cours avant que les Verts ne débarquent à Douala. Hélas, les Equato-Guinéens sont parvenus à réaliser le grand exploit d’arrêter cette série et précipiter une élimination dès le 1er tour de la CAN des Verts. Gageons que cette dernière relèvera la tête rapidement d’autant que les barrages pour la qualification à la Coupe du monde 2022 sont pour bientôt (mois de mars). Ce samedi, on connaîtra le nom de notre adversaire pour ces barrages.

  1. S.

Algérie 1-3 Côte d'Ivoire : L'Algérie quitte la CAN

Meilleur attaque des éliminatoires avec 25 buts, l’Algérie quitte la CAN en inscrivant un seul but et récoltant qu’un point avec deux défaites et un nul dans la phase de groupes. Un scénario auquel personne ne s’attendait avec une élimination prématurée pour le champion en titre qui sort de la compétition dans laquelle il était pourtant l’un des grands favoris.

Comme pour ses deux premiers matches et malgré les changements opérés cette fois, l’EN qui était méconnaissable dans cette CAN, n’a rien proposé sur le plan du jeu sur une pelouse qui ne le permettait pas en même temps. Dos au mur et dans l’obligation de gagner ce match face à la Côte d’Ivoire, la sélection algérienne, n’a rien proposé et montré pour prétendre à la victoire. Face à une très bonne équipe de la Côte d’Ivoire bien organisée et qui n’a laissé aucun espace à l’Algérie, cette dernière à une nouvelle fois été statique avec peu de combinaisons et encore moins de soutiens. Dès le début de la rencontre, les Éléphants ont voulus s’affirmer et mettre en doute le champion en titre. N’hésitant pas à faire preuve d’une certaine agressivité, ils avaient d’ailleurs écopés de deux cartons dès la 12’, mais cela ne les aura pas empêchés de continuer à presser et obliger les Verts à défendre dans une rencontre où ils devaient jouer la carte de l’offensive. Avec des lignes très éloignées et jouant de longues passes en avant, ce n’était pas de cette manière que l’Algérie allait imposer son rythme puisque face aux longilignes ivoiriens, ce n’était pas évident aux Mahrez, Belaïli et autre Benrahma de faire la différence. Dominés dans les aires comme dans les duels au sol, les hommes de Belmadi se feront surprendre à la 22’ par Kessie le coéquipier de Bennacer à Milan qui avait juste avant cette première réalisation trouvé le poteau du gardien ivoirien. Manquant parfois de chance, l’EN qui espérait revenir dans le match sera fera surprendre une seconde fois à la 39’ sur une balle arrêtée jouée rapidement sur laquelle Sangare qui avait été lâché par Zerrouki parvient à mettre la balle du 2 à 0. Reprenant le contrôle du ballon pendant que la Côte d’Ivoire voulait terminer la première période sur ce score, les tentatives de Mahrez, Benrahma trouveront une défense qui ne laissait rien passer pour rentrer aux vestiaires sur un retard de deux buts qui allaient être difficiles à remonter eu deuxième période. Au retour des vestiaires, Belmadi décide de faire rentrer Slimani à la place de Benrahma pour jouer avec deux attaquants. Cela fera du bien surtout lorsque l’attaquant lyonnais décrochait pour offrir des solutions et combler le vide qu’il y avait entre les lignes. Mais cela ne suffira pas puisque ce sont une nouvelle fois les Éléphants qui allaient se montrer le plus dangereux et avoir des occasions de corser l’addition. Après deux tentatives, Nicolas Pepe aggrave la marque à la 54’ pour enfoncer d’avantage les Verts. A 3 à 0, l’EN n’avait pas le droit de baisser les bras malgré la solidité de l’adversaire et aurait pu faire revenir dans le match si Mahrez n’avait pas trouvé le poteau à la 60’ sur le penalty obtenu par Belaïli. Une occasion ratée qui allait affecter le capitaine qui était presque invisible durant toute cette CAN et qui n’arrivait pas à trouver les solutions. Après plusieurs changements la sélection algérienne avait un peu plus la maitrise du ballon, ce qui est normal dans une rencontre dans laquelle l’adversaire n’avait plus qu’à procéder par des contres avec un tel score. Il aura fallu attendre la 73’ pour voir une des occasions de l’Algérie se concrétiser avec une tête de Bendebka qui aura au moins permis à l’EN de sauver son honneur dans cette CAN. Un but qui redonnera espoir, mais qui finalement ne changera rien à l’issue de la rencontre. Pourtant meilleure attaque des éliminatoires de la CAN, l’équipe d’Algérie semble bien avoir grand besoin de se renouveler. La ligne d’attaque avec ses grands noms n’a marqué qu’un but en trois rencontres, la défense est devenue un compartiment faible, ce qui fait que le jeu devient statique, avec très peu de mouvements et de combinaisons ce qui ne peut que profiter aux adversaires, ce qu’on a vu durant les trois matches de phases de groupes. A présent c’est l’heure du bilan, beaucoup de joueurs ont déçus et n’ont pas eus le rendement espéré. Chaque cycle a une fin, il faut tirer les enseignements opérer des changements et se focaliser sur la Coupe du Monde désormais. 

Algérie - Côte d'Ivoire à 17h00 : Une finale à gagner

Une finale à gagner

Jour de finale,oui, le match Algérie -Côte d’Ivoire de ce soir en est une. On n’est pas le 6 février, on en est même loin, mais vu les noms des deux équipes, l’enjeu est de taille. Tout ce qui peut arriver en cas de défaite de l’EN ce soir, cette partie entre l’Algérie et la Côte d’Ivoire s’annonce comme la finale de la CAN.
Comme on le sait, une finale ne se joue pas, ça se gagne. C’est avec cet esprit de gagneur que l’EN abordera ce match important. Les Verts auraient aimé le jouer avec un peu plus de sérénité en étant déjà qualifiés pour aussi éviter la déconvenue ou l’humiliation de quitter le tournoi africain dès le premier tour. Mais la malchance en a voulu autrement.

Les Verts n’ont pas réussi à scorer, à traduire en buts les nombreuses occasions qu’ils se sont créées. L’objectif est donc clair, il faut marquer. Si l’EN arrive à en mettre la première, elle débloquera la situation et les choses vont avancer dans le bon sens.

 

On oublie le record et on recommence

Mahrez et consorts semblent conscients de la tâche qui les attend. Les propos du capitaine en disent long sur l’état d’esprit du groupe ; idem lorsque l’on voit l’ambiance lors de la séance d’entraînement d’hier. Les joueurs semblent s’être débarrassés de la déception suite à la défaite après un joli record de 35 matches sans défaite. D’ailleurs, certains pensent que la fin de cette série peut être l’élément déclencheur pour le groupe. Il faut dire que la pression se faisait sentir de plus en plus ces derniers temps autour de ce chiffre au point de causer un blocage. L’équipe semble avoir oublié et Belmadi semble avoir trouvé les mots qu’il faut pour remobiliser ses joueurs. Le fait de les réunir hier à l’entraînement et de s’adresser à eux en haussant le ton est la preuve tangible que tout le monde a envie de se rattraper.

 

A l’attaque !

Les propos du coach n’ont jamais été plus clairs. Il n’en veut pas à toute son équipe, mais pointe quand même du doigt l’inefficacité. Une pression qu’il voudrait mettre sur ses attaquants, accusés d’avoir été un peu trop laxistes, nonchalants, pas très appliqués devant les buts. Mahrez, Bounedjah, Belaili et même Atal, le défenseur-attaquant de l’EN, ont longuement discuté hier avant le début de l’entraînement avec le coach. Belmadi veut s’assurer que le blocage n’est pas psychologique, les changements opérés et surtout le repositionnement de quelques joueurs devraient apporter le plus escompté. L’EN doit attaquer et doit fournir cette fois, une meilleure première mi-temps que celle des deux matches, car dans des conditions défavorables, que ce soit celles du climat ou surtout le terrain, plus le temps passe, plus elle risque d’y laisser des plumes. C’est pourquoi il faudra s’attendre à un début de match en trombe ; un match où le jeu ne risque pas d’être fort. Une rencontre similaire à la finale de la dernière CAN, où il faut marquer et gérer, telle est la logique du football en Afrique avec les conditions de jeu que l’on connaît. La Côte d’Ivoire nous a porté chance à Suez, il y a 3 ans, pourquoi pas cette fois-ci aussi !  Restons optimistes !

  1. M. A.

 

Le coach aux joueurs : ‘’ Je ne veux pas que ce soit la dernière séance au Cameroun’’

Dans son discours avant le début de l’entraînement

Le coach aux joueurs : ‘’ Je ne veux pas que ce soit la dernière séance au Cameroun’’

Avant de commencer l’entraînement hier, Djamel Belmadi a réuni ses joueurs dans la moitié du terrain pour les motiver. ‘’Je ne veux pas qu’aujourd’hui ce soit notre dernier entraînement ici au Cameroun.’’ Une façon de les prévenir à tout faire pour éviter l’élimination dès le premier tour, un message qui a été parfaitement bien saisi par les joueurs.

 

Interdiction de voir la pelouse

On le sait depuis dimanche et les deux matches joués ce jour- là, la pelouse du stade Japoma s’est dégradée considérablement au point que, critiqué sévèrement dans la presse pour la mauvaise qualité de cette pelouse, les responsables du stade ont décidé d’entamer des travaux de réfection depuis lundi afin de rendre cette pelouse plus ou moins praticable, d’ailleurs le gouverneur de la ville de Douala s’est même rendu sur place mardi pour inspecter les travaux de réfection. Ce mercredi en marge de la conférence de presse animée par Belmadi et son capitaine Mahrez, les journalistes ont tenté d’accéder au terrain principal afin de constater si réellement l’état de la pelouse a évolué, hélas on leur a signifié qu’ils étaient formellement interdits d’aller voir la pelouse. Pour les Camerounais, dénoncer l’état de la pelouse, c’est faire véhiculer une mauvaise image de leur pays, raison pour laquelle ils refusent ces critiques !

 

Le thermomètre se stabilise à 32°

Quand on joue en Afrique, on a toujours cette appréhension de jouer sous une forte canicule, pour le climat qui sévit à Douala, il ne fait pas aussi chaud depuis le début de semaine, la température à l’heure du match (17H00) s’est stabilisée à 32° de quoi rassurer notre sélection nationale malgré que nos joueurs qui se sont adaptés à ces conditions climatiques en Afrique ne se sont plaints de ce facteur qu’après le premier match, il est vrai joué à 14H00.

 

Belaïli a peur du challenge stéphanois…

Rebondissement dans les discussions qui ont repris lundi entre Youcef Belaïli qui est représenté par son père et l’agent mandaté par l’ASS Saint-Etienne, effet elles ont achoppé non pas à cause du volet financier mais d’après le père du joueur, celui-ci a peur de s’engager avec une équipe qui  a pratiquement un pied et deux orteils en L2, il faut dire que papa Belaïli a tout essayé pour le convaincre de signer dans le club français mais buta sur le niet catégorique d’Youcef.

… Rester dans le Golfe

Faute d’offres concrètes en Europe, Belaïli n’avait réellement que la seule opportunité de rejoindre Saint-Etienne, tandis qu’un proche de l’Olympique de Marseille a appelé son père ce mardi pour lui demander de temporiser le temps que les choses se clarifient du côté de l’OM, tout converge vers un transfert dans une équipe du Golfe, soit à Al Jazira (Emirats Arabes Unis) esoit au club saoudien Al Hilal qui l’a approché par le biais d’un agent ces dernières heures, i faut préciser que ce soit Al Jazira ou Al Hilal, les deux équipes vont participer à la Coupe du monde des clubs qui se déroulera du 3 au 12 février, si Belaïlil signe dans l’un des deux clubs, il ne devrait pas participer à cette Coupe du monde des clubs dans le cas où par bonheur l’EN se qualifierait à la finale de la CAN.

 

Le refus de Bounedjah

Egalement approché par l’agent mandaté par Saint-Etienne, Baghdad Bounedjah a comme prévu rejeté cette proposition du club français qui souhaitait l’engager pour un prêt de 6 mois avec la possibilité de verser la moitié du salaire et qu’Al Sadd assurera l’autre moitié de salaire.

 

Mahrez accepte de poser avec un handicapé

A sa venue au stade Japoma  en compagnie de Djamel Belmadi pour la conférence, Ryad Mahrez a été sollicité par un des employés du stade qui est paraplégique pour un selfie, très gentiment la star de Manchester City a accepté de poser avec lui à la grande joie de ce dernier visiblement fier de prendre une photo avec l’une des grandes stars du football africain.

 

               M.S

 

 

Le cri de guerre des Verts

Avant le coup d’envoi de la séance d’entraînement d’hier, les joueurs ont été réunis au milieu du terrain par le sélectionneur national, il leur a fait un speech, où le coach a haussé le ton, on l’a écouté crier et dire des choses aux joueurs, les motiver, le discours a duré longtemps, il a pris fin avec un cri de guerre des joueurs, il faut dire que le coach n’a fait que remobiliser son groupe, depuis la défaite de dimanche, dernier, il a insisté sur l’aspect psychologique, les résultats de ce travail seront, espérons-le, visibles dès ce soir sur la pelouse.

 

En plus du retour de Zerrouki dans le onze

Benrahma, la surprise du chef ?

Pour se donner plus de chances d’être percutant, et aider son attaque à être plus efficace, l’entraîneur national a opéré quelques changements dans son onze de départ. Si la défense ne devrait connaître qu’un retour de Bedrane, qui composerait l’axe aux côtés de Mandi, en revanche, quelques modifications seront apportées au milieu et en attaque. Dans l’une de nos précédentes éditions, on vous annonçait la guérison de Zerrouki qui a repris le travail normalement avec le groupe, et ce directement après le retour au travail qui a suivi le match devant la Guinée équatoriale, le joueur de Twente est apte, et devrait réintégrer le onze, dans un 4-2-3-1, il aura Bennacer à ses côtés, juste derrière le trio d’(animation, ce dernier connaîtra des changements. En effet, si Mahrez sera maintenu à droite, Belaïli devrait être repositionné dans l’axe, il prendra la place occupée par Feghouli lors du précèdent match, d’ailleurs, le joueur de Galatasaray qui n’a pas donné satisfaction devrait être sacrifié. L’une des options auxquelles le staff devrait recourir c’est Benrahma, Belaïli n’ayant pas pu donner satisfaction à gauche, il repique vers le centre et laisserait sa place au Hammer, il faut dire que ce dernier n’a pas encore eu sa chance, le coach avait l’option Brahimi aussi, mais il aurait opté pour Benrahma, un trio d’animation qui devrait travailler pour servir Bounedjah en pointe.

De nouveaux changements peuvent être opérés par le coach, mais il est fort probable que ce onze débute la partie de demain, le match de la dernière chance se jouera avec du sang neuf, tout les coups sont permis dans ce match où les Verts vont jouer leur va-tout.

S.M.A

 

Chaudes retrouvailles entre Belmadi et Magassouba

Avant de quitter le stade de Japoma hier matin après la conférence de presse tenue sur place, Belmadi a croisé le chemin du sélectionneur national malien Mohamed Magassouba. Informé de la présence du coach malien au stade où il devait lui aussi tenir une conférence, avant le match contre la Mauritanie, Belmadi est retourné vers le hall du stade, pour y rencontrer son confrère, ils se sont donné l’accolade, et se sont échangé des mots sympas devant les objectifs des cameras, Magassouba qui croisa Belmadi en juin dernier en amical a souhaité bonne chance au coach des Verts, lui rappelant que les résultats négatifs essuyés jusqu’ici font partie du football.

S.M.A

Belmadi : «Ce n'est pas terminé et on va tout donner»

Avec encore une chance de passer en huitièmes de finale de la CAN, Djamel Belmadi y croit jusqu’au bout. S’il est à la tête de la sélection nationale ce n’est pas pour abandonner facilement. Véritable gladiateur dans son état d’esprit, l’homme qui parle d’arène n’a pas envie d’arrêter de donner de la joie au public algérien.  S’attendant à un match difficile, il a préparé ses guerriers de façon à être au top demain pour s’imposer afin que l’aventure ne s’arrête pas aussi vite dans cette CAN. En conférence d’avant match, il a parlé des difficultés qu’il a eu à connaitre depuis son arrivée, mais aussi du problème d’efficacité qu’il évoquera a plusieurs reprises et qu’il espère voir se régler face à la Côte d’Ivoire.

 

«Un match entre de grosses nations du football»

«Ce match face à la Côte d’Ivoire sera un peu comme l’avait été en 2019 le match face au Sénégal en phase de groupes, qui avait d’ailleurs terminé en atteignant la finale. Donc ce sera un match entre deux grosses nations du football qui vont se rencontrer, en espérant que ce sera un beau match.»

«Face à la Guinée éq nous avons encaissé un but gag»

«Je ne suis pas d’accord avec le fait de dire que l’Algérie ait été méconnaissable ou désorganisée lors des deux premiers matches. C’est plutôt une Algérie qui a été inefficace, qui a manqué d’adresse, je n’irais pas jusqu’à dire de malchance. Qui a fait en sorte qu’elle n’a pas su concrétiser les occasions qu’on a pu avoir. On a pris un but sur coup de pied arrêté, qui était même un but gag. Ce qui est invraisemblable en soi. Sinon hormis ça, dans les dix dernières minutes on misait tout sur la victoire. Le problème réside surtout dans le manque d’efficacité»

«Belaïli a été dangereux et a créé énormément d’occasions»

«Quand on compare le rendement de Belaïli lors de la Coupe Arabe et le CAN, il faut savoir que les deux compétitions sont complètement différentes, dans des circonstances complètement différentes et un niveau complètement différent. Donc c’est incomparable. Mais si on parle de Belaïli, j’ai vu un joueur qui a été dangereux sur les deux premiers matches et qui s’est créé beaucoup d’occasions qui n’ont malheureusement pas abouties.»

«On doit juste marquer pour provoque le déclic»

«On sait qu’on est soutenus par le peuple, la presse et le gouvernement en Algérie ce qui n’est pas nouveau. Après c’est nous qui sommes sur le terrain et c’est à nous de répondre présents. On n’est pas loin, il nous suffit de marquer un but pour changer un match, c’est ce qui nous manque aujourd’hui et nous sommes en train de travailler dans ce sens afin de savoir mettre au fond les occasions qu’on se créé. Donc ça ne tient pas à grand-chose, on a confiance en nous et j’ai confiance à 100% en mes joueurs. Il faut montrer cette confiance sur le terrain et peu importe l’adversaire il faudra gagner. On va tout faire pour y parvenir demain.»

«La compétition n’est pas encore terminée et nous allons donner le meilleur de nous-même demain»  

«Je ne suis pas d’accord qu’on dise qu’on est venus au Cameroun avec un quelconque complexe de supériorité. On a montré avec la série de 35 matches sans défaite que ce n’est jamais facile de commencer un match ou de préparer une compétition. Nous avons toujours respecté tous nos adversaires. Nous avons toujours préparé nos matches du mieux qu’on pouvait. Maintenant nous avons joué deux matches dans lesquels nous voulions gagner. Le problème ne réside pas dans la concentration ou d’autres raisons mais dans l’efficacité vue que nous nous sommes procuré beaucoup d’occasions. La compétition n’est pas encore terminée et nous allons donner le meilleur demain. On sait qu’en face il y aura une équipe de qualité et on verra bien ce que ça donnera.»

«Le seul constat qu’on peut faire c’est qu’on a manqué d’efficacité lors des deux premiers matches»

«Je n’ai pas envie de penser aux raisons par rapport à la période durant laquelle on joue, si c’est en janvier ou en juin. Ce que je constate des deux premières rencontres en les analysants, le problème réside dans le fait de ne pas avoir marqué. Je sais que si on avait concrétisé nos occasions, on ne serait pas en train de se poser toutes ces questions. Ce qu’il faut c’est trouver des solutions et c’est avec ça qu’on va gagner les matches.»

«L’urgence est de gagner»

Ce dont je suis sûr, c’est qu’on doit gagner. Mais pour gagner surtout face à une équipe comme la Côte d’Ivoire, il faut un plan, une stratégie et beaucoup de choses puisque la qualité de l’adversaire est là. C’est un match qu’on doit absolument gagner pour continuer d’exister. Lors des deux premiers matches il n’y avait pas cette situation d’urgence. On n’est pas des amateurs, on n’est pas nouveau, cette situation est certes complexe mais il faut voir le challenge positivement et montrer les qualités psychologiques et morales qu’on a.»

«La difficulté n’est pas nouvelle, en Gambie on a joué sur une pelouse avec un mètre de hauteur»

«Croyez-moi avec tous les matches qu’on a pu vivre en équipe nationale, je ne placerais pas ce match en tant que le plus complexe. Tous les matches que j’ai eu avec l’EN ont été difficiles. Au tout début lorsqu’on était dans une situation peu reluisante, chaque match était difficile. On est allé jouer un match en Gambie une rencontre qui a débuté avec deux heures de retard et une pelouse qui faisais un mètre de hauteur. On a joué au Togo à 14h ou 15h avec l’obligation de résultat alors qu’on ne gagnait pas depuis 3ans en dehors de l’Algérie. La CAN en elle-même, chaque match était une finale, les choses ne sont pas arrivées comme ça.  Ça fait trois ans que c’est difficile. Faire une finale de la CAN. Quand on arrive en finale il faut la gagner. Maintenant je ne dis pas que ce match est le plus simple, loin de là, mais j’ai toujours eu le sentiment qu’on joue à chaque fois notre vie. On n’a jamais pris un match à la légère, mais avec beaucoup de concentration et de responsabilité en se disant qu’il y a tout un peuple derrière nous. Donc pour moi il n’y a rien de nouveau.»

«J’ai quitté le confort du Qatar pour mon pays, je le veux et je l’assume» 

«Venir en juin 2018 alors que l’EN avec les grosses attentes qu’il y avait. Cinq entraîneurs sont passés en un an et demi avant moi. Vous ne pensez pas que c’était une mission casse-cou, alors je quitte ma tranquillité au Qatar après une saison ou j’ai terminé invaincu et gagné tous les titres. J’aurais très bien pu rester là-bas, mais il s’agissait de mon pays, je suis venu pour ça, par ce que j’avais envie de rentrer dans cette arène. J’en suis pas sorti et tant que je suis en charge de l’EN, j’aurais ça sur les épaules. Je l’assume, je le veux, ça prendre de l’énergie et du temps, mais la vie je la vois comme ça, c’est mon bled, je vis avec cette pression là et je l’ai voulu depuis le départ.»

«Le match de 2019 face à la Côte d’Ivoire est différent que celui que nous allons jouer demain»

«L’équipe de la Côte d’Ivoire a changé par rapport à celle qu’il y avait en 2019. Ce ne sont pas les mêmes joueurs et pas le même entraîneur. Bien entendu la base est encore là, mais la moitié de l’équipe a changé, c’est un détail important. Certes on apprend des expériences des précédentes confrontations mais là c’est une autre situation. En 2019, c’était un quart de final. Pour eux cette fois ils sont déjà qualifiés ce qui fait que pour eux c’est différent. Pour nous par contre on est obligés de gagner, ce qui fait que les circonstances sont différentes par rapport à la précédente CAN.»

Belaili- Bounedjah : Saint Etienne veut le duo oranais

Plongée dans une crise sportive, l’AS Saint Etienne, qui est virtuellement reléguée en L2, souhaite, pour relever l’impossible défi de se maintenir en L1, recruter les deux attaquants algériens. Si pour Youcef Belaili, l’intérêt du club français ne date pas d’aujourd’hui, toutefois, le chouchou des Algériens n’était pas chaud de rejoindre Saint Etienne au vu de sa situation sportive. Néanmoins, afin de le convaincre, un contrat d’une courte durée lui a été proposé, à savoir jusqu’à la fin de la saison (6 mois).

 

Youcef revoit sa position

Après avoir repoussé la proposition des Stéphanois pour le motif précité, on a appris que les discussions entre les deux parties ont repris ces dernières 24 heures. Des personnes ont conseillé à Belaili de s’engager avec le finaliste de la coupe d’Europe des champions en 1976, d’autant que le contrat est de 6 mois. Le joueur pourra découvrir le haut niveau. Pour rappel, avec son premier club en France, le SCO Angers, Belaili n’a pas joué la moindre rencontre. Aussi, étant dans une forme éblouissante actuellement, s’il réussit son court passage à l’ASSE, d’autres clubs plus huppés vont frapper au portillon. Par ailleurs, dans un club sérieux comme Saint Etienne, il pourra améliorer sa condition physique et être prêt pour les importantes échéances qui l’attendent avec l’EN, plus particulièrement les deux matches barrages pour le dernier tour qualificatif au Mondial 2022.

 

Baghdad n’est pas chaud

Contrairement à son complice en attaque, qui est libre après la résiliation de son contrat avec Qatar SC le mois dernier, Baghdad Bounedjah, lié à Al Sadd jusqu’en 2024, avec un salaire confortable, Bounedjah juge qu’il est bien là où il est. Par conséquent, il n’a pas donné suite à la proposition de Saint Etienne, assure notre source.

  1. S.