Équipe nationale

Il compte remettre sa démission à l’AG au lieu du BF FAF : Amara toujours en poste !

Alors qu’il a annoncé en public jeudi passé sa démission du poste de président de la FAF, quelques minutes après avoir présidé une réunion extraordinaire du BF où il a informé les membres du bureau de sa décision, Charaf-Eddine Amara a changé d’avis, c’est du moins c’est ce qu’il a écrit samedi soir dans un texto envoyé à tous les membres dudit bureau.

 

Texto

«Saha ftorkom, aucune date de passation de consignes n’a été fixée.

Je pense même me tenir à mon poste, jusqu’à l’acceptation de ma démission par l’AG. Merci», pouvait-on lire texto sur un SMS envoyé par Charaf-Eddine Amara aux membres de son bureau fédéral, une douche froide pour quelques membres qui jubilaient après le retrait de CEA jeudi passé, certains se sont même lancés dans une campagne afin de lui succéder, à l’image d’Amar Bahloul.

Charaf-Eddine est président et il le restera encore pour quelques semaines, il a fini par comprendre que pour démissionner il fallait passer par la même voie qui lui a permis d’être élu en avril 2021, à savoir l’assemblée générale, sa démission jeudi passé n’est pas réglementaire, et va devoir attendre la tenue de la prochaine AGO pour officialiser son retrait, mais d’ici là, il continuera a assumer pleinement ses responsabilités.

 

11 avril

Lorsque la FAF a publié un communiqué hier pour présenter ses condoléances à la famille de feu Rachid Asma, décédé lors d’un voyage avec la JSS en Afrique du Sud, le nom de Charaf-Eddine Amara a été joint à son statut de président de la FAF, les gens ont cru à une erreur de la part de la cellule de communication de la fédération, au point où certains se sont empressés de critiquer cette dernière, mais au final, il n’y avait aucune erreur, Amara est bel et bien le président en poste, et continuera à assumer son rôle jusqu’à la tenue de l’AGO, d’ailleurs, c’est lui qui devrait présider la prochaine réunion du BF du 11 avril, Mohamed Maouche qui devait assurer l’intérim devra patienter pour le faire, Charaf-Eddine sera donc à la baguette lors de cette réunion qui sera consacrée à l’organisation de cette AGO, c’est donc le président lui-même qui préparera les travaux de l’AGO dans laquelle il va démissionner, et même d’en arrêter la date au grand dam des membres de son bureau qui pensaient s’en être définitivement débarrassé, mais ce n’est pas tout.

 

La fin du BF

Lors de nos précédentes éditions, on vous expliquait comment des membres du BF ont refusé de suivre Amara et de se solidariser avec lui à la suite de sa démission, ils ont refusé de démissionner à leur tour, et s’apprêtaient à assumer pleinement leur rôle, à partir de la réunion du 11, car du point de vue réglementaire, il y avait un vide qu’ils ont voulu exploiter, sauf qu’avec ce rebondissement et cette décision d’Amara de retirer sa démission et décider de la déposer devant l’AG, ils vont devoir déchanter, cela impliquerait un départ au complet du BF, et selon des indiscrétions, c’est plus haut que cette manœuvre a été prévue, lorsque le retrait de Charaf- Eddine n’a pas eu lieu dans le respect des lois, l’ordre sera rétabli, et la prochaine assemblée générale, qui pourrait avoir lieu d’ici la fin du mois, permettra de débarquer l’ensemble du BF, ce qui permettra l’élection, le mois prochain, d’un nouveau président avec un BF qu’il aura lui-même choisi, pour un mandat olympique plein, à suivre..

S.M.A

   

 

 

 

 

FAF : Zefizef affiche ses ambitions

Le manager de l’EN aurait pris attache avec des présidents de ligue

 

Le retrait prématuré de Charaf-Eddine Amara des affaires de la Fédération algérienne de football a lancé la grande course en direction du siège de Dely Ibrahim. Une fois le retrait de CEA acté, le processus de l’organisation des AG de la FAF s’est mis en marche, le BF a prévu de se réunir incessamment pour mettre en place le plan pour l’organisation d’une AGO, cette dernière qui devait avoir lieu avant le 31 mars a été retardée à cause des préparatifs pour le match contre le Cameroun, et va devoir se tenir dans les tout prochains jours.

Entre-temps, les choses bougent dans les coulisses, et les potentiels candidats commencent à s’afficher, hier on vous faisait part de l’intention du membre du BF Amar Bahloul de faire partie de la grande course pour ce poste très demandé de président, l’enfant d’El- Tarf a avoué aux autres membres du BF qu’il sera le candidat du bureau fédéral, leur faisant comprendre qu’il bénéficie du soutien de personnes influentes, des propos similaires à ceux qu’il a déjà utilisés par le passé, sans parvenir au résultat qu’il espérait, il faut dire qu’à partir de jeudi dernier, lorsque CEA a annoncé son retrait des affaires de la FAF, les cartes ont été redistribuées, et chacun essayera de gagner ce jeu à sa manière, Bahloul sait qu’au même moment, d’autres candidats vont se manifester, ce qui est vrai, puisqu’on croit savoir que le nouveau manager de l’EN et ancien membre du BF, à savoir Djahid Zefizef a entamé lui aussi les démarches pour convaincre les membres de l’AG de le soutenir, on sait tous que l’AG est souveraine et qu’en dehors des pressions externes, il n’y a qu’elle qui peut décider de l’identité du prochain président de la fédération, et donc, en cette période de vide, la première étape consiste à gagner l’estime et le soutien de ses membres, qu’ils soient présidents de ligue ou présidents de club, Zefizef le sait, et comme il sent qu’il a une belle carte à jouer, il aurait commencé à bouger, en prenant attache avec des présidents de ligue, il a choisi de commencer sa campagne là où Bahloul pense avoir assez de soutien, le coordinateur des ligues qu’il est a toujours eu de bons rapports avec les responsables de ces structures, il tentera de jouer cette carte, d’où cette stratégie que Zefizef aurait décidé d’adopter pour le contrer dans son fief.

En attendant d’avoir le soutien des autorités, chacun de ces potentiels candidats essayera de gagner du terrain, histoire de gagner du temps aussi, mais ce qui est certain, c’est que d’autres personnalités peuvent rejoindre cette course, les yeux sont d’ailleurs braqués du côté de Medouar qui n’apparaît plus comme avant sur la scène, d’aucuns pensent que cela pourrait l’aider à mieux sauter et devancer ses concurrents, il devra cependant céder la présidence de la LFP, en tout cas, il ne le fera que s’il reçoit les fameuses garanties de succès, le siège de Dely Ibrahim risque d’avoir d’ici là de nombreux prétendants, les 60 prochains jours s’annoncent palpitants.

S.M.A

 

Aliou Cissé dézingue l’arbitrage africain et soutient Belmadi : «Je le comprends parce que je le vis»

Auteur de plusieurs coups de gueule au sujet de l’arbitrage au cours des derniers mois, Djamel Belmadi, a taclé l’arbitre Bakary Gassama à l’issue de l’élimination face au Cameroun en barrages retour de la Coupe du monde 2022, le coach a même attaqué le Gambien à l’aéroport lui reprochant d’avoir géré très mal le match de mardi passé à Blida. Alors que l’élimination continue de faire mal au coach national, ses amis essayent de lui apporter leur soutien, à l’image du coach sénégalais Aliou Cissé, qui a tiré à boulets rouges sur l’arbitrage en Afrique : «L’arbitrage est un scandale sur le continent africain. On ne sait pas le gérer. Même ceux qui sont considérés comme de bons arbitres sont décevants. J’irais même plus loin : pourquoi ne pas aller en chercher en Europe ?», a lancé le récent vainqueur de la CAN dans les colonnes du journal Le Monde. «Quand on évoque les erreurs d’arbitrage, on nous dit d’arrêter de pleurnicher, mais tant qu’on ne réglera pas ce problème, le niveau de jeu laissera toujours à désirer. Djamel Belmadi en parle souvent, je le comprends parce que je le vis, comme d’autres entraîneurs. Ces problèmes d’arbitrage ont des conséquences sur notre niveau de jeu, le Sénégal aime l’intensité, nos adversaires le savent et lors des matches, ils font tout pour la casser en multipliant les fautes. Mais les arbitres ne sanctionnent jamais et cela nous empêche de développer notre meilleur football. Mais à la Coupe du monde, vous verrez autre chose, les arbitres ne seront pas les mêmes.»

 

«On veut progresser, il faut qu’on nous écoute»

«On me dit de ne pas en parler, de peur que tous les arbitres se liguent contre le Sénégal. Mais qui va le faire alors ? Je ne veux manquer de respect à personne : je suis Africain et j’ai envie que mon football aille de l’avant, mais pour cela, il faut qu’on nous écoute», a plaidé l’ancien joueur du PSG. Ce sont donc deux anciens de la maison parisienne, tous les deux récents champions d’Afrique qui se mettent d’accord autour de ce point, la CAF est interpellée, la FIFA aussi, cette action permettra-t-elle d’enclencher le changement espéré?

S.M.A

EN : Des choses à revoir

Tandis que les spéculations sur le recours envoyé par la FAF à la FIFA pour demander à rejouer le match Algérie- Cameroun à la suite des scandaleuses décisions arbitrales de M. Gassama, certes ce dernier a été le responsable de l’élimination de l’EN mais faut-il focaliser sur ses erreurs d’arbitrage alors qu’il y a des choses à revoir dans cette sélection nationale. Aussitôt après l’élimination des Verts de la phase finale de la Coupe du monde-2022 au Qatar, la réorganisation du football national était au centre des débats en revendiquant notamment le grand chantier qui est le championnat national dont il faudrait élever le niveau et pousser les clubs de L1 à se conformer au vrai professionnalisme avec la construction de centres de formation pour qu’à l’avenir l’EN pourra puiser du réservoir national les talents comme ce fut le cas avec l’équipe des années 1980 avec l’éclosion de génies (Belloumi, Madjer, Assad, Merzekane…etc.). Cependant, si une réforme ferait énormément de bien au football national, concernant l’EN, certes, il y a des acquis mais aussi des imperfections à déplorer.

 

Une guerre larvée

 Jamais dans l’histoire de l’équipe nationale il n’y avait un consensus autour d’un entraîneur, en dépit du ratage de la CAN (élimination au 1er tour) et la désillusion du match retour contre le Cameroun, Djamel Belmadi garde quand même un certain crédit auprès des Algériens lesquels, majoritairement, ont imputé l’échec à l’arbitre du match ! Toujours est-il que dans le proche entourage de la sélection deux clans s’étaient dégagés, d’une part  les partisans  de l’ancien président Kheireddine Zetchi et  de l’autre de son successeur avec des effets néfastes qui ont conduit au pourrissement de l’atmosphère qui règne autour de la sélection nationale, cequi a mis Djamel Belmadi dans une drôle de situation témoigne un proche de la sélection sans le défendre. Conséquence de cette guerre larvée,   Amara Charaf-Eddine subissait les coups bas d’un clan qui a perdu tous les privilèges dont il jouissait pendant le règne de Zetchi et le grand perdant c’est l’équipe nationale.

 

Un manager, ce n’est pas pour réserver l’hôtel…

Pour espérer rebondir dans le gotha africain, il est nécessaire pour  l’EN de se doter d’un vrai manager dont le rôle n’est pas uniquement de réserver l’hôtel, le stade…lorsque les Verts se déplacent à l’étranger mais de surtout avoir une proximité avec les joueurs afin de servir de relais entre eux et leur entraîneur. Par ailleurs, souvent en Algérie, on a évoqué la venue de binationaux tels que les Gouiri, Aouar, Aït-Nouri…etc. Sachant que ce sujet agaçait l’entraîneur national qui a souvent répliqué  par ‘’ Celui qui veut jouer avec l’Algérie n’a qu’à le déclarer publiquement’’. Or, c’est aussi le travail du manager général qui devrait nouer des contacts avec le proche entourage du joueur et pourquoi pas se déplacer chez ce dernier pour le sonder, voire le convaincre de jouer pour l’Algérie mais à notre grande stupéfaction, le rôle actuel du manager général en EN est de seulement réunir les conditions de séjour et d’hébergement, tout ça doit changer pour espérer raviver la flamme d’El-Khadra qui s’est subitement éteinte dans ce premier trimestre de 2022 après avoir procuré tant de joie aux Algériens. La sélection nationale doit relever la tête rapidement avec comme objectif remporter la prochaine CAN qui se déroulera en 2023 en Côte d’Ivoire.

  1. S.

 

 

 

 

 

Bahloul s’autoproclame candidat du BF

Aussitôt la démission du président Cherif Eddine Amara annoncée, les noms des potentiels candidats ont commencé à circuler dans les couloirs de la FAF.

Un premier nom s’est vite affiché, celui du membre du BF, Amar Bahloul. Ce dernier aurait pris la parole après la réunion de jeudi entre le président et ses membres du BF, pour leur annoncer qu’il sera candidat. Il compte rattraper le temps perdu, car avant l’élection de Cherif Eddine Amara il s’était préparé pour avoir ce poste, avant un appel qui l’a contraint de se contenter d’un rôle secondaire, suivi d’une mise à l’écart, quasi complète, des rôles importants au sein du BF.

Cumul

Bahloul voit en cette sortie de Cherif Eddine Amara un signe du destin, il veut rétablir les choses, en déclarant à ses collègues du BF qu’il a le soutien des autorités, une cassette, qui revient souvent dans ce genre de situations, où le candidat veut impressionner, mais en même temps, d’autres cercles savent qu’il ne s’agit que d’un coup de bluff. Un énième bluff de Bahloul, déjà coupable d’avoir fait partie de la sortie ratée, l’an passé, de Zetchi au Maroc, lorsqu’ils ont assisté impuissants au dictat des Marocains visant l’exclusion du Sahara occidental de la CAF,  ensuite, il y a cette histoire de cumul, puisque les membres du BF, où la plupart ne se sont pas encore pliés aux ordres du MJS dans ce registre, cela pourrait se retourner contre eux, et Bahloul, qui en fait partie, pourrait en payer les frais.

Notons que Serrar, le président de l’ESS a, lui aussi, déclaré hier qu’il songe déjà à postuler : « Je ne peux pas tourner le dos à mon pays », a-t-il déclaré à la radio.

  1. M. A.

 

Le soir où le ciel de Tchaker est devenu noir

Tout n’était pas rose dans la ville des roses

Avant le coup d’envoi du match entre l’Algérie et le Cameroun mardi, les supporters ont vécu une journée mouvementée, le climat n’était pas parfait, avec les fortes rafales de vent, et le ciel a changé de couleur, mauvais présage, disaient les plus superstitieux, avant un match qui s’annonçait palpitant entre deux ogres du football africain. Les prémices de l’échec n’étaient pas bien visibles, Belmadi a laissé planer un nuage de doute, concernant son onze de départ, les échos du CTN parlaient d’un système très prudent, certains misaient sur le même que celui de vendredi passé, alors que d’autres avançaient un plan prudent mais avec une sentinelle, et au final, le coach a reconduit le 5-4-1 de Japoma avec comme seul changement : Atal comme latéral gauche à la place de Bensebaïni suspendu.

Atal et Touba

Comme on vous l’expliquait hier, Belmadi voulait un joueur actif sur le couloir, Laouafi n’avait pas l’expérience qu’il faut, alors que Touba n’a pas joué dans ce poste depuis 3 ans, en plus du fait qu’il a rarement pris part aux matches de l’EN, il a donc choisi Atal qui offre plusieurs possibilités avec son jeu porté sur l’attaque, mais au vu de son rendement tout au long du match, on peut dire que Belmadi n’a pas fait le bon choix, Atal qui reprenait avec Nice la veille du début du stage de mars manque terriblement de rythme, il n’a pas été brillant sur son côté, du moins pas comme on le connaît à droite, cela a été visible surtout lorsque Touba a fait son entrée : une montée, un centre précis et but de Slimani, hélas inscrit du bras.

Touba ne se décourage pas et montre un de ses points forts, avec sa présence dans les 18 mètres et sa tête rageuse qui a failli valider le billet de l’EN vers le Qatar, n’était cette balle exploitée par Toko-Ekambi qui a refroidi l’ambiance à Tchaker et transformé la qualification en une élimination.

Zerrouki

L’autre choix, critiquable, n’est autre que celui de Zerrouki, le jeune joueur du championnat néerlandais a eu deux occasions d’affilée d’aider l’EN, mais ni à Japoma encore moins à Tchaker il n’a pu apporter ce qu’on attendait de lui, Belmadi lui a pourtant fait confiance, il a pris un gros risque, car  jusque-là, Zerrouki n’a pas eu la chance de jouer de gros matches que l’EN a finis par gagner, ses apparitions ces derniers mois ont toutes coïncidé avec de mauvais résultats, et même lorsque l’EN gagne comme à Japoma, il se contente d’un petit match. Pour les observateurs, l’insistance de Belmadi à vouloir faire confiance à ce joueur pas encore totalement prêt à aller au charbon a été fatale pour la sélection, d’autant plus que dans le même registre, Guedioura et surtout Bendebka avaient ce qu’il faut dans les jambes pour faire face au standing de l’adversaire et au rythme qu’il nous imposait.

Mahrez

A la question de connaître son avis sur le petit match du Citizen, Belmadi n’a pas voulu broncher, il faut dire que si Belmadi devait dire quelque chose concernant le rendement de son capitaine, il aurait sûrement dit des amabilités, mais comme l’entraîneur a joué le protecteur jusqu’au bout, il a évité de s’y attarder. Mahrez a encore manqué l’occasion de prouver qu’il pouvait être performant chez les Verts comme il sait très bien le faire avec son club, il a été transparent, au même titre que Belaïli, seul Slimani était au four et au moulin, là aussi, et d’après les observateurs, un coup de génie de la part du coach pouvait perturber l’adversaire : donner une mi-temps entière à Ghezzal par exemple,  voire a Benrahma qui a été ramené d’Angleterre pour chauffer le banc.

En résumé, en matière de choix, le coach national n’a pas été exempt de tout reproche, il pouvait mieux faire, mais il a fait le mauvais choix, et à ce niveau, ça ne pardonne pas, le ciel lui est tombé dessus, comme à l’hôtel Onomo de Douala la soirée de l’élimination contre la Côte d’Ivoire lors de la CAN, Belmadi s’est senti seul au monde, malgré les marques de sympathie manifestées par les présents, le coup a été dur, va-t-il se relever de cela comme sélectionneur ou loin après la fin de sa mission ?     

S.M.A

Amara, le clap de fin aujourd’hui ?

Il a convoqué un BF extraordinaire pour aujourd’hui pour démissionner

Amara, le clap de fin aujourd’hui ?

La chute terrible de la sélection et son élimination contre le Cameroun ne passeront pas sans provoquer une onde de choc. En effet, alors que la rue bouillonne, les critiquent fusent de partout, une seule personne est la cible de tous : Charaf-Eddine Amara, ce dernier a d’ailleurs décidé de provoquer une réunion extraordinaire de son bureau fédéral, elle aura lieu aujourd’hui au siège de la fédération, ce serait l’occasion pour le président de déposer sa démission, il aurait compris l’ampleur des dégâts occasionnés par cette élimination de l’EN du plus grand rendez-vous mondial, et il aurait décidé de se retirer. En tout cas, pour le moment, les membres du BF n’ont pas été mis au parfum des décisions de cette réunion, le président s’est contenté de les convoquer hier soir, pour cette réunion d’aujourd’hui, on y reviendra.

  1. M. A.

 

Oukali et Debichi au congrès de la FIFA

Le SG de la FAF Mounir Debichi et Rachid Oukali membre du BF et président de la commission des finances de la fédération se sont envolés hier vers le Qatar pour assister au congrès de la FIFA, prévu aujourd’hui à Doha. A noter que la FIFA a écarté son projet de Coupe du monde biennale du menu de son Congrès, laissant planer le doute sur l'avenir de cette réforme qui a rencontré beaucoup d'hostilité.

BELMADI : «L’Algérie va se relever avec ou sans Belmadi»

Belmadi

Malgré la défaite qui a fait très mal, Djamel Belmadi a animé la conférence de presse pour parler de cet échec, des problèmes qu’a connus l’équipe durant les quatre dernières années et aussi de son avenir.

«On ne peut pas faire un bilan avec cette charge émotionnelle»

«Aujourd’hui, vous avez la possibilité de tout remettre en question. C’est trop facile… Pas le moment de faire un bilan avec cette charge émotionnelle. On est obligés de faire évoluer cette équipe. Des fois, ça marche et des fois ça ne paie pas. Chaque match a sa vérité. On disait que j’étais top attaché à un système. Puis que je changeais de système. Je ne sais pas si on a failli mentalement. À dix secondes d’une Coupe du monde, il y a une erreur de concentration et de lucidité. On s’est créé des situations très claires. Eux très peu sauf sur des centres. On a eu beaucoup de situations non concrétisées. Pas une affaire de système… On a eu plusieurs fois la possibilité de marquer des buts», A expliqué Belmadi.

«C’est un château de cartes qui s’effondre»

Belmadi était très touché par cet échec, lui qui voulait participer à la Coupe du monde, il dira à cet effet : «On est effondrés. On a mis notre vie entre parenthèses pour ce match et ce succès. Pour notre pays, notre peuple. On n’avait que cette motivation en tête. Plus qu’une déception personnelle, ce mauvais scénario… On doit s’en remettre à dix secondes d’une Coupe du monde. On a manqué de précision dans le dernier geste, la dernière passe, l’avant-dernière passe… Malgré cela, tu es qualifié dix secondes avant la fin mais le football est parfois cruel. Je ne pense pas que l’équipe la plus méritante ce soir s’est qualifiée.»

«Le Cameroun nous a dominés sur les balles arrêtées pas dans le jeu»

Pour ce qui est du match, Belmadi estime que le Cameroun n’a pas dominé l’Algérie : «On était dans un équilibre tactiquement. On a jamais été mis en danger, jamais dominés sauf sur coups de pied arrêtés et ces dix secondes…»

«Ne comptez pas sur moi pour tirer sur mes joueurs»

Interrogé sur le deuxième but des Camerounais où Benyada a cassé l’hors jeu, Belmadi dira : «Toko Ekambi n’a pas été vu sur les deux matchs grâce au travail de Benayada. Pourtant, c’est lui qui parvient à qualifier son pays à la Coupe du monde. Ne comptez pas sur moi pour tirer sur mes joueurs.»

«Certains se réjouissent de cette élimination»

Belmadi qui était critiqué durement après la CAN n’a pas oublié ses détracteurs qui pour lui vont profiter sur cette élimination pour l’enfoncer : «Certains, présents ici ou sur les plateaux télé aussi se réjouissent de ce qui s’est passé. Il y a des chances que je fasse plaisir à certains journalistes, à certains ici et sur les plateaux TV qui t’écaillent pour des lobbys… Les jours à venir et les temps qui suivent vont être difficiles.»

«Certains arbitres ne respectent pas notre pays»

Si l’Algérie a été éliminée, l’arbitre Gassama a joué un grand rôle par ses interventions comme l’a signifié Belmadi : «Je le dis aujourd’hui sans peur : ces arbitres ne respectent pas notre pays. Ils viennent ici? Voient ce travail, et ne nous respectent pas. Ces deux dernières années, je n’ai jamais vu un seul arbitre qui ne soit pas agressif quand tu viens lui parler. Je ne cherche pas d’excuses, ce sont des faits »

«Difficile de parler de mon avenir après cette désillusion »

Pour son avenir, Belmadi a fait savoir : «Je sais que la question de mon avenir intéresse du monde. Ces quatre ans à la tête de cette sélection ont été quatre années de bonheur au vu du travail effectué. Il n’empêche qu’on avait un objectif, et on ne peut pas passer à côté de ça. Donc, il est difficile de parler d’avenir. Tout le monde est abattu. On ne se voyait pas rater cette Coupe du monde. À dix secondes… Un bilan sera fait mais pour l’instant, la déception domine.»

 

 «L’Algérie va se relever avec ou sans Belmadi»

En fin de cette conférence, Belmadi croit dur comme fer que l’Algérie va relever la tête pour les prochaines années :«L’Algérie est une grande nation et elle se relèvera. Je n’ai jamais voulu m’accrocher à un trône. Le jour où je ne me sens inutile à mon pays, je saurai quoi faire. Il y aura une réflexion dans les jours à venir. La fédération, les joueurs, et tous les acteurs de ce sport doivent travailler ensemble pour permettre d’aller de l’avant. Ce qui est important, c’est que cette EN doit être bien entourée. S’il faut changer? On changera.»

  1. A.

La fin d’un cycle

Après l’humiliante élimination à la CAN en janvier dernier, pour justifier cet échec on avait parlé du mauvais état de la pelouse de Japoma, de contaminations de nombreux joueurs à la Covid-19… Etc. Des arguments sortis quelques semaines avant le départ à la CAN lorsque l’EN avait failli se faire éliminer par le Burkina Faso à Blida, là aussi on a parlé du piteux état de la pelouse de Mustapha-Tchaker, que dire alors de la cruelle élimination d’hier, cette fois tous les ingrédients y étaient : une victoire à l’aller, une pelouse de Tchaker refaite, un public acquis à sa cause. A la grande déception des Algériens, on n’a pas réussi à se qualifier à la Coupe du monde.

 

Amara doit jeter l’éponge

Après un tel échec, des têtes vont tomber. Le premier à plier bagage doit être le président de la FAF Amara Charaf-Eddine qui en tant que premier responsable du football national, son incapacité à réagir devant tant de scandales qui secouent le football national et cela à tous les échelons pas uniquement la L1, que ce soit dans les divisions inférieures et dans les compétitions de jeunes, le football chez nous meurt à petit feu ! Jusqu’à présent, l’EN  de Belmadi était l’arbre qui cachait la forêt.

 

Une révolution s’impose

En France quand le but du Bulgare Emil Kostadinov à la dernière minute du match en novembre 1993 avait privé les Bleus de la Coupe du monde américain, les décideurs du football français ont provoqué une grande révolution en installant une direction technique national (DTN) composée de compétences avérées, quelques années après, cette révolution a donné ses fruits avec la résurrection de l’équipe de France qui remportera de nombreux titres pas uniquement les A puisque dans les sélections de jeunes, les Français ont fait de très bons résultats également, d’où l’émergence de jeunes talents formés au pays. Au point que depuis on parle de la formation à la…française tellement qu’elle est devenue une véritable référence dans le monde. Les décideurs en Algérie doivent s’inspirer du modèle français en mettant fin au bricolage, le vent du changement, on l’espère, va enfin souffler dans le football algérien qui a touché le fond durant ce premier trimestre de 2022 à travers son équipe nationale mais qui en réalité est gangréné à tous les niveaux.

 

                     M.S

 

Algérie 1-2 Cameroun : l’énorme désillusion

Algérie - Cameroun 1/ 2

 

Mustapha Tchaker, Blida

 

Buts :  Touba (118’)

Choupo- Moting (22’), Toko- Ekambi (

 

Algérie :Mbolhi, Benayada, Atal (Touba 97’), Benlamri, Bedrane, Mandi, Bennacer, Zerrouki (Bendebka 76’), Mahrez cap, Slimani (Belfodil 121’), Belaïli (Ghezzal 108’)

Ent. :Djamel Belmadi

 

Cameroun:A. Onana, Fai, Oyongo (Kundé 87’), Castelletto, Ngadeu, Hongla, Gouet (Aboubakar 102’), Ondoua, Toko Ekambi, Choupo- Moting cap (Tolo 61’) Tawamba.(Ganago 111’)

Ent. :Rigobert Song

 

Temps frais. Affluence record. Arbitrage de M. Bakary  Gassama (Gambie).

Averts : Zerrouki (52’), Benayada (120’)

Gouet (77’), A. Onana (117’), Tolo (120’)

 

L’EN : l’énorme désillusion

Cruelle, grosse déception… On ne trouve pas les mots pour décrire l’élimination sur le fil de l’EN qui à quelques secondes du coup de sifflet final était qualifiée à la Coupe du Monde 2022 au Qatar. L’EN paye cette minute de déconcentration après des palabres entre nos joueurs et leurs adversaires dans le temps additionnel, une déconcentration payée cash avec ce but assassin de Toko Ekambi. Alors qu’au début du match, les Verts ont dès les premiers ballons touchés mis en difficulté la défense camerounaise, des signes encourageants pour une équipe qui partait avec l’avantage psychologique du match gagné à l’aller, cependant le scénario du match d’hier rappelait celui de vendredi dernier à Japoma avec une bonne entame des Lions Indomptables qui seront surpris par un but de l’Algérie, sauf que cette fois, la chance a changé de camp.

Faute sur Mandi

Dominé durant le premier quart d’heure, les coéquipiers d’André Onana décident d’attaquer et ne mettront pas beaucoup de temps pour trouver le chemin des filets par l’attaquant du Bayern Munich Eric Choupo- Moting (22’), après un ballon relâché par Raïs Mbolhi gêné par Aïssa Mandi qui a été poussé par un adversaire, sans solliciter la VAR l’arbitre valide le but. Un scandale !

Le raté de Belaïli, le tournant !

Quelques minutes après ce but, les Verts avaient l’occasion de revenir dans le match, hélas Youcef Belaïli parfaitement servi rate, ce ratage sera le tournant de la partie car s’il avait égalisé, la suite de la rencontre aurait pris une autre tournure certainement. Les minutes s’égrènent et c’est l’adversaire qui prend confiance. En seconde période, le double arrêt décisif de Raïs Mbolhi va retarder l’élimination de l’EN qui croyait avoir fait le plus dur en égalisant par le rentrant Ahmed Touba vers la fin des prolongations, excès de joie dans le camp algérien, le temps qu’ils reprennent leurs esprits, Toko Ekambi ruinera les ultimes espoirs de qualification à la Coupe du monde 2022 au Qatar, à la reprise du jeu le vicieux arbitre gambien Gassama siffle la fin du match, Djamel Belmadi s’effondre en larmes, lui qui rêvait de Coupe du monde au Qatar, le pays où il réside, est affligé après cet énorme coup de massue, le football est vraiment cruel !

 

                      M.S

Film du match

2’Belaïli dribble Fai puis centre instantanément au second poteau, Slimani rate lamentablement sa reprise de volée.

15’ Suite à une faute commise sur Mahrez, l’arbitre siffle un coup franc à 25 mètres des bois d’André Onana, il est botté par Belaiïli directement. Dans le mur.

20’ Premier corner pour le Cameroun après une tentative de Tawamba.

22’ Les Camerounais ouvrent la marque sur leur deuxième corner. Mbolhi a raté sa sortie, Choupo- Moting reprend du pied droit.

28’ Mauvais dégagement de Ngadeu, le ballon est récupéré à droite à Slimani qui adresse un centre à Belaïli qui ne cadre pas sa reprise. Le ballon échoue dans le petit filet.

37’ Après sollicitation de la VAR, Belaïli qui est tombé dans la surface à la suite d’un duel avec Fai n’obtient pas le penalty.

38’ les Verts réclament le penalty après une faute de main de Gouet, l’arbitre ne bronche pas.

40’ Belaïli s’écroule dans la surface, M .Gassama lui demande de se relever.

50’ Le but de Slimani est refusé après sollicitation de la VAR pour un hors jeu.

56’ Bedrane place une tête puissante sur un centre de Mahrez. Le ballon frôle la transversale.

68’ Double sauvetage de Mbolhi, d’abord après une tête piquée de Tawamba puis en repoussant du pied droit la volée de Hongria.

89’ Le tir de Mahrez n’inquiète pas Onana.

91’ Très bon centre de Benayada de la droite, Slimani place une tête qui a failli faire mouche.

98’ Pour son premier ballon touché, Touba centre pour Slimani qui marque, le but est refusé par la VAR pour une main de l’attaquant algérien.

105’ Parade d’Onana après une tentative de Slimani.

110’ Missile de Bennacer qui reprend de volée un ballon renvoyé par la défense adverse, le ballon est détourné par Onana.

118’ Corner bien tiré par Ghezzal, le rentrant Touba libre de marquage catapulte le cuir dans les filets.

120’+ 5 But assassin de Toko Ekambi.

 

 

 

Barrages CDM - Algérie 1-2 Cameroun : Terrible désillusion

L’Algérie n’ira pas au Qatar pour la Coupe du monde 2022. S’inclinant sur le score de 1 à 2 face au Cameroun au stade Mustapha Tchaker de Bilda, les Verts qui avaient pourtant la qualification au bout des doigts ont encaissés un but assassin dans les toutes dernières secondes de la rencontre.

C’est une soirée cauchemardesque que les Verts ont passés dans leur jardin qui n’avait pourtant pas vu l’EN s’incliner depuis plusieurs années. Dans un match où les hommes de Belmadi auraient pu beaucoup mieux faire, la peur a eu raison de la sélection nationale qui n’a tout simplement pas osé assez croire en elle. Avec la qualité des joueurs et la victoire remportée à l’extérieur, tout portait à croire à une qualification de l’EN et pourtant plus le chrono avançait plus la crispation se faisait ressentir au sein du groupe. Légèrement dominateur dans le premier quart d’heure, les Verts se sont fait surprendre, contre le cours du match à la 22’ sur une mauvaise sortie de M’bolhi qui a remis le ballon dans les pieds de Choup-Moting qui a ouvert la marque. Quelques minutes plus tard l’Algérie a eu l’occasion la plus franche de la rencontre sur un caviar de Slimani pour Belaïli qui mystérieusement tire sur le petit filet alors qu’il était seul face à Onana. Si Belaïli avait marqué ce but et égalisé, le match aurait pris une autre tournure. Terminant la première période sur ce score de 1 à 0, les camarades de Mahrez, ont repris les choses en main. Le capitaine des Verts qui n’a pas été très en vue en première, était plus visible en seconde période. Parvenant à créer le danger et contrôler le ballon, les Mahrez, Slimani et autre Bennacer ont tous trouvés sur leur chemin un Onana dans un grand jour. Dominateurs sans parvenir à marquer, les algériens qui craignaient encaisser se sont montrés un peu trop prudents et reculeront d’un cran. Une erreur que l’EN aurait pu payer sans la double intervention de M’bolhi à la 68’ en réalisant un arrêt sensationnel d’un but qui aurait été synonyme de qualification du Cameroun. Un sauvetage qui réveille les hommes de Belmadi qui malgré leur multiples tentatives, n’arriveront pas à marquer pour aller en prolongation. Les 90 minutes écoulés, la crispation et la fluidité augmentaient et il fallait avoir les ressources mentales nécessaires pour garder sa concentration. Une nouvelle fois dominateurs dans les prolongations avec le plus grand nombre d’occasions crées, l’Algérie s’est faite une fausse joie avec un but de Slimani à la 98’ servi par le rentrant Touba, qui a été refusé après consultation de la VAR. un facteur stresse de plus pour l’EN qui malgré ce but refusé, continuera d’y croire pour voir le même Touba marquer le but égalisateur à la 118’. Dès lors, les Verts devaient bien défendre pour terminer le score sur ce 1 à 1, mais à la 120’+4 les camerounais vont inscrire un but assassin Synonyme de qualification des Lions Indomptables au bout d’un match aussi stressant que moyen au niveau technique. L’EN n’ira pas au Qatar, après la grande désillusion de la CAN, cette fois, l’Algérie sera privée de Coupe du monde. L’échec que tout le monde craignait est arrivé. Les joueurs ont fait ce qu’ils pouvaient, force est de reconnaitre que beaucoup de choses manquaient. Le Cameroun réalise son exploit s’impose à Tchaker et nous met à terre.

Algérie-Cameroun à 20h30 : Ici, c’est Tchaker, allez les Verts !

Ça y est, la longue attente est terminée, pour Belmadi, pour ses joueurs, pour la FAF et pour le peuple, le Qatar et sa Coupe du monde ne sont plus qu’à une seule marche, à un match. Après avoir arraché une brillante victoire à l’extérieur à Japoma, sur la pelouse délabrée de ce stade et devant un public camerounais très bruyant, l’EN devra valider son billet dans son antre de Tchaker, une opportunité non négligeable, car si l’EN a eu ce privilège de jouer à domicile ce match retour, c’est qu’il y a bien une raison : une suprématie, et une longue série d’invincibilité qui a amené les Verts à terminer l’année précédente dans le top 5 africain, la réputation est donc là, certes un petit peu salie par la déconvenue essuyée à la CAN, mais grâce a Slimani, les Verts ont sorti la tête de l’eau, et feront en sorte d’enchaîner contre un adversaire pas facile à jouer. Le Cameroun se présentera avec toutes ses armes, pour tenter de prendre sa revanche, mais avec l’EN, il n’y aura pas que le public qui viendra en masse pour les soutenir, les stats sont aussi là pour aider Feghouli et consorts a atteindre cette dernière étape : l’Algérie a, en effet, beaucoup de chances en matches de barrage, des matches pareils nous réussissent, les exemples du Nigeria en 1981, la Tunisie en 1985 et le Burkina en 2013 sont là pour en témoigner, seuls les Egyptiens en 1989 avaient privé l’Algérie d’aller en Italie en 1990, donc avec déjà une victoire en main, et un groupe presque au complet, Belmadi a tout pour composer un nouveau onze-surprise et surprendre le malheureux Song, qui a hérité d’une vraie bombe qui risque d’exploser dans la tanière, en fin de soirée.

 

On passe la 5e

1982, 1986, 2010, 2014, l’Algérie a joué 4 Coupes du monde, et ne veut nullement manquer cette excellente occasion d’aller fouler encore le gazon qatari, ce dernier a prouvé en décembre dernier qu’il pouvait offrir quelque chose de très valeureux aux Algériens, Bougherra a réussi son pari, c’est au tour de Belmadi de réussir le sien, et d’exaucer un rêve qu’il caresse depuis plus de 40 ans, aller à la Coupe du monde avec l’Algérie et faire sensation, le challenge paraît fou, mais pour plusieurs raisons, ça reste jouable, l’EN s’est débarrassée lors de la dernière CAN de toutes les pressions qui l’entouraient, c’est avec un esprit léger qu’elle a foulé de nouveau la pelouse de Japoma et qu’elle le fera ce soir à Blida devant 25 000 supporters qui voudraient bien suivre le tirage au sort de la ‘’World Cup’’ ce vendredi devant leur petit écran avec la fierté qu’on leur connaît, et se préparer dès le lendemain à aller vers cette aventure.

 

Combat

Sur le terrain, le combat sera féroce, physique, tactique et même psychologique, car les Camerounais ,ne semblent pas avoir dit leur dernier mot, les propos de Song hier soir en conférence laissent entendre qu’Aboubakar et compagnie sont venus pour jouer leur carte exactement comme cela a été le cas à l’aller pour notre sélection, d’ailleurs cette obligation de marquer qui pèse sur Song devrait être le premier point faible sur lequel Belmadi va devoir axer ses consignes, si l’EN marque en premier, l’attaque algérienne va avoir une tonne d’occasions et peut-être une occasion de tuer le match très tôt, il faudra cependant éviter l’inverse, c’est pour cela que l’idée sera de reproduire la même solidité de l’aller avec plus d’animation, Belmadi en a les armes qu’il faut, à lui d’en faire bon usage.

  1. M. A.

 

Belmadi : «On ne pense qu’à la qualification»

«Il y aura beaucoup d’excitation»

 

«Le Cameroun a beaucoup d’atouts pour faire mal, on y travaille»

 

Le sélectionneur national Djamel Belmadi a préféré tempérer son propos hier, lors de la conférence de presse d’avant-match, tenue au stade Mustapha-Tchaker de Blida.

D’emblée, il a rappelé l’importance de la récupération qui a permis aux joueurs de se remobiliser après la victoire à Japoma. «On a fait en sorte de le faire, psychologiquement et nerveusement, l’essentiel du travail était basé sur ça. On a tout ce qu’il faut pour ça», a-t-il expliqué.

 

«Les Camerounais sont remontés»

La sélection camerounaise a chuté chez elle, cela a eu le mérite de blesser les joueurs et leur staff, pour le coach, c’est plus la déception qui se fait ressentir. «Je ne sais pas s’ils sont blessés, mais c’est sûr qu’ils sont déçus, ils avaient une série d’invincibilité à domicile. En résumé, ils avaient autant de raisons pour être déçus, ils sont sûrement remontés.»

 

«On connaît leurs forces»

Après un match aller où le combat a été rude, Belmadi connaît encore mieux son adversaire, et il sait à quoi il faudra s’attendre, les risques sont grands. «Ils sont performants individuellement et collectivement, ils ont beaucoup d’atouts pour faire mal, l’équipe est dangereuse dans plusieurs secteurs de jeu, on connaît leur jeu offensif, leurs coups de pied arrêtés, leurs joueurs aussi, on est hyper concentrés sur ces aspects-là, et sur ce 2e match.»

«Je me concentre sur mon équipe»

Belmadi n’a pas voulu parler de l’adversaire pour éviter de griller ses cartes, il se contente de dire qu’il se concentre sur son équipe et ne veut pas lâcher la qualification du regard. «Je me concentre sur mon équipe, et les propos de Song il en est responsable, l’essentiel dans ce match c’est de se qualifier à la Coupe du monde, il faut se concentrer sur ce match et les moyens qui sont étudiés c’est pour la qualification, donc surpris pas surpris, nous on bosse pour se qualifier et on fait le nécessaire pour ça.»

 

«Il faut performer dans les balles arrêtées »

Questionné sur le but marqué à Japoma et cette nouvelle tendance acquise par l’EN, celle d’exploiter les coups de pied arrêtés, Belmadi répond en donnant une stat. «50% des buts dans le monde sont marqués de cette manière, donc il faut être performant dans ce domaine aussi.»

 

«Ça sera plus fort que le match contre le Burkina»

En novembre, l’EN a souffert avant d’écarter le Burkina de son chemin, Belmadi ne nie pas la présence d’une ressemblance entre ce match et celui de ce soir. «Oui, le match du Burkina nous permet de vivre ce qu’on va vivre aujourd’hui, donc il y a une petite ressemblance, mais là ça sera plus fort, du moment qu’on est à 90 minutes d’une Coupe du monde, il y a un cheminement de 90 minutes à franchir, aujourd’hui on est à un match d’une qualification à la Coupe du monde, donc évidemment beaucoup d’excitation.»

 

«Zerrouki travaille aussi dans l’ombre»

Alors qu’il continue d’essuyer les critiques des observateurs, Zerrouki garde sa place dans le cœur de Belmadi, pour lui son jeune joueur accomplit parfaitement sa tâche. «Son rôle dépend des systèmes tactiques mais des fois on ne la voit pas, c’est le travail de l’ombre, des fois il est primordial le travail de l’ombre, il y a beaucoup d’intelligence sans ballon, sa manière de colmater les brèches, il a un grand rôle, une importance dans certaines situations, qui peut équilibrer certaines situations adverses, c’est vrai qu’on ne l’a pas vu comme d’habitude dans la construction, car c’est un autre genre de match, qui l’a empêché de jouer comme d’habitude, mais je suis satisfait du rendement de Ramiz.»

  1. M. A.

Une sentinelle remplacerait le 3e défenseur central : Schéma différent, même mentalité

Les Algériens ont refusé de jouer, disait un Song dépité par une défaite infligée à son équipe par une sélection algérienne très entreprenante vendredi passé à Japoma. Le constat était amer pour le staff camerounais, car Belmadi a réussi à le prendre au dépourvu, il faut dire que personne ne s’attendait à ce que le coach laisse enfin tomber un de ses principes, celui de ne jamais changer de schéma. On l’a, en effet, remarqué, Belmadi ne jouait qu’avec un 4-1-4-1 ou un 4-2-3-1, et ce jusqu’à vendredi quand il a décidé de passer à un dispositif plus défensif que d’habitude. L’équipe que Belmadi ne changeait pas, elle ne perdait pas, il a donc suffi que cette dernière enchaîne deux défaites pour le convaincre de passer à autre chose, mieux encore, Belmadi s’est intéressé beaucoup plus à son adversaire, il a décidé de jouer sur ses points forts en privant ses attaquants des solutions et les empêcher d’aller vers la cage de Mbolhi.

 

Le pacte de Malabo

Le sélectionneur national a réussi son pari, mais la vérité d’aujourd’hui n’est sans doute pas celle de demain, que ce soit dans le camps camerounais ou celui algérien, on s’attend donc à de nouveaux changements d’un côté comme de l’autre. Du côté algérien d’ailleurs, Belmadi en prévoit un, il en aurait même parlé à ses joueurs à Malabo avant d’embarquer vers Douala, il leur a expliqué qu’il évoluerait lors des deux matches avec deux systèmes différents, tout en préservant la solidité défensive qui a aidé l’EN à  revenir victorieuse de son périple au Cameroun.

 

Retour de la sentinelle

Après avoir joué avec 5 défenseurs à  Japoma, Belmadi se prépare à revenir à son schéma de base, celui de la CAN, un 4-1-4-1 qui préserverait la présence des joueurs plein axe, histoire de priver l’adversaire de son point fort, avec un peu plus de présence offensive, ce schéma, écarterait l’un des 3 axiaux alignés au Cameroun, on parle déjà de Bedrane qui ferait les frais de ce remaniement, l’enfant de Blida sera remplacé par une sentinelle, Guedioura part favori, vu tout ce que le coach a dit de lui en conférence au CTN, mais le rendement très satisfaisant de Bendebka pourrait aussi lui valoir une place de titulaire dans ce poste, il a terminé en force le match vendredi passé, et a montré qu’il est devenu une pièce de rechange très importante dans la machine de Belmadi.

Alors que le mystère demeure entier concernant le successeur de Bensebaïni sur le côté gauche, sur le côté droit Benayada a de fortes chances d’être utilisé pour la 2e fois d’affilée, il a réussi son match au Cameroun et devrait être reconduit. Devant la sentinelle, on retrouvera 2 autres milieux excentrés, un Bennacer très accrocheur vendredi avec probablement le retour de Soso Feghouli, c’est Zerrouki qui sauterait du onze, lui qui n’a pas été très bon lors de la dernière partie. Ce 4-1-4-1 que certains comparent au très ancien et classique 4-3-3 verra la présence d’un trio offensif, composée probablement de Slimani, Belaïli et Mahrez, ou un autre élément qui viendrait chambouler davantage les plans de Rigobert Song. Le coach national a en tout cas prouvé qu’il a plus d’un tour dans son sac, la réussite de son 5-4-1 au Cameroun l’encouragera à coup sûr à tenter d’autres aventures, mais sans prendre des risques, il sait ce qui reste à faire, et ce qui manque à son team pour atteindre son objectif, il sait aussi maintenant que son homologue camerounais s’attend a tout de sa part, cela allume la concurrence dans les coulisses de ce match. Au final, ce n’est qu’au jour J qu’on découvrira les deux schémas et qui aura fait le bon choix.

S.M.A

Après une longue traversée du désert Belfodil, un mental d’acier

Au sein de la sélection nationale, il n’y a pas que Belaili qui a réussi à sortir la tête de l’eau après ses déboires (longue suspension) il y a quelques années. Un autre attaquant est passé par des moments aussi pénibles, c’est Ishak Belfodil. Il est de retour en sélection et a même pris part aux vingt dernières minutes à Japoma, vendredi dernier. Connaissant l’avis de Belmadi sur lui, il devrait, pourquoi pas, faire de lui son futur joker en E.N, prévoient les spécialistes. Retour sur une carrière en E.N. marqué par des hauts et des bas.

 

Dernière sélection en 2018

En 2013, après avoir obtenu l’autorisation de la FIFA de jouer pour l’Algérie, avant cela il était dans les sélections de jeunes de France. Belfodil a fêté sa première sélection en août 2013, lors du match amical contre la Guinée à Blida (2-2). Vahid Halilhodzic l’a fait entrer à la mi-temps de ce match, mais pas celui d’après contre le Mali (éliminatoires C.M 2014). Il faut préciser que Vahid Halilhodzic ne lui a pas fait confiance, même s’il évoluait dans un grand club l’Inter Milan. Le coach bosniaque n’a pas apprécié que l’ancien président de la FAF, Mohamed Raouraoua, l’ait persuadé de jouer pour l’Algérie, pensant que le dernier mot lui revenait pour le choix des joueurs, or l’ancien patron de la FAF, qui n’ignorait pas le potentiel de Belfodil âgé de 21 ans à l’époque, le voulait avec l’Algérie, cette divergence entre lui et l’actuel sélectionneur du Maroc a pénalisé Ishak Belfodil qui sera écarté avant de refaire son retour chez les Verts après le départ du coach bosniaque et la nomination à sa place du Français Christian Gourcuff, lequel, pendant son bail, le convoquait régulièrement et l’a même pris dans la liste des 23 lors de la CAN 2015. Gourcuff parti, il sera rappelé par l’Espagnol Alcaraz, deux ans après. Il a fallu attendre le recrutement de Djamel Belmadi pour qu’il retrouve les Verts, cela coïncidait avec ses deux dernières sorties contre respectivement le Bénin, en aller et retour, sa dernière sortie fut le 16 octobre 2018, alors que Belmadi voulait le prendre à la CAN 2019, une méchante blessure (ligaments croisés et ménisque) est venue le stopper dans son élan, au moment où il réalisait sa meilleure saison en club avec  les Allemands de 1899 Hoffenheim  (16 buts, 5 passes décisives en 28 matches). S’ensuivront presque deux années de galère et une grosse polémique avec les dirigeants de 1899 Hoffenhem, à qui il reprochera de vouloir mettre en danger sa carrière, avec la complicité du staff médical du club qui l’avait persuadé d’éviter l’opération chirurgicale, qu’il subira finalement dans une clinique parisienne et à ses frais, mais surtout sans l’avis de son employeur. Après cet épisode, on a atteint le point de non-retour. Il rejoindra le Hertha Berlin cet été. En 23 matches, il a marqué 4 buts, suffisant pour convaincre Djamel Belmadi de le rappeler.

 

25 mars 2022, nouveau départ

A 30 ans, Ishak Belfodil arrive à un tournant de sa carrière en Equipe nationale, retenu dans la liste des barrages contre le Cameroun, il a enfilé à nouveau le maillot national en ce vendredi 25 mars. Pour les observateurs, si l’Algérie se qualifie par bonheur à la Coupe du Monde du Qatar, Djamel Belmadi devra miser sur Ishak Belfodil en attaque, car ce n’est pas donné à n’importe quel attaquant de s’imposer dans un championnat aussi relevé que la Budensliga et la Coupe du Monde, c’est un tout autre niveau. Le coach national a besoin de joueurs habitués à jouer dans de grands championnats en Europe.

M.S.

Algérie-Cameroun J-2/ Belmadi devrait reconduire le même système : La qualification d’abord, le beau jeu après

L’entraîneur national et son staff ont réussi leur coup de poker en ramenant une victoire du terrain de Japoma, et ce, en optant pour la toute première fois depuis 4 ans à un schéma avec 5 défenseurs dont 3 axiaux.

La surprise était grande dans le camp des supporters et des observateurs lorsque la FAF a annoncé la composition qui allait affronter le Cameroun, la surprise a été immense aussi dans le camps camerounais, car pour eux, un sélectionneur comme Belmadi, qui n’a jamais laissé tomber ses 4-2-3-1 et le 4-1-4-1 depuis août 2018 n’allait pas s’aventurer aux portes de la Coupe du monde, mais cela a eu lieu et le coup a été une totale réussite.

Le coach a analysé le jeu des Camerounais, et comme il l’a si bien dit, hier il a fini par trouver la faille, mal exploitée jusque-là par les Nord-Africains, contre cet adversaire, il faut dire que cette équipe du Cameroun est costaude avec un collectif mais aussi des individualités capables de marquer à n’importe quelle équipe, Belmadi a senti le danger, et a décidé de déroger à la règle, il a choisi le résultat au jeu, sur une pelouse lourde et pas très stable.

 

Zéro risque

4 jours plus tard, ce mardi, une seconde manche est prévue, dans d’autres conditions, le climat est parfait à Blida, et la pelouse sera au rendez-vous, soit des conditions idéales pour faire mal une nouvelle fois à Song, mais est-ce que la qualité de la pelouse va pousser le coach à produire du jeu et joindre le beau jeu à cette obligation de décrocher un autre bon résultat ? Certainement pas, car pour le coach, le match aller n’était qu’une étape, qu’il faudra confirmer ce mardi, le Cameroun arrivera avec toutes ses armes, peut-être même avec Aboubakar qui ne semble pas souffrir d’une blessure grave, de quoi inciter le coach à jouer avec prudence, cela nous amène à penser que le sélectionneur national va reconduire le même système au match retour, soit une tactique avec 5 défenseurs dont 3 axiaux, tout en augmentant un petit peu le flux offensif, peut-être avec des consignes spéciales aux latéraux appelés à soutenir le milieu et les attaquants.

Prudence

L’idée est claire, l’EN a certes gagné mais n’a rien assuré, elle n’est pas à l’abri d’un retour des Camerounais qui viendront jouer leur vatout à Blida, une élimination d’une Coupe du monde qui s’annonce comme étant unique, ne sera pas une chose facile à gober, Eto’o, Song et toute la brigade des Lions seront gonflés à bloc, et feront tout pour se racheter, un but des Camerounais est suffisant pour replonger les joueurs algériens dans la paranoïa de la CAN, c’est pour ça que le staff devrait reconduire ce 5-4-1, en essayant d’être un peu plus offensif, et tuer les espoirs des visiteurs. Les déclarations de Belmadi hier et après le match laissent entendre que l’EN est loin de l’euphorie, le coach a demandé à ses joueurs de reporter la joie à mardi soir, la page de Japoma est donc tournée, le discours est tourné vers la remobilisation.

S.M.A

 

Mahrez : l’artiste de retour dans son jardin

La performance réalisée par notre sélection nationale à Douala, ce vendredi, rassure les Algériens sur les chances de qualification à la Coupe du monde du Qatar. Après leur succès important au match aller face au Cameroun (0/1), les Verts ont franchi un grand pas pour arracher le ticket qualificatif, il n’en demeure pas moins que les Algériens, qui sont des amoureux du beau football, sont restés  sur leur faim dans ce match aller. Se voulant plus réaliste, Djamel Belmadi a opté pour la sécurité en renforçant son arrière-garde, une tactique qui a porté ses fruits, obligeant ses fins techniciens tels que Belaili et Mahrez à assurer beaucoup plus le travail de récupération, certes l’attaquant oranais fit étalage de ses dribbles déroutants comme sur cette action en fin de match quand il a passé un petit pont à un défenseur camerounais avant d’adresser un centre dangereux qui n’a pas trouvé preneur malheureusement. En revanche Ryad Mahrez n’aura que très rarement fait parler sa technique, contexte du match oblige, et  contrairement à ses habitudes, Ryad Mahrez a énormément travaillé sur le terrain en bloquant notamment l’arrière gauche Tolo qui ne pouvait prêter main-forte à ses attaquants, d’ailleurs les attaques les plus dangereuses des Lions indomptables étaient sur le côté droit.

 

Mardi on retrouvera le joueur de City

L’E.N. n’a pas encore composté son ticket qualificatif vu qu’il reste une deuxième manche à disputer. Cette fois, le fera-t-elle à Mustapha Tchaker de Blida, théâtre de ses grands exploits depuis plus d’une décennie, une enceinte dans laquelle le magicien Ryad Mahrez est souvent à l’aise. Tandis que le débat en Algérie tourne autour du rendement du capitaine de l’E.N. qui est plus performant avec son club Manchester City qu’avec la sélection, après une CAN 2021 ratée, à l’image de toute l’équipe, il est temps qu’il nous gratifie de ses gestes techniques de classe et ses buts toujours beaux, évidemment le staff technique et les joueurs signent pour un match poussif, s’il le faut, mais une qualification au Mondial 2022. Cependant, habitués aux prouesses techniques de leur idole, ils pensent que mardi, ils verront le Ryad Mahrez qu’ils ont de tout temps admiré !

 

Le bon état de la pelouse

Tous les entraîneurs vous le diront, les joueurs ont besoin d’une belle pelouse pour faire étalage de leurs qualités techniques, le gazon de Mustapha Tachker, qui était dans un état lamentable l’automne dernier, a été bichonné et bien entretenu depuis. Si l’on se fie aux photos publiées sur les réseaux sociaux notamment, il a  retrouvé toute sa splendeur, de bon augure pour l’E.N. qui ne s’exprime pas bien sur des… bourbiers. L’on se souvient de la fameuse déclaration d’Adel Amrouche, en novembre 2019, avant le match aller à Gaborone entre l’Algérie et le Botswana quand il a appris que Mahrez sera absent à ce match. « Franchement son absence n’est pas une bonne nouvelle pour nous ! Sur une pelouse lourde et défectueuse, il ne se retrouve plus contrairement à Soudani (il l’a remplacé dans ce match) qui est un tout-terrain. Ryad a toujours besoin d’une bonne pelouse pour exprimer son talent », l’ancien driver du MCA n’avait pas tort, le capitaine de l’E.N. est à l’aise sur une belle pelouse, illustration où il joue chaque week-end sur du billard, il enchaîne de belles prestations. Maintenant que celle de Mustapha Tchaker a été refaite, on s’attend à un récital de sa part et de ses coéquipiers attaquants mardi soir.

M.S. 

Cameroun 0 - Algérie 1 : Slimani «tue» le fantôme de Japoma

Cameroun 0 - Algérie 1

          

But :Slimani (41’)

 

Cameroun :A.Onana, C. Fai, N. Tolo, Castelleto, Ngadeu, Gouet, Hongla (Tawamba 46’), J. Onana (Ondoua 86’) , Choupo-Moting, Aboubakar cap (Soni 46’), Toko Ekambi

Ent. :Rigobert Song  

 

Algérie :M’bolhi, Benayada, Bensebaïni, Benlamri, Bedrane (Tahrat 89’), Mandi, Bennacer (Guedioura 86’), , Zerrouki (Bendebka 75’), Belaïli, Mahrez (Feghouli 75’), Slimani(Belfodil 75’).

Ent :Djamel Belmadi

 

Affluence nombreuse. Temps chaud et humide. Arbitrage de M. Joshua Bondo (Botswana). Pelouse praticable.

 

Averts. : Soni (64’)

Bennacerr (46’), Slimani (68’), Bensebaïni (77’), Belfodil (90’+8)

 

Slimani «tue» le fantôme de Japoma

 

Les Verts ont frappé un grand coup ce vendredi en battant le Cameroun sur son terrain de Japoma. Un  terrain considéré de maudit pour notre sélection nationale qui a connu ses pires résultats il y a de cela deux mois et demi sous l’ère Djamel Belmadi (deux défaites et un nul à la CAN 2021) : d’ailleurs, avant de se déplacer à Douala, le coach national avait clairement affiché les ambitions de son équipe. ‘’L’EN renaîtra dans ce même stade (Japoma)’’, une promesse que lui et ses joueurs ont tenue. Pour y parvenir, Belmadi a bien préparé son plan tactique avec trois défenseurs axiaux, parfois on était jusqu’à …cinq derrière quand on n’avait pas le ballon. Lors des premières minutes, on avait des doutes sur la réussite de ce plan avec la domination en début de rencontre des Lions Indomptables qui assiégèrent la surface algérienne et attaquaient surtout systématiquement sur le côté droit, mais comme un signe du destin, c’est Islam Slimani qui sonne la première alerte. Après avoir récupéré une mauvaise relance de Ngadieu (13’), le renard des surfaces part vers le but sur la droite de la surface camerounaise et décoche un tir puissant qu’André Onana très vigilant boxe en corner. C’était un premier avertissement sans frais pour les Camerounais.

 

Une tête rageuse

Après avoir baissé de régime de longues minutes, les Camerounais reviennent à l’attaque et poussent pour marquer mais encore une fois, le même scénario va se répéter alors que la première mi- temps tirait vers sa fin, un coup franc à gauche est accordé à l’EN, Ismaïl Bennacer se rapproche du ballon, il n’y a pas besoin de faire des études en labial pour comprendre ce qu’a dit Youcef Belaïli au joueur du Milan AC : ‘’C’est moi qui va le tirer.’’ Bennacer se repositionne à l’entrée de la surface, Belaïli qui est très adroit dans cet exercice dépose le cuir sur la tête d’Islam Slimani qui d’une tête rageuse malgré qu’André Onana touche le ballon, celui-ci finira au fond des filets (41’), l’EN sort enfin la tête de l’eau après une entame de match compliquée qui ne laissait augurer un tel dénouement. Après le retour des vestiaires en seconde mi- temps, l’EN va gérer le reste de la rencontre, toutes les tentatives de Toko Ekambi et ses camarades échouaient une fois dans la surface algérienne avec des défenseurs qui firent le match qu’il fallait. Aïssa Mandi interviendra en fin de match (90’) en concédant in-extrémis un corner sur une situation chaude.

 

Proche d’une 5e participation à la Coupe du monde

Avec ce succès très important, les capés de Djamel Belmadi ont accompli plus que la moitié du chemin qui mène vers le Qatar.  Les Fennecs doivent  finir le travail ce mardi en arrachant la qualification à la Coupe du monde- 2022, ce qui sera la 5ème participation de l’Algérie dans cette compétition planétaire.

 

 

                      M.S

Le 5-4-1 a tout verrouillé

Depuis son arrivée à la tête des Verts en août 2018, Belmadi a alterné entre le 4-1-4-1 et le 4-2-3-1, il n’a jamais pris de risques, préférant apporter de la flexibilité sur ces deux schémas au lieu d’innover. Il faut dire que la série d’invincibilité l’a pénalisé et empêché de faire des folies, hier donc il était dans la meilleure config’ depuis 3 ans pour changer de tactique : il a recouru à un schéma avec 3 défenseurs centraux, un 5-4-1 en situation défensive, qui se transforme en un 3-4-3 en position d’attaque, avec un soutien offensif de Bennacer, incorporé sur la même ligne avec Zerrouki. Cela nous rappelle les propos du coach lors de son avant-dernier point de presse lorsqu’il a encensé son milieu milanais, louant sa générosité aussi bien défensive qu’offensive. L’autre choix inattendu du coach, c’est ce onze composé intégralement de joueurs ayant pris part à la dernière CAN.

Alors qu’on s’attendait à des changements dans le onze de départ et l’incorporation d’au moins un revenant, comme Guedioura ou Belfodil, voir un nouveau comme Benyattou, finalement le coach et son staff ont opté pour une autre stratégie : compter sur ce qu’il avait sous la main à la CAN et prendre à contre-pied Song et Mignet. Une autre façon de dribbler et de devenir imprévisible, cela prépare le terrain pour le match retour et crée des soucis pour l’adversaire qui devra travailler plusieurs éventualités, et lui fera perdre du temps.

A noter que dans cette tactique à 3 défenseurs centraux, le coach national a choisi de faire confiance à Mandi, mais contre toute attente il l’a aligné dans une position axiale, pourtant au Bétis son ancien club, à chaque fois que ce schéma du 3-4-3 est adopté, Mandi occupe une position à droite, cela le met très à l’aise étant donné que ça lui rappelle les années où il jouait latéral droit. C’est Bedrane qui a joué à ce poste, alors que Benlamri a évolué à gauche, proche de Bensebaini.

  1. M. A.

Bruyant, sage et fair-play : Démonstration de force du public algérien

Les Algériens sont de retour, les supporters de l’EN ont marqué le match d’hier par leur présence plus de 1.700 personnes ont bravé la fatigue pour prendre place dans la tribune du stade Japoma, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres.

Le premier vol a décollé peu avant 2h du match, et le hasard a voulu qu’ils soient 3 à la fois à quelques minutes d’intervalle, à se poser sur le tarmac de l’aéroport de Douala, le voyage a duré plus de 5 heures, la faute à une météo capricieuse, les supporters ont patienter trois-quarts d’heure avant de voir le commandant de bord poser son appareil à Douala, il a dû attendre la fin de la pluie pour s’engouffrer dans les nuages et libérer les passagers du vol AH-5616.

 

Les autorités à l’accueil

Les supporters se sont présentés sans leurs passeports à la salle d’arrivée, ils ont dû les remettre aux guides du TVA, afin d’accélérer les formalités douanières. Sur place, les passagers du vol numéro 1 découvriront que ceux du vol numéro 2 étaient déjà là, ceux du vol d’Oran aussi, le MJS Sebgag ainsi que Son Excellence l’ambassadeur d’Algérie au Cameroun, Mahi Boumediène, aussi étaient là, en train de veiller à ce que le début de l’opération se fasse comme espéré.

Une fois lancée, l’opération pouvait se poursuivre normalement, et cela l’a été, une excellente initiative a été décidée, celle d’emmener les fans à la ‘‘maison du parti’’, dans le quartier de Bonanjo, un lieu réservé au dépistage du Covid durant la CAN, et transformé le temps d’une matinée en QG pour les supporters des Verts.

 

En route pour Krystal

Une fois à la ‘‘maison du parti’’, les supporters ont reçu le feu vert pour sortir, en face d’eux, les fans, visiblement très bien informés, ont reconnu l’hôtel Onomo, qui a servi de lieu d’hébergement pour Bounedjah et consorts en janvier, sauf que cette fois l’EN a choisi d’aller plus loin, du côté de l’hôtel Krystal Palace, le seul et unique 5 étoiles de Douala. C’est vers cet endroit que les supporters, du moins un grand nombre, ont choisi d’aller, on pouvait bien les distinguer en face de l’établissement envahi par les caméras de télé, mais aussi des fans camerounais, qui ne cachent pas leur admiration à notre Ryad national. Un impressionnant cordon sécuritaire s’est d’ailleurs tissé autour de l’hôtel, personne ne pouvait accéder au hall, même les médias venus récupérer leurs accréditations.

 

Les marchés envahis par la marée verte et blanche

Au même moment, des centaines de supporters ont choisi de prendre un autre chemin, aller dans les marchés de Douala, prendre un café : « Je n’arrive plus à tenir, mes frères rassurez-moi, dites-moi que je vais trouver une cafet’ comme chez nous, pouvoir siroter un bon café pressé, j’en peux plus », lance Dahmane, un trentenaire, qui venait de prendre 2 comprimés de paracétamol, offerts par le steward avant de quitter l’avion. Il faut dire que le manque de sommeil commençait à se faire ressentir, la fatigue aussi, mais la marche venait juste de commencer, les rues de Douala ont été envahies par les Algériens, et leur nombre était beaucoup plus important que celui de la CAN.

 

Fair-play

Camerounais et Algériens se sont retrouvés face à face, un match qui a débuté donc très tôt en ville, et bizarrement, les supporters des Lions étaient tous d’accord sur un score : on va vous battre 2-0, lançaient-ils en direction de nos supporters, le tout dans une ambiance bon enfant qui met fin à toutes les craintes, les fans des Verts ont découvert un pays, et un public connaisseur et surtout chambreur, mais tolérant, on a vu ça à 14h quand les bus, remplis une nouvelle fois par les supporters de l’EN, ont pris le chemin de Japoma, après 5h de découverte, le moment « M » d’aller au combat est enfin arrivé, les dizaines de bus remplis par les supporters des Verts ont mis le cap sur le stade, traversant des routes surpeuplées, au milieu de centaines de commerçants, les échanges entre les supporters des deux camps ont eu lieu dans la gaieté et sans le moindre incident à signaler. Le tour qu’on a effectué à Douala en matinée, nous a permis de constater que les Camerounais étaient très étonnés du nombre de supporters algériens présents dans leur pays. Ils ont eu vent de l’action menée par les autorités algériennes, mais pas à un tel nombre de bus et une telle organisation, car s’il faut reconnaître une chose aux Camerounais en général et aux autorités en particulier, c’est qu’ils ont complètement adhéré à la démarche du président Tebboune, en réservant un accueil chaleureux aux supporters des Verts, mettant des moyens, qui ont dépassé toutes les imaginations, à leur disposition, notamment, une tolérance remarquable et une organisation qu’on n’a pas vu, même lors de la dernière CAN.

  1. M. A.