Selon l’agence de presse sénégalaise, la rencontre de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 qui mettra aux prises le Burkina Faso à l’Algérie, comptant pour la 2eme journée se jouera au Sénégal. C’est au stade Lat Dior de Thiès que se disputera cette rencontre suite à une demande de la Fédération burkinabaise de football. Ceci en raison de la suspension du stade du 4 Août de Ouagadougou. C’est donc au Sénégal que ce jouera le match prévu la mi- juin pour le compte de la 2e journée du groupe A après la suspension par le CAF du stade de Ouagadougou.

La sélection algérienne qui jouera son premier match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 face à Djibouti, connait la date, l’heure et le lieu de cette rencontre. La FAF a dévoilé la programmation de ce match du groupe A. C’est donc le 5 juin que les Verts recevront Djibouti au stade Mustapha Tchaker de Blida tandis que le coup d’envoi est prévu pour 19h00 GMT (20h00 heure algérienne).

Véritable symbole de réussite, le nom de Belmadi, est utilisé dans l’intérêt de bon nombre de personnes à des fins strictement personnelles. Ces derniers temps, beaucoup l’évoquent et lie leurs causes au nom du sélectionneur national, qui veut encore une fois rappeler qu’il ne souhaite pas qu’il soit lié ni de près ni de loin à une quelconque campagne ou programme.

Le site de la FAF vient d’ailleurs de publier une précision du sélectionneur national Djamel Belamdi. Evoquant en premier lieu le dernier stage des Verts et les conditions plus que difficiles rencontrées par l’EN «Le sélectionneur national, M. Djamel BELMADI a tenu à apporter des précisions qu’il juge plus qu’importantes au sujet du déroulement du dernier stage de la date FIFA (22 au 30 mars 2021) au cours duquel l’équipe nationale avait affronté la Zambie (le 25 à Lusaka) et le Botswana (le 29 à Blida).
A ce propos, M. BELMADI estime que ce stage s’est déroulé dans des conditions chaotiques ne lui permettant pas d’être dans des positions et dans des dispositions à même de mener à bien ses missions d’entraîneur. Cela a même perturbé sérieusement les joueurs, ce qui est inadmissible à l’échelle d’une sélection.» 

Ne cherchant que la sérénité et surtout ne pas sortir de son cadre de sélectionneur, Belmadi rappel encore une fois qu’il ne veut pas être mêlé à d’autres considérations en dehors de ses prérogatives «Tout ce marasme vécu et cette ambiance pesante, en rapport avec les prochaines élections de la Fédération algérienne de football, inquiètent fortement le sélectionneur national qui ne veut pas être mêlé à d’autres considérations en dehors de ses prérogatives, de son cadre professionnel et de ses engagements avec l’équipe nationale.»

«Belmadi ne veut en aucun cas être le soutien de qui que ce soit, ni voir son nom lié ou utilisé»

Le nom et l’image de Belmadi, aspirent la confiance. Les qualités morales, intellectuelles de l’homme font que beaucoup veulent exploiter cette popularité du coach national pour redorer leur image ou encore faire leur campagne en utilisant son nom, ce qui ne plaît pas à Belmadi qui ne veut pas sortir du cadre de l’EN et du football «M. Belmadi ne veut en aucun cas être le soutien de qui que ce soit, ni voir son nom lié ou utilisé dans le cadre d’un quelconque programme voire pour des desseins populistes, estimant qu’il s’était engagé avec la première sélection du pays uniquement pour des objectifs sportifs bien précis.
Cette situation l’inquiète au plus haut point et risque de compromettre sérieusement l’avenir des Verts lors des prochaines échéances.» Peut-on lire sur le site de la FAF. Ce rappel de Belmadi vise a non seulement éclairer l’opinion public concernant sa position neutre, mais aussi pour prévenir ceux qui malgré ses précédentes déclarations continuent malgré ses multiples avertissements.

Digne représentant de l’arbitrage algérien au niveau international, notamment en Coupe du monde 1990, Mohamed Hansal se joint à la parole de Belmadi qui dénonce une campagne visant à casser l’équipe nationale dans sa bonne marche.

 

Djamel Belmadi soupçonne un complot qui vise à casser l’EN, votre réaction après notamment sa dernière sortie médiatique ?

Djamel Belmadi a dit les quatre vérités. En Zambie, il était présent au stade, il a vu comment l’arbitre comorien a injustement lésé notre sélection en offrant deux cadeaux aux Zambiens (2 penaltys). Pis encore, cet arbitre a été surpris en train de faire les lacets d’un joueur zambien avant le début du match. Cette image est terrible et nous renseigne davantage sur les intentions de cet arbitre. J’ai officié dans de grandes compétitions internationales telle que la Coupe du monde ; un arbitre ordonne à un joueur de faire ses lacets, mais jamais il s’agenouille pour le faire à sa place ! Désolé, cet arbitre comorien, il faut le mettre au placard. Les images télévision l’accablent. Je dénoncerai toujours ces pratiques, car celui qui fait du mal à mon pays, c’est comme s’il fait mal à ma famille.

 

La FAF a envoyé un dossier lourd contre cet arbitre à la CAF, cela peut-il changer quelque chose ?

Tant qu’on n’a pas de représentants dans l’exécutif de la CAF et la FIFA, c’est comme une voix qui crie dans le désert. Ce qui s’est passé à Lusaka est un scandale. Même contre le Botswana, l’arbitre a fermé les yeux sur un penalty après une faute flagrante sur Baghdad Bounedjah. Certes, la prestation de l’arbitre dans ce match était moins préjudiciable, mais il a quand même tenté de faire sortir du match nos joueurs, lesquels n’avaient pas heureusement réagi à ses provocations.

Désigner un quatuor du Burkina Faso, un pays que nous allons affronter en éliminatoires de la Coupe du monde 2022, est incompréhensible…

C’est une grossière erreur commise par la Commission d’arbitrage de la CAF. Pourtant, il y a de bons arbitres issus d’autres pays. Là aussi, c’est un point qu’il faudrait dénoncer auprès des instances internationales, car ça ne peut pas continuer ainsi.

 

A l’époque où vous arbitriez, avez-vous reçu des pressions pour faire gagner ou perdre une sélection, un match ?

Quand j’avais le badge de la FIFA collé sur mon maillot, la seule pression que j’avais était de bien représenter l’Algérie. Regardez ce qui est arrivé à l’arbitre comorien ! Sa photo en train de faire les lacets d’un joueur zambien est humiliante, non pas seulement à sa personne, mais aussi à son pays. Nous qu’on sifflait dans des matches à l’étranger, on faisait tout pour bien représenter l’Algérie comme l’ont si bien fait avant nous Aouissi, Benganif ou Khelifi. D’ailleurs, je suis content que M. Ghorbal ait été sélectionné par la FIFA pour la Coupe du monde 2022, qui a innové cette fois en rémunérant les arbitres, qui sont devenus des professionnels, à l’instar des joueurs. Pour revenir à ce qui s’est passé dans  les deux derniers matches de l’EN, je soupçonne une autre chose.

 

Quoi ?

Quand des sélectionneurs de renommée mondiale tels que Low (Allemagne) ou Santos (Portugal) considèrent l’Algérie comme l’une des meilleures sélections au niveau mondial, cela attise des jalousies, notamment chez nos voisins. Cela les dérange beaucoup. Cependant, quoi qu’ils fassent, on sera toujours au top, car nous avons une équipe nationale qui est forte. Grâce à Dieu, elle réussira à se qualifier au prochain Mondial malgré tous les obstacles qui risquent de se dresser sur son chemin. Nous faisons confiance à nos joueurs et à Djamel Belmadi pour relever ce défi.

 

Pourvu qu’on ne revive pas le même cauchemar de Lusaka…

Je réitère ce que je viens de dire que l’Algérie est visée. La dernière assemblée générale de la CAF, qui s’est déroulée à Rabat (Maroc), a été pour moi une mascarade, car comment expliquer qu’Infantino, le président de la FIFA, s’est ingéré de façon incroyable pour qu’on élise le nouveau président de la CAF, alors que sa présence aux travaux se résumait à un rôle d’observateur, ni plus ni moins ? Demain, je doute fort qu’Infantino agisse de la même façon lors des assemblées de l’UEFA ou des confédérations américaine et asiatique. L’Algérie doit reconquérir la CAF. Il y a quelques années, on avait jusqu’à 6 représentants dans les différentes commissions de la CAF. C’est important d’avoir des représentants, car au moins, notre football est protégé. Tiens, je vais citer un exemple.

 

Allez-y…

Ce dimanche, la JSK va jouer Berkane en Coupe d’Afrique. Berkane, c’est la ville d’où est originaire Faouzi Lekdjaa, qui siège dans les différents exécutifs. S’il est présent au stade, en allant saluer l’arbitre du match avant le coup d’envoi du match, indirectement sans le lui demander, Lekdjaa va influencer l’arbitre. D’où la nécessité pour notre pays d’avoir des représentants, dans un futur proche, dans les instances internationales. De nos jours, c’est devenu même primordial. Gageons que la prochaine équipe fédérale saura bien faire les choses pour que notre football, plus particulièrement l’équipe nationale, ne revive pas le même cauchemar qu’en Zambie.

M. S.

 

Dans sa dernière réunion de mardi 30 mars dernier, le nouveau secrétaire général de l’instance a informé le comité exécutif de l'état de dégradation de certaines infrastructures (stades et infrastructures d’accueil), qui n'offrent pas ou plus les garanties indispensables pour accueillir des compétitions de la CAF.

Encore une fois, le sélectionneur national Djamel Belmadi a réapparu à travers une interview accordée cette fois à la Radio nationale, et encore aussi, il est revenu sur sa mésaventure du dernier stage, notamment le gros souci de l’arbitrage qu’il a eu à gérer aussi bien en Zambie avec le trio comorien qu’avec les Burkinabés qui ont dirigé à Blida le match contre le Botswana.