Chahreddine Boukholda a illuminé la première mi-temps par son pied gauche inspiré. Au cœur de toutes les actions dangereuses, il a délivré deux passes décisives et s’est imposé comme l’homme du match avant sa sortie sur blessure.
Dès le coup d’envoi, Boukholda s’est montré déterminant, distribuant le jeu avec une précision rare.
A la baguette dès le coup d’envoi
Sur le premier but, sa passe pour Ferhat a été parfaite, et Anatouf n’a eu qu’à pousser le ballon au fond des filets. La synchronisation, le timing et la justesse de sa passe ont été exemplaires, témoignant de son sens du jeu et de sa vision sur le terrain.
Avant la fin du premier acte, il a lancé Ferhat en profondeur, offrant à ce dernier une ouverture idéale pour inscrire le deuxième but. Chaque mouvement, chaque ballon touché semblait calculé et fluide, transformant le jeu offensif de son équipe en un véritable ballet collectif.
Un impact total sur le jeu offensif
Son influence ne s’est pas limitée aux actions de but. Ses déplacements, sa capacité à se rendre disponible et à créer des espaces ont permis à ses coéquipiers de mieux respirer, de combiner et de prendre confiance. La première mi-temps a été à son image : rythmée, inventive et dangereuse pour la défense adverse. Ses passes, à la fois précises et audacieuses, ont mis Al-Hilal sous pression dès les premières minutes. Sa vision globale et son contrôle du tempo ont fait de lui le moteur du jeu du MCA.
Une blessure qui a tout changé
Malheureusement, juste après la pause, Boukholda a dû céder sa place en raison d’une blessure musculaire. Son absence a été immédiatement ressentie sur le terrain. Al-Hilal a profité de ce vide pour reprendre l’initiative, imposer son rythme et mettre son adversaire en difficulté. Les combinaisons sont devenues moins fluides, les appels moins incisifs et la créativité a fait défaut.
Avec Tabti, il est l’autre chef d’orchestre
Malgré les critiques qui ont accompagné son recrutement cet hiver, Boukholda a démontré sa valeur et son talent, s’imposant comme un joueur clé et un véritable artiste du ballon rond. En une mi-temps, il a offert spectacle, précision et génie offensif, prouvant que ses détracteurs s’étaient trompés. Sa sortie sur blessure a laissé un vide palpable, rappelant l’importance d’un joueur capable de transformer chaque action en moment mémorable et de faire vibrer le public. Le Mouloudia comptait sur un maestro, Larbi Tabti, en l’occurrence, désormais, il en a deux avec Chahreddine Boukholda.
A. Z.





