ESS : Sredojevic essuie ses premières critiques

Publié le : 7 Février 2026

On attendait peut-être une confirmation, mais ce fut finalement la désillusion. C’est du moins l’état d’esprit qui régnait chez les supporters de l’ESS à l’issue de la défaite concédée mercredi dernier à Béchar face à la JSS (0-1).

 

Un revers qui a coupé net le semblant de nouvel élan enclenché au lendemain de la victoire obtenue quelques jours plus tôt face à l’USMK. Pourtant, après une première période bien maîtrisée, au cours de laquelle ils se sont même procurés la meilleure occasion de but, les partenaires de Kheïrredine Toual ont sombré en seconde mi-temps. Ils ont alors laissé l’initiative à leur adversaire du jour, lequel a su frapper au bon moment pour arracher les trois points de la victoire.

 

Scénario déjà vu

 

Et s’il y a une personne pointée du doigt et à qui l’on impute une grande part de responsabilité dans ces mauvais résultats, c’est bien le coach Milutin Sredojevic. Certes, le technicien serbe dispose d’un effectif limité sur le plan de la qualité technique, récemment renforcé seulement lors du mercato hivernal. Toutefois, pour de nombreux observateurs du côté d’Aïn El Fouara, il n’est pas exempt de reproches concernant les performances du onze de l’Aigle Noir depuis son intronisation.

À titre d’exemple, sur les dix matches dirigés, dont sept en championnat, les Hamidi et consorts ont concédé quatre contre-performances, avec trois défaites et un nul à domicile. Le point commun reste cette incapacité à tenir en seconde période, non pas sur le plan physique, mais plutôt en raison de choix jugés discutables. D’ailleurs, face à la JSS, Sredojevic a procédé à trois changements successifs en faisant sortir Salifu, Hamidi et Toual.

 

Il est sous pression

 

Des changements qui ont déséquilibré l’équipe et permis aux joueurs de la Saoura de prendre l’ascendant, se montrant de plus en plus dangereux avant d’atteindre leur objectif : s’emparer du gain du match. Le choix persistant de certains éléments, qui continuent de décevoir sans être remis en cause, alimente également les critiques. Le cas de Djahnit est, à ce titre, le plus illustratif. Le meneur de jeu des Noir et Blanc n’est plus celui que l’on connaissait. Visiblement usé par l’âge et l’enchaînement des rencontres, il peine à assumer pleinement son rôle.

 

Même constat au niveau de la défense, marquée par une instabilité chronique et remaniée presque à chaque match, ce qui la rend friable au fil de la compétition. Cela dit, avec le renforcement de l’effectif par l’arrivée de nouveaux éléments censés apporter un plus, le mentor ententiste se retrouve désormais face à ses responsabilités. Il devra rapidement trouver les solutions adéquates pour permettre à son groupe de renouer avec les bons résultats, avant qu’il ne soit trop tard pour lui… et pour son équipe.

F. R.