Près de trois semaines après son installation à la tête du conseil d’administration de la JSK, Adel Boudedja animera, ce matin, un point de presse très attendu.
Mais au-delà des formules d’usage, ce rendez-vous doit être celui des réponses concrètes. Car, aujourd’hui, ce ne sont pas les interrogations qui manquent. Elles sont nombreuses et parfois dérangeantes. Les supporters veulent comprendre la vision réelle du propriétaire et la trajectoire fixée au club.
Le dossier du DTS : stratégie ou improvisation ?
Pourquoi Mobilis tarde-t-elle à nommer un directeur technique sportif ? Pourquoi avoir lancé un appel à candidatures pour un poste aussi stratégique, alors que ce type de profil est généralement ciblé et choisi sur la base d’un projet clair ? Le futur DTS aura-t-il de véritables prérogatives décisionnelles ? Pourra-t-il agir librement sur le recrutement, la politique sportive et la formation, ou devra-t-il systématiquement passer par la validation du propriétaire avant chaque décision majeure ? Et surtout : la JSK cherche-t-elle un homme fort, capable de structurer le sportif ou simplement un cadre administratif pour compléter l’organigramme ? Des questions que le nouveau président doit répondre à l’issue de cette conférence.
La gestion du stade : pourquoi ce blocage ?
Autre question centrale : pourquoi la JSK ne gère-t-elle toujours pas pleinement le stade Hocine-Aït-Ahmed ? Pourquoi dépendre encore de la Direction de la jeunesse et des sports de Tizi Ouzou, alors que d’autres clubs, à l’image du MC Alger, ont franchi le pas vers une gestion plus autonome ? Qu’en est-il du musée du stade, annoncé mais toujours invisible ? Pourquoi la boutique officielle n’est-elle pas opérationnelle au sein même de l’enceinte, alors qu’elle pourrait constituer une source de revenus stable ? Combien de temps encore ces projets vont-ils rester à l’état d’intentions ? Les supporters de la JSK réclament des réponses depuis très longtemps mais jusqu’au jour d’aujourd’hui rien n’a été fait. En vérité, les choses traînent dans tous les domaines et il est grand temps de tirer la sonnette d’alarme, dire les quatre vérités.
Formation, hébergement : où est la structure ?
Le centre de formation fait partie des promesses récurrentes. Existe-t-il un calendrier précis pour son lancement ? Le foncier est-il sécurisé ? Le financement est-il validé ? Autre point sensible, l’hébergement des joueurs. Pourquoi la JSK ne dispose-t-elle plus d’une résidence propre, comme ce fut le cas par le passé ? Comment construire un projet ambitieux sans garantir des conditions de vie et de récupération optimales aux joueurs ? La professionnalisation passe aussi par ces détails logistiques. Malheureusement, malgré l’arrivée d’une société de l’ampleur de Mobilis, la JSK se plaint toujours de la désorganisation.
Ambitions africaines : discours ou réalité ?
La Ligue des champions faisait-elle réellement partie des objectifs fixés par Mobilis en début de saison ? Si oui, pourquoi le club n’a-t-il pas signé à temps l’avenant et l’engagement exigés au niveau de la Fédération algérienne de football ? Y avait-il un manque d’anticipation ? Une hésitation stratégique ? Ou la compétition continentale n’était-elle pas une priorité réelle malgré le discours affiché ? Enfin, quel est aujourd’hui l’objectif clair pour la fin de saison ? Simplement limiter les dégâts en championnat ou poser les bases d’un renouveau structuré ? Ce point de presse doit aller au fond des choses. La JSK a besoin d’une vision, d’un calendrier et d’engagements précis. Les supporters n’attendent plus des intentions. Ils attendent des actes.
S. D.





