A 48H00 du match Algérie-République Démocratique du Congo, tous les regards sont projetés sur ce match important des 1/8 de finale de la CAN. Pour les amoureux des Verts, le match de mardi alimente toutes leurs discussions.
Comme c’est souvent le cas avant une rencontre importante, les spéculations vont bon train sur la composante qui sera alignée dans ce match. Titularisé contre la Guinée équatoriale, Ramiz Zerrouki, qui n’avait joué que quelques minutes face au Soudan, a eu même l’insigne honneur de porter le brassard de capitaine pour la première fois après 47 sélections (il a remis le brassard à Aïssa Mandi, quand il est entré à la place de Tougaï). Dans cette rencontre, le milieu de terrain du FC Twente a fourni une prestation acceptable, mais celle- ci sera-t-elle suffisante pour que Petkovic le reconduise dans son équipe-type face à la RDC ? Avec les retours de Hicham Boudaoui et Ismaïl Bennacer, on doute fort que le sélectionneur national daigne toucher à son milieu de terrain, d’où la probabilité de revoir mardi Ramiz Zerrouki sur le banc des remplaçants. Il faut préciser que l’entraîneur national n’a pas utilisé Ismaïl Bennacer face à la Guinée équatoriale, car on appréhendait que l’ancien milieu de terrain de l’AC Milan prenne un deuxième carton jaune qui le priverait du match contre la RDC. Quant à Hicham Boudaoui, avec ses antécédents soucis de santé, on a préféré le laisser se reposer pour être à 100% prêt pour ce 1/8 de finale.
Le mal-aimé du public
La situation de Ramiz Zerrouki est identique à celle de Saïd Benrahma. En effet, l’ancien attaquant de West Ham n’a jamais été adopté par le très exigeant public algérien, même quand il sortait un grand match. Déstabilisé par cette campagne hostile à son encontre, Benrahma n’était pas psychologiquement en mesure de continuer en sélection. L’ayant constaté, après l’avoir pendant longtemps soutenu, Petkovic finira par le lâcher. Par contre, pour Ramiz Zerrouki, qui est également ciblé par des critiques parfois assez méchantes, le coach national l’a retenu malgré tout dans son groupe. En lui confiant le brassard de capitaine mercredi, Petkovic, même s’il sait très bien qu’avec les retours de Boudaoui et Bennacer, il le reléguera à nouveau sur le banc des remplaçants, c’était un geste fort de la part du sélectionneur.
Le coach sait qu’il aura besoin de lui
Avec son expérience dans les grandes compétitions, Vladimir Petkovic fait tout pour mobiliser ses joueurs, notamment ceux qui ne sont pas titulaires. C’est le cas pour Ramiz Zerrouki. Avec ses capacités défensives, ce dernier peut être précieux si jamais il aura besoin de ses services. Illustration d’ailleurs contre la Guinée équatoriale, quand Youcef Atal montait prêter main forte à l’attaque, Zerrouki glissait sur le côté droit afin de bloquer les contres adverses. Aussi, Petkovic cherche à le préparer, pour être prêt en cas d’éventuelles défections dans ce parcours dans cette CAN, alors qu’on n’est qu’à mi-chemin de la compétition. En entraîneur avisé, Petkovic se prépare à faire face à tous les scénarios possibles, d’où l’importance qu’il accorde à Ramiz Zerrouki, assure- t-on.
M. Stitou





