EN : Chaibi enfin lancé dans sa CAN

Publié le : 4 Janvier 2026

Titulaire à deux reprises dans cette  phase finale de la CAN 2025, Farès Chaibi était heureux après le match contre la Guinée équatoriale. 

 

Alors qu’il s’agissait d’un match sans enjeu pour l’EN, en exprimant un tel sentiment de soulagement, le joueur de l’Eintracht Francfort estime avoir marqué des points aux yeux de l’entraineur car il savait, avant cette dernière sortie de la phase de poules, qu’il jouait gros. Peu convaincant pour sa première titularisation face au Soudan, ce jour-là, malgré la victoire retentissante des Verts (3-0), Chaibi n’a pas été épargné par les critiques. Des critiques qu’il accepta d’ailleurs. «J’avais hâte de jouer, mercredi, car lors du premier match contre le Soudan, je n’ai pas été bon», reconnait-il après le succès sur la Guinée équatoriale (3-1). Auteur d’un but somptueux, en décryptant ses propos après cette rencontre, Farés Chaibi pense avoir enfin lancé sa CAN. Une compétition lors de laquelle il n’a jamais été en réussite. On se souvient de sa première participation, en 2024  qui s’est déroulée en Côte d’Ivoire, qui n’a pas été une franche réussite pour lui. Décevant à Bouaké, à l’image d’une grande partie de l’effectif, il est venu au Maroc avec un sentiment  revanchard, rapportent ses proches.

 

Embouteillage au milieu de terrain

 

Pour mener à bon port son équipe, et afin de tirer le maximum de ses joueurs, Vladimir Petkovic mise sur la concurrence dans les trois secteurs. Toutefois, c’est au milieu de terrain que le sélectionneur dispose d’une pléthore de joueurs, qui peuvent tous prétendre à une place dans son onze. Avec Bennacer, Zerrouki, Boudaoui, Zorgane, Maza et Abdelli, les éléments qui évoluent dans ce secteur se livrent à une lutte acharnée afin d’avoir la chance de jouer. Face au Soudan, Farès Chaibi pensait avoir grillé sa dernière carte, un sentiment partagé, du reste, par les médias et autres observateurs, qui estiment qu’on ne devrait pas revoir de sitôt l’ancien sociétaire de Toulouse FC dans l’équipe-type.

 

Mais heureusement pour lui, l’EN a acté sa qualification aux 8es de finale à l’issue du second match contre le Burkina Faso (1-0). Du coup, la confrontation avec la Guinée équatoriale a permis au coach national de ménager plusieurs cadres, soit une aubaine pour Farès Chaibi, qui avait alors l’occasion de se racheter. Une occasion qu’il ne ratera pas en étant,  dans ce match, l’un des meilleurs joueurs à l’instar d’Ibrahim Maza ou  Anis Hadj Moussa.  Sauf qu’avec le retour, face à la RDC, des joueurs laissés au repos, mercredi, les choix de Petkovic seront difficiles, prévoit-on. Car cette partie, tous les joueurs ont envie d’y prendre part.

 

Après le succès sur les Equato-Guinéens, Farès Chaibi s’était d’ailleurs projeté vers ce 8e de finale en déclarant : «On n’a pas eu le meilleur tirage, mais on est l’Algérie, notre objectif est de remporter le trophée». À travers cette déclaration, l’enfant de Bron (région lyonnaise) a, lui aussi, très envie d’être sur le terrain, ce mardi, plutôt que sur le banc des remplaçants. Toutefois, il sait parfaitement que Vladimir Petkovic établit toujours son onze en s’appuyant sur les éléments qui correspondent au système de jeu, qu’il va élaborer pour faire tomber les Congolais. Ce qui fait que sa belle prestation de mercredi ne lui garantit pas une titularisation ce mardi, Même si au fond de lui, il pense avoir fait ce qu’il fallait face à la Guinée équatoriale pour convaincre le sélectionneur de le compter dans le onze.

M. Stitou