Le jeune prodige franco-algérien de l'OGC Nice, Kail Boudache, affole les compteurs et les réseaux sociaux. Après une prestation renversante en Coupe de France, les comparaisons avec Adam Ounas fleurissent. Portrait d'une pépite que la FAF devra manœuvrer avec habileté.
Mercredi soir, le stade de l'Allianz Riviera a été le théâtre d'une éclosion fulgurante. Alors que l'OGC Nice semblait condamné à l'élimination en Coupe de France, mené 2-0 par Montpellier, l'entrée en jeu de Kail Boudache a tout fait basculer.
À seulement 19 ans, l'attaquant a inscrit son premier but professionnel, impulsant une "remontada" spectaculaire pour une victoire finale 3-2. Une performance qui a immédiatement conquis le public niçois, lequel réclame déjà sa titularisation en Ligue 1.
Si Boudache attire autant l'attention, c'est que son style de jeu est une ode au football de rue et à la technique pure. Gaucher déstabilisant, capable de percer les lignes par son dribble chaloupé, il rappelle inévitablement Adam Ounas par sa vivacité. Pour les puristes niçois, il s'inscrit même dans la lignée d'un certain Hatem Ben Arfa, tant sa facilité à éliminer ses adversaires semble innée.
Sous la houlette de Claude Puel, réputé pour lancer les jeunes talents, Boudache gravit les échelons à vitesse grand V : 4 apparitions avec les professionnels, des débuts remarqués en Ligue Europa et une première en Ligue 1 validée cette semaine.
«Il progressera encore. Nous travaillons son efficacité devant le but, mais sa capacité à déstabiliser les blocs adverses est déjà un atout majeur », a confié Claude Puel en conférence de presse. Pour l'Algérie, l'émergence de Boudache est une excellente nouvelle, mais le dossier s'annonce complexe. Ayant déjà porté le maillot de l'équipe de France U17, le jeune ailier est étroitement surveillé par la Fédération Française de Football (FFF).
Convaincre Boudache de rejoindre les Verts ne sera pas une mince affaire pour la FAF. Contrairement à d'autres dossiers, l'argument de la Coupe du Monde 2026 pourrait ne pas suffire seul, car la concurrence à son poste est titanesque avec un embouteillage sur l'aile droite.
Ouenzar Riad.





