Le NA Hussein Dey traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Après avoir perdu tous les objectifs fixés en début d’exercice, le club nahdiste s’est retrouvé, en ce mois de février, plongé dans une situation particulièrement chaotique.
Alors que les ambitions étaient grandes et que l’entourage du club nourrissait de sérieux espoirs, les résultats enregistrés se sont révélés bien en deçà des attentes. Une déception qui a rapidement laissé place à une crise plus profonde. Face à la furia de supporters mécontents, dénonçant à la fois la gestion du club et les performances affichées sur le terrain, les dirigeants ont opté pour une fuite en avant, tentant d’échapper à la pression populaire devenue de plus en plus pesante. Aujourd’hui, le constat est sans appel : il ne reste plus que le président du club, Yacine Hanied, pour tenir la barre d’un navire en perdition.
Esseulé aux commandes, il a tenté tant bien que mal de gérer une situation devenue ingérable. Confronté à de nombreux problèmes internes, le président nahdiste a multiplié les efforts pour stabiliser le club, sans toutefois parvenir à enrayer la spirale négative. Épuisé par les turbulences et isolé dans la tempête, Hanied a fini par lâcher prise, allant jusqu’à annoncer officieusement sa démission. Un geste fort, qui sonne comme un aveu d’impuissance. Seul aux commandes d’un bateau sinistré, il ne pourra jamais le ramener à bon port.
Lâché par les siens
Ce qui rend les choses encore plus difficiles pour le club nahdiste, c’est que le président Hanied a été lâché par ses collaborateurs petit à petit depuis l’entame de la saison. C’est d’abord Bouderouaia qui avait été le premier à lâcher prise, avant même que la saison ne débute, suite à un conflit avec les dirigeants du club sur certains points liés au mercato estival. Au tour par la suite du président d’APC d’Hussein Dey d’abandonner le navire, lui qui était très impliqué dans la gestion du club aux côtés des dirigeants, mais qui a décidé de prendre du recul depuis un mois, laissant les seuls Yacine Hanied et Amine Tata aux commandes.
Un duo qui était déjà en froid depuis quelques semaines, et qui n’a pas tenu longtemps à se disloquer, où Amine Tata a finalement pris lui aussi la décision de prendre ses distances par rapport à l’équipe, laissant le président seul en train de naviguer en eaux troubles. Et contrairement à la saison dernière où le club avait pu compter sur les enfants du club, comme Athmane Toual et Ali Bendebka qui ont tenu la baraque jusqu’au bout, c’est le néant total au Nasria, qui ne dispose ni d’un manager digne de ce nom, ni de dirigeants capables de mener le navire dans ces moments de grande houle.
Son appel à l’union n’a pas eu l’effet escompté
Et pourtant, le président Yacine Hanied avait bien tiré la sonnette d’alarme le 3 février dernier lors de la conférence de presse qu’il avait tenue au complexe Bensiam, lorsqu’il avait appelé à l’union sacrée pour remettre l’équipe sur les rails et lui permettre de jouer ses chances d’accession à fond la caisse. Un appel à l’union qui n’a pas eu l’effet escompté, puisque c’est tout le contraire qui s’est passé, lui qui s’est même retrouvé seul aux commandes du navire, sans aucune assistance.
Délaissé et abandonné par ses pairs, le président nahdiste a clairement menacé de jeter l’éponge lui aussi, si les autres dirigeants ne reviennent pas s’impliquer à nouveau, afin de faire en sorte que le NAHD finisse la saison de façon convenable et respectable et par la même occasion assure confortablement son maintien en Ligue 2, à défaut de viser l’accession.
M. A.





