Mokwena : «On tombe en Afrique, on se relève en championnat»

Publié le : 17 Février 2026

Au lendemain de la désillusion continentale, Rhulani Mokwena a réuni son groupe dans le vestiaire. Il leur a tenu un discours mobilisateur qui devrait leur permettre de vite remettre le pied à l’étrier.

 

Pas de cris inutiles, pas de règlements de comptes. Le coach sud-africain a tenu un discours ferme, lucide et ambitieux.

 

«La douleur doit devenir notre force»

 

Objectif : transformer la frustration en carburant avant le rendez-vous d’Oran, en championnat. Dans le silence du vestiaire, Mokwena a d’abord reconnu la déception. « Oui, ça fait mal. Mais cette douleur doit devenir notre force », a-t-il lancé à ses joueurs.

Le technicien sud-africain a insisté sur l’apprentissage tiré de l’échec africain : gestion des temps faibles, efficacité dans les surfaces, maturité dans les moments clés.

 

«Les grandes équipes ne fuient pas leurs erreurs, elles les affrontent»

 

« Les grandes équipes ne fuient pas leurs erreurs, elles les affrontent », aurait-il martelé. Pas question de douter du travail accompli. Pour lui, l’élimination ne doit pas effacer les progrès visibles depuis le début de saison. Le message est clair : tomber n’est pas une fin, c’est une étape. Son discours a du faire son effet tant il était mobilisateur et touchant à la fibre des joueurs. Mokwena a ensuite rapidement recentré le débat sur la réalité comptable.

 

«Le championnat est entre nos mains, chaque match est une finale»

 

 « Nous avons quatre matchs en retard et quatre points d’avance sur le CSC. Le championnat est entre nos mains », a-t-il rappelé. Le coach a exigé concentration et humilité, refusant toute projection excessive. « Chaque match est une finale », aurait-il glissé. Pour lui, l’avantage mathématique ne vaut rien sans constance sur le terrain. Il a demandé à ses cadres de montrer l’exemple et aux plus jeunes d’oser davantage. Le discours se veut mobilisateur : la meilleure réponse à l’Europe… pardon, à l’Afrique, se donnera sur les pelouses locales.

 

«Oran sera notre premier test de caractère»

 

Le déplacement face au MC Oran a occupé une place centrale dans son intervention. « Oran sera notre premier test de caractère », a-t-il averti. Pas un match en retard, mais un rendez-vous ordinaire devenu stratégique. Mokwena s’attend à un duel engagé, dans une ambiance chaude. « Si nous jouons avec personnalité, personne ne pourra nous arrêter », aurait-il assuré. Il a insisté sur l’intensité, le pressing coordonné et la maîtrise émotionnelle. Pour lui, c’est dans ce type de contexte que se construit un champion : solidité défensive, efficacité offensive et mental d’acier.

 

Le message du coach est passé, place au terrain !

 

L’élimination ne doit pas devenir un fardeau, mais un moteur. À Oran, le Mouloudia a l’occasion d’écrire le premier chapitre de sa reconstruction. Éliminé de la Ligue des champions, le Doyen doit vite tourner la page. Avec quatre matchs en retard et quatre points d’avance sur son dauphin, le CS Constantine, le cap reste clair. Le championnat avance, les points comptent, et le vestiaire semble prêt à répondre présent. Place au terrain.

M. Z.