Alors qu’on pensait que la désignation d’un entraîneur allait passer comme une lettre à la poste après le départ de Garrido, voilà que le Mouloudia d’Oran entame sa troisième semaine sans un coach. C’est toujours Cherif El Ouazzani SI Tahar qui, malgré son statut de directeur sportif, est en train d’assurer l’intérim en attendant que la direction du club tranche sur cette question.
Tout comme l’été dernier, la direction du club trouve toutes les peines du monde à trouver un entraîneur idéal pour l’équipe, notamment après le départ de Amrani puis Velud. On a, en effet, attendu plusieurs semaines avant que Garrido débarque à Oran déchargeant ainsi Cherif El Ouazzani de cette tâche. On est aujourd’hui en train de vivre le même scénario du début de saison puisque la direction du club, sous le coup de la déception, a résilié le contrat du coach espagnol sans vraiment avoir une solution de rechange sous la main. Ce n’est qu’après le départ de Garrido que les dirigeants du club, ayant même impliqué le président directeur général de la société Hyproc, se sont mis à chercher un profil qui corresponde aux exigences des supporters et au jeu de l’équipe. Plusieurs CV ont été envoyés aux différents dirigeants du club qui sont en train de les éplucher sans avoir réussi à mettre la main sur le futur coach de l’équipe.
Haddou Moulay pressenti
Après avoir minutieusement étudié les propositions des agents et des dirigeants, la direction du club n’est pas parvenue à se stabiliser sur une piste afin de conclure avec un entraîneur et lui confier par la même les rênes de l’encadrement technique. Convaincus que l’équipe a besoin d’un technicien connaissant bien l’équipe et son environnement et puisse faire l’effet d’un électrochoc à un groupe qui est au bout de l’explosion, on juge que Haddou Moulay, l’ancien joueur et entraîneur ayant parfaitement géré une telle situation, il y a de cela trois ans en compagnie de Belatoui, est le mieux indiqué pour venir à la rescousse de l’équipe. Sauf que cette fois-ci, l’ancien capitaine de la sélection nationale dans les années 2000, collabore depuis deux ans et demi avec son ancien camarade à l’USM Alger, Dziri Bilel. Cela dit, l’option de voir ces deux techniciens à la tête de l’encadrement technique de l’équipe n’est pas à écarter.
Chelle continue avec le Nigeria
Par contre, le rêve de vouloir récupérer Eric Sékou Chelle dans les jours à venir s’éloigne davantage dans la mesure où le technicien franco-malien se trouve encore sous contrat avec la sélection nigériane. En effet, même s’il serait intéressé par l’idée de retourner au Mouloudia d’Oran, Chelle doit entamer une série de démarches afin de procéder à la résiliation de son contrat avant de débarquer à Oran et entamer son travail avec les Rouge et Blanc du Mouloudia. Cela prendra beaucoup de temps alors que l’équipe semble avoir besoin d’un entraîneur dans l’immédiat. C’est ainsi que la direction se trouve devant deux options, à savoir laisser Cherif El Ouazzani conduire l’équipe ou recruter un staff technique local chapeauté par le directeur sportif jusqu’à la fin de saison. Pour ce qui est de Chelle ou d’un technicien étranger, il faut attendre jusqu’à la saison prochaine pour avoir le temps de bien étudier cette option.
A.L.





