L'étau se resserre de nouveau autour de Juan Carlos Garrido. Après la très décevante défaite (2-1) concédée face à l'ES Ben Aknoun ce samedi dernier pour le compte de la 16e journée, l'avenir du technicien espagnol au MC Oran semble ne tenir plus qu'à un fil, selon les échos parvenus des proches de la direction.
Ce revers, marqué par une apathie inquiétante des joueurs, a ravivé les tensions au sein d'une population mouloudéenne déjà échaudée par l'irrégularité chronique de l'équipe loin de ses bases. En plein cœur du mercato hivernal, alors que l’équipe première du MCO a désespérément besoin de renforcer ses rangs offensifs, la question de la barre technique est redevenue l'urgence absolue. Dans le camp de certains fans et dans les bureaux de certains dirigeants, l'idée d'une séparation gagne du terrain pour, soit dit en passant, provoquer un électrochoc. Ce technicien, dont les choix tactiques sont de plus en plus contestés, semble avoir perdu le crédit nécessaire auprès d’une partie des décideurs. Les heures prochaines risquent d’apporter bien des nouvelles…
La fragilité à l’extérieur inquiète toujours
Le MCO a confirmé sa fragilité en dehors de ses bases. Avec un visage morne, la bande de Juan Carlos Garrido a montré de signes inquiétants de faiblesse face à une équipe des Rouge et Noir, pourtant très prenables sur son terrain du stade du 20-Août-1955 des Annassers. L'inquiétude grandit du côté de la population du Mouloudia, restée figée à l’annonce du résultat concédé par l’équipe. Une équipe qui a une nouvelle fois étalé ses lacunes chroniques hors de ses bases. Malgré un adversaire pourtant à leur portée, les Ahmed Kerroum et compagnie ont affiché un visage morne, manquant cruellement d'inspiration et de caractère. Au final, après un bon résultat réalisé sur le terrain de l’USM Alger (2-1), le Mouloudia quitte le podium et pointe à la 5e place du classement.
Retrouver une âme de conquérant, l’urgence de l’heure
Tout compte fait, cette fragilité à l'extérieur devient alarmante avec cette incapacité à dicter le rythme et ces signes de faiblesse dans les trois compartiments de jeu, sans oublier cette impardonnable bourde du gardien Leonard Aggoune.
Ce revers, le cinquième de la saison, confirme que la bande mouloudéenne peine à voyager, laissant planer des doutes sur sa capacité à redresser la barre. C’est dire que pour cette bande et pour le MCO en particulier, l'urgence est désormais de retrouver une âme de conquérant pour éviter de s'enfoncer dans une crise de résultats.
Gestion de la trêve, l’autre point noir
Pour beaucoup, le fait de montrer un visage morne et sans percussion peut forcément s’expliquer par le manque de compétition dans les jambes des joueurs. L'absence de matchs amicaux durant une période de préparation n’a certainement pas arrangé les affaires de l’équipe des Rouge et Blanc. Une sorte de péché pour un staff technique, car l'entraînement seul ne peut simuler l'intensité réelle de la compétition et nul ne doute que le coach mouloudéen ne peut l’ignorer.
Contre l’Etoile de Ben Aknoun, les joueurs ont peiné à atteindre le seuil de haute intensité en raison de l’absence de toute confrontation. La raison de ne vouloir disputer la moindre joute reste l’énigme de l’heure et l’autre point noir dans le registre actuel du Mouloudia d’Oran.





