Ghoulam brise le silence sur l'épisode de la CAN 2019

Publié le : 14 Mars 2026

Longtemps resté discret sur les polémiques entourant son absence lors du sacre des Verts en Égypte, l’ancien latéral gauche de Naples, Faouzi Ghoulam, s'est confié au média italien Fanpage. Entre blessures à répétition, critiques injustes et fierté nationale, le défenseur de 35 ans livre un témoignage sincère sur les coulisses de sa carrière internationale.

L’histoire de Faouzi Ghoulam avec l’équipe nationale d’Algérie est celle d’un talent immense freiné par le destin. Interrogé récemment sur son absence marquante lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, l'ex-pensionnaire de Saint-Étienne a tenu à rétablir sa vérité face aux accusations de "désengagement" qui avaient circulé à l'époque.

En 2019, alors que l’EN de Djamel Belmadi s'apprêtait à conquérir le continent, Ghoulam sortait d'un long tunnel de blessures graves contractées avec le Napoli depuis 2017. Pour lui, sa non-participation n'était pas un choix de confort, mais une décision d'honnêteté envers le groupe: «À l'approche de la CAN, je n'étais tout simplement pas dans une condition physique optimale. Je ne me sentais pas prêt à relever les défis intenses qu'impose une telle compétition. Par respect pour le collectif, il n'aurait pas été juste que je prenne la place d'un coéquipier qui méritait davantage d'être sur le terrain que moi à ce moment-là.», a-t-il expliqué.

Au-delà de l'aspect médical, Ghoulam est revenu sur les critiques reçues en Algérie, lesquelles ont parfois dépassé le cadre du football. Des attaques qu'il a vécues comme une profonde injustice, rappelant que son choix de porter le maillot des Fennecs, après avoir évolué avec les Espoirs français, était un cri du cœur.

«J’ai payé le prix de cette décision. On sait que la valeur marchande d'un joueur évolue différemment lorsqu'il ne choisit pas une sélection européenne. Mais mon choix était clair, dicté par le cœur, et j’en suis fier, notamment devant mon père. En tant que professionnel, on accepte la critique technique, mais quand on touche à ton attachement envers ton pays, c’est tout autre chose.»

Aujourd'hui, avec 37 sélections et 5 buts au compteur, celui qui a brillé lors du Mondial 2014 et des CAN 2015 et 2017 assure suivre les succès de la sélection avec la même passion qu'un supporter en tribune.

Ouenzar Riad.