CRB : Sebaâ, le pari très risqué de Behloul

Publié le : 21 Avril 2026

L’élimination en coupe de la CAF consommée, le CR Belouizdad doit maintenant sauver sa saison et essayer d’aller chercher le titre en coupe d’Algérie. D’ailleurs, le président mise sur Salim Sebaâ et pour beaucoup, c’est un pari très risqué que prend le PCA du Chabab.

 

La fin de saison du CRB s’est particulièrement compliquée après la triste et amère élimination de l’équipe en demi-finale de la compétition africaine face au Zamalek. Une défaite qui fait énormément de mal puisque le Chabab avait fait de la Coupe de la CAF un objectif prioritaire absolu. Malheureusement, après deux rencontres face au représentant égyptien, les Rouge et Blanc n’ont pas pu refaire leur retard et perdent donc l’objectif le plus important de la saison.  

Désormais, il faut sauver les meubles et heureusement l’équipe reste toujours en course en coupe d’Algérie, ce qui représente la seule et unique chance d’aller chercher un trophée en fin de saison sportive. A ce propos, le président du conseil d’administration du Chabab, Badreddine Behloul, continue de miser sur Salim Sebaâ qui assure l’intérim. Au vu des difficultés pour régler le cas Ramovic et trouver un nouvel entraîneur, le PCA continue donc avec l’ancien coach des U21. Pour beaucoup, il s’agit là d’un pari très risqué de la part du président qui est conscient que l’équipe joue gros en cette fin de saison. Sebaâ qui a dirigé la double confrontation face au Zamalek n’a pas réussi à renverser la vapeur et donc il était partie prenante dans l’élimination de l’équipe.

 

180 minutes sans marquer, des changements insuffisants

Aussi, il y a des choses à dire concernant ces deux matchs dirigés par Sebaâ. La première des choses, c’est que l’équipe, et pour la première fois depuis longtemps, a enchaîné deux rencontres de suite sans parvenir à marquer le moindre but. Depuis le début de saison, les Rouge et Blanc ont pris pour habitude de pratiquement marquer à chaque rencontre sauf lors de ce rendez-vous capital, ce qui a plombé le groupe. Ce n’est pas tout, on reproche également au coach ses changements insuffisants puisqu’au Caire, par exemple, il n’a effectué que deux changements avec les entrées de Boussouar et Belkhir alors que des joueurs comme Kaâssis et Ahoua qui ont coûté très cher sont restés sur le banc et cela personne ne parvient à l’expliquer. Beaucoup pointent aussi son inexpérience puisqu’avant de prendre l’équipe en main, il n’avait jamais dirigé une équipe première et cela ne le sert pas pour gérer une fin de saison aussi intense que décisive. 

Le CSC, le match de la dernière chance 

Quoi qu’il en soit, le président Behloul a pris sa décision et a relancé une pièce sur Salim Sebaa. D’ailleurs, vendredi, ce sera comme une finale pour le Chabab. Mieux, ce sera le match de la dernière chance pour les Rouge et Blanc qui jouent leur saison puisqu’un autre scénario qu’une qualification serait synonyme d’une 2e année consécutive sans le moindre titre, ce qui n’était jamais arrivé depuis la prise de pouvoir de Madar Holdings en 2018. Sebaâ va devoir donc retrousser les manches et faire le nécessaire pour emmener son équipe en finale et essayer de la gagner.

I. Z.