Le Comité Exécutif de la Confédération Africaine de Football (CAF) s’est réuni hier vendredi 13 février 2026 à l’hôtel Hyatt Regency à Dar es Salaam, en Tanzanie, pour une séance aux enjeux majeurs.
La volonté d’élargir la Coupe d’Afrique des nations à 28 sélections a constitué l’annonce phare de Patrice Motsepe à l’issue de la réunion. «La CAN telle que nous la connaissons aujourd’hui est l’un des événements sportifs les plus importants en Afrique. Nous voulons la porter à 28 pays et l’organiser tous les quatre ans. Cela permettra à un plus grand nombre de nations de concourir au plus haut niveau», a-t-il expliqué. Cette déclaration est intervenue au terme d’une réunion du Comex particulièrement tendue, marquée par de nombreuses interventions de membres en colère après les crises qui ont suivi la CAN 2025 au Maroc, notamment les incidents de la finale entre le Maroc et le Sénégal et les sanctions disciplinaires prononcées récemment.
Plusieurs figures importantes étaient absentes de la réunion, notamment Sadi les représentants de l’Égypte, de la Mauritanie, du Maroc, du Cameroun, du Liberia, du Congo et du Gabon. La majorité d’entre eux s’est contentée d’une participation en visioconférence, tandis que le président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, était absent, tout comme le secrétaire général Veron Mosengo-Omba, dont l’absence a été interprétée comme une fuite face à la confrontation.
Durant près de quatre heures, Motsepe s’est essentiellement attardé sur l’évaluation de la CAN marocaine, alors que plusieurs autres points figuraient à l’ordre du jour. «J’ai été extrêmement déçu par ce qui s’est passé lors de la finale de la CAN au Maroc. Cela ne doit plus se reproduire et cela ne se reproduira plus. C’était une tache sur une très belle finale», a-t-il déclaré, annonçant l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités.
«Pas de report de la CAN 2027 et prêts à soutenir ces pays»
Le président de la CAF a également tenu à balayer les rumeurs concernant une éventuelle remise en cause de l’organisation de la CAN 2027 en Afrique de l’Est, après un article du «Guardian» évoquant des insuffisances d’infrastructures. «Ces informations sont totalement infondées. Je suis extrêmement confiant dans notre réussite», a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de la CAF envers la candidature conjointe du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie. Il a précisé que la CAF travaillait étroitement avec les gouvernements concernés afin que les infrastructures soient prêtes bien avant le coup d’envoi. Selon lui, limiter l’organisation des compétitions aux pays déjà dotés d’infrastructures de classe mondiale freinerait la progression du football africain dans plusieurs régions.
«Le Maroc propose un report de la CAN féminine, mais…»
Dans une atmosphère lourde au sein du Comex, plusieurs membres ont réclamé des réformes profondes, notamment au niveau de la commission des arbitres et du secrétariat général. Les débats ont été marqués par des échanges vifs, au point que certains points inscrits à l’ordre du jour, notamment la CAN féminine et l’avenir des compétitions jusqu’en 2037 n’ont finalement pas été abordés, Motsepe a toutefois évoqué la question en conférence de presse. «Au niveau de la CAF, nous souhaitons que la prochaine CAN féminine se déroule aux dates initialement fixées. Le Maroc propose un report, tandis que d’autres pays ont manifesté leur intérêt pour l’organisation. Les discussions sont toujours en cours», a déclaré Motsepe. «Nous devons protéger le prestige du football africain. Les supporters, les joueurs et le continent méritent des compétitions sûres, bien organisées et célébrées pour les bonnes raisons», a-t-il affirmé.
S.M.A





