EN : La polyvalence, l’atout de Petkovic

Publié le : 18 Mars 2026

La Fédération internationale de football a fixé au 30 mai 2026 la date butoir pour l’envoi des listes finales des 48 nations qualifiées pour la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet. Les fédérations nationales devront alors transmettre leurs effectifs au plus tard dix jours avant le coup d'envoi du mondial.

 

Selon les informations transmises aux associations nationales, chaque sélection pourra inscrire un maximum de 26 joueurs, comme lors de la précédente édition organisée au Qatar en 2022. Certaines propositions avaient pourtant évoqué l’élargissement des groupes à 30 éléments en raison de l’augmentation du nombre d’équipes participantes, mais cette option n’a finalement pas été retenue.

 

Complications


Cette limitation pourrait compliquer la tâche des sélectionneurs, d’autant que la date de libération des joueurs par leurs clubs a été fixée au 25 mai. En pratique, les techniciens des différentes sélections qualifiées ne disposeront donc que d’environ cinq jours pour arrêter définitivement leurs listes, tout en surveillant l’état physique des joueurs car certains éléments devront aller au bout avec leurs clubs respectifs (le danger de rester en club jusqu'au 30 demeure réel vu la finale de C1). Un laps de temps particulièrement réduit, surtout quand on sait que la plupart des championnats européens et internationaux se termineront durant les dix derniers jours du mois de mai.

Pour Petkovic, gérer cette liste risque fort de devenir un réel casse-tête et le défi débute ce soir lors de la publication de cet ultime groupe avant la liste finale. Lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, l’Equipe nationale avait pourtant disposé d’un groupe élargi à 28 joueurs. Malgré cela, les blessures répétitives enregistrées en défense (Chergui et Tougaï notamment) avaient parfois mis le sélectionneur dans une situation délicate. À certains moments du tournoi, Petkovic s’était même retrouvé contraint de revoir ses schémas tactiques afin de prévoir une solution de rechange dans l’axe sur le banc de touche ; c’était le cas contre le Nigeria avec la suite que tout le monde connaît...

 

L’arrivée annoncée, lors du stage de lundi prochain, d’Abada et Naïr entre dans le cadre de ce réaménagement qui risque cependant de toucher d’autres secteurs ; la polyvalence des joueurs devient dès lors un « must ». Dans un groupe restreint à 26 éléments, la capacité d’un joueur à évoluer à plusieurs postes peut faire la différence au moment des choix. Petkovic pourrait ainsi privilégier des profils capables d’offrir plusieurs solutions tactiques afin d’anticiper les imprévus ; l’exemple le plus frappant reste celui d’un Chergui capable de jouer latéral ou dans l’axe, ou encore ceux de Hadjam et Dorval capables d’évoluer sur les deux flancs.

 

Liste étudiée


Cette expérience récente illustre parfaitement la complexité du nombre de joueurs autorisés pour une compétition aussi exigeante qu’une Coupe du monde, de surcroît avec ces fameuses 48 équipes. Avec seulement 26 éléments, chaque choix comptera et la moindre blessure pourrait peser lourd dans l’équilibre du groupe. D’où l’importance, pour le staff technique des Verts, d’étudier minutieusement la liste avant son envoi définitif à la FIFA, en tirant les enseignements de la dernière CAN, riche en leçons pour l’Equipe nationale.

 

Par ailleurs, la FIFA a organisé il y a quelques jours un atelier de travail à Atlanta (États-Unis), destiné aux sélections qualifiées afin de leur présenter les aspects logistiques, administratifs et techniques liés à la compétition, notamment les sites d’hébergement et les terrains d’entraînement. Rappelons que la prochaine Coupe du monde réunira pour la première fois 48 équipes. L’Algérie y fera son grand retour sur la scène mondiale après avoir manqué les deux dernières éditions. Les Verts évolueront dans le groupe J aux côtés de l’Argentine, de l’Autriche et de la Jordanie.

S.M.A.