EN : un Gouiri tout neuf pour le Mondial

Publié le : 11 Juin 2026

Lorsqu’Amine Gouiri a choisi l'Algérie à la fin de l'année 2023, il savait pourquoi il le faisait. International français dans toutes les catégories de jeunes, auteur de 31 sélections et 12 buts avec les Bleuets, l'attaquant avait devant lui un objectif bien précis : vivre les grandes compétitions sous le maillot des Verts.

 

« Jouer une Coupe du monde est un rêve d'enfant. C'est le rêve ultime », confiait-il récemment à la FIFA. « J'ai vécu les Coupes du monde 2010 et 2014 comme supporter devant ma télévision. Pouvoir aider l'Algérie à se qualifier puis disputer la Coupe du monde serait quelque chose d'exceptionnel. » Dans quelques jours, ce rêve deviendra réalité.

Et il le vivra dans la peau d'un joueur totalement différent de celui qui avait rejoint la sélection il y a trois ans. Un Gouiri tout neuf. Le terme n'est pas exagéré. Pendant plusieurs saisons, l'ancien Lyonnais a traîné une blessure récurrente à l'épaule. Une gêne devenue un véritable handicap qui l'a finalement poussé vers une opération.

 

Une décision lourde mais nécessaire, prise après une nouvelle rechute avec les Verts, et qui lui a coûté une deuxième Coupe d'Afrique des nations après celle de 2023. Le pari semble avoir marché. Débarrassé de ses douleurs, Gouiri sort de la saison (demi-saison), la plus aboutie de sa carrière. Dans un Olympique de Marseille secoué par les changements d'entraîneurs, les résultats irréguliers et un contexte souvent agité, l'international algérien a réussi à s'imposer comme l'une des rares certitudes offensives de son équipe. Auteur de 10 buts et 4 passes décisives, depuis son retour de blessure en janvier dernier, il a régulièrement porté un des OM les plus instables de cette décennie.

Marseille est d'ailleurs devenu bien plus qu'un simple club pour lui.

 

« Ici, ça me rappelle l'Algérie. Quand on voit tous les drapeaux algériens au Vélodrome, on a l'impression de jouer avec la sélection nationale », expliquait-il à la FIFA. « On se sent à la maison et cela aide à être performant sur le terrain. » Ses performances ont même poussé Roberto De Zerbi, son ex-entraîneur, à lui promettre un avenir parmi « les meilleurs attaquants d'Europe ». Une confiance qui a permis à Gouiri de franchir un cap. « Quand un entraîneur dit cela de vous, ça motive à travailler encore plus », répondait l'attaquant marseillais. Cette progression tombe au meilleur moment.

 

Car aujourd'hui, Gouiri n'est plus seulement un attaquant parmi d'autres dans le groupe algérien. Avec l'absence de Baghdad Bounedjah, il est devenu le candidat naturel au poste de " numéro 9" des Verts. C'est lui d’ailleurs qui le portera sur son dos. Grâce à un physique tout neuf, un statut nouveau, Amine Gouiri va enfin vivre son premier grand tournoi sous les couleurs algériennes. Pour l'international algérien, formé à l'OL, tout sera neuf aux États-Unis. Il n'est d'ailleurs qu'à un pion de son 9e but avec les Verts, un signe peut-être.

B. B.