L’équipe nationale a parfaitement bouclé sa phase de poules. Mercredi, elle a réglé un vieux compte face à la Guinée équatoriale en s’imposant (3-1), avec la manière et un effectif largement remanié.
Vladimir Petkovic n’a pas fait les choses à moitié. En alignant sept joueurs qui n’avaient pas encore débuté dans ce tournoi, il a voulu offrir du temps de jeu, maintenir tout le monde concerné et préparer l’équipe aux aléas de la compétition. Plus les matches s’enchaînent, plus les blessures apparaissent : il faut donc que chaque joueur soit prêt à entrer et maintenir le niveau.
Tout n’a pas été parfait
Dans l’ensemble, la copie rendue est encourageante. Belaïd a été solide, Chaïbi intéressant, Hadj Moussa a signé une véritable master-class. L’apport d’Abdelli au milieu a compté, Zerrouki a répondu présent, tandis que Maza a confirmé tout le bien que l’on dit de lui.
Tout n’a cependant pas été parfait. Bekrar est passé à côté de son match, perdant plusieurs ballons et peinant à se créer des occasions. Il a été la fausse note de la soirée. Même constat pour Mandrea, surpris sur une frappe lointaine alors qu’il était mal positionné et un peu trop avancé.
Bilan rassurant cependant
Le bilan reste néanmoins positif : sept buts marqués, un seul encaissé, et surtout un 9 sur 9 qui rassure. Mais il ne doit en aucun cas inviter au relâchement. Le plus dur commence maintenant. Dès ce mardi, place aux matches à élimination directe, ceux où chaque erreur se paie cash et où le moindre faux pas peut signifier la fin de l’aventure. La RDC se dresse sur la route des Verts. Un adversaire qui rappelle la Guinée en 2019, mais peut-être encore plus aguerri aujourd’hui.
Dynamique positive
Sur une dynamique positive depuis les qualifications pour le Mondial, capable de jouer libéré et confiant, ce groupe a déjà pris goût aux grands rendez-vous. Rabat lui réussit, et cela compte. Dans ce contexte, l’EN doit rester concentrée. Des tentatives de déstabilisation existent, de l’extérieur comme de l’intérieur. Tout sera tenté pour perturber la sérénité du groupe. D’où la nécessité de se couper du bruit, de rester soudés, et pour les responsables, d’entourer et protéger davantage cette équipe, dans un environnement de plus en plus hostile.
Mohamed Amokrane Smail





