Jamais, sans doute, dans l’histoire de la CAN, cette prestigieuse compétition, on n’avait connu autant d’atermoiements. Car, quand on voit que l’édition 2027, confiée au triumvirat Ouganda-Kenya-Tanzanie, et qui pointe déjà à l’horizon, connaît les plus grandes incertitudes quant au lieu de son déroulement, on est bien obligé d’en conclure que le football africain, version Motsepe, est tombé bien bas.
Surtout lorsque cette CAF, qui patauge dans les intrigues et controverses, oublie souvent de tenir compte des spécificités africaines en imposant des standards internationaux calqués sur le reste du monde. Mais aussi quand cette Confédération affiche des ambitions totalement démesurées, comme celle de la création d’une Ligue des Nations ou d’une Ligue des clubs champions inspirée de celle de l’UEFA. On se dit alors que l’on est en plein dans cette fable de Jean de La Fontaine où la grenouille, voulant se faire aussi grosse que le bœuf, finit par éclater.
La CAF gagnerait donc plutôt à remettre de l’ordre dans son capharnaüm et à ramener sa vanité à des normes conformes aux potentialités du continent africain, au lieu de nous proposer des miroirs aux alouettes.
R. B.