NAHD : course contre la montre pour lever l’interdiction de recrutement

Publié le : 30 Août 2025

À seulement cinq jours de la clôture du mercato estival, le NA Hussein Dey se retrouve dans une situation particulièrement délicate. Le club algérois n’a toujours pas pu enregistrer ses nouvelles recrues sur la plateforme FAF Connect, en raison d’une interdiction de recrutement émise par la Chambre nationale de résolution des litiges (CNRL) relevant de la Fédération algérienne de football (FAF). 

Cette sanction découle d’une dette cumulée de pas moins de 2,7 milliards de centimes, contractée auprès d’au moins six créanciers. Une somme colossale qui pèse lourdement sur les ambitions du Nasria en cette intersaison. Du côté de la direction nahdiste, on tente de sauver la situation in extremis. Tous les efforts sont actuellement concentrés sur la levée de cette interdiction, qui conditionne non seulement la qualification des recrues, mais aussi l’ensemble de la préparation sportive du club. En effet, si cette sanction venait à perdurer au-delà de la fin du mercato, elle pourrait compromettre sérieusement le déroulement de la saison du NAHD, tant sur le plan technique que stratégique. Ironie du sort, sur le plan purement sportif, l’équipe affiche des signes encourageants à l’approche du coup d’envoi du championnat. Le groupe semble en bonne forme et prêt à entamer une saison qui s’annonçait prometteuse. Reste à espérer que la direction parvienne à trouver rapidement une issue favorable à ce dossier, pour permettre au club d’aborder la compétition avec toutes ses armes.

 

Plus que le cas Banouh à régler

Si la situation du NA Hussein Dey reste préoccupante à quelques jours de la fin du mercato, la direction du club ne ménage aucun effort pour sortir de cette impasse administrative. Selon des sources concordantes, les dirigeants nahdistes sont parvenus à trouver un terrain d’entente avec une grande partie des créanciers, à travers la signature de protocoles d’accord basés sur des paiements échelonnés. Parmi les dossiers déjà régularisés figurent ceux de Mekhazni, Chibane ou encore Benkedjoune. Des accords ont été conclus avec ces derniers, permettant à la direction de repousser les échéances de paiement, tout en apaisant les tensions et en allégeant la pression financière à court terme. Cependant, un ultime dossier reste encore en suspens : celui de Hamza Banouh. L’attaquant, à qui le club doit environ 750 millions de centimes, n’a jusqu’ici pas répondu favorablement aux sollicitations de la direction. À plusieurs reprises, les responsables du Nasria ont tenté d’entrer en contact avec le joueur pour convenir d’un arrangement similaire à ceux déjà établis, mais en vain. L'absence de réponse de Banouh ralentit considérablement le processus de levée de l’interdiction de recrutement. La résolution rapide de ce différend apparaît désormais comme cruciale. En effet, tout le travail de fond réalisé durant l’intersaison, aussi bien sur le plan sportif qu’administratif, pourrait être réduit à néant si ce dernier obstacle n’est pas levé dans les plus brefs délais. Le compte à rebours est lancé, et le Nasria joue une partie de sa saison en coulisses.

 

L’argent, l’autre souci des dirigeants

Au-delà des accords conclus avec plusieurs créanciers, la direction du NAHD se retrouve désormais confrontée à une autre difficulté de taille : honorer les premières échéances de paiement prévues dans ces protocoles. Car si la majorité des litiges semblent en voie de règlement, en attendant le cas encore bloqué de Hamza Banouh, les engagements pris impliquent désormais des règlements concrets, et surtout, imminents. C’est précisément à ce stade qu’un nouveau problème vient freiner les espoirs de levée rapide de l’interdiction de recrutement. Le club algérois traverse actuellement une grave crise financière, qui limite considérablement sa marge de manœuvre. À cinq jours de la clôture du marché des transferts, le NAHD doit non seulement finaliser les derniers accords, mais également trouver une source de financement fiable et rapide pour s’acquitter de la première tranche des dettes. Un véritable contre-la-montre s'engage donc pour les dirigeants, qui doivent jongler entre pressions sportives, échéances administratives et recherche de liquidités. Toute défaillance dans ce processus pourrait compromettre non seulement la levée de la sanction, mais aussi l'ensemble du projet sportif construit durant l'intersaison.

M. A.