Plusieurs semaines après la fin de la saison écoulée, le flou continue d'entourer le MO Béjaïa. Alors que la majorité des clubs ont déjà entamé leur préparation en vue du prochain exercice, le MOB peine toujours à sortir de l'immobilisme.
Entre l'absence de décisions officielles, le retard dans plusieurs dossiers sensibles et le silence des dirigeants, le club traverse une période particulièrement délicate qui nourrit les inquiétudes de ses supporters. Cette situation d'attentisme commence à peser lourdement sur l'ensemble de l'environnement du club. Les jours passent sans avancée notable, tandis que les interrogations se multiplient autour de l'avenir immédiat du MOB.
Dans les tribunes comme au sein de la famille du club, beaucoup estiment qu'il devient urgent de sortir de cette impasse afin d'éviter un retard encore plus important dans la préparation de la nouvelle saison. Plus le temps passe, plus la pression s'accentue sur les responsables, appelés à apporter des réponses concrètes pour rassurer les supporters et remettre le club sur les rails.
Une attente interminable
Depuis la fin de l'exercice précédent, aucun calendrier clair n'a été présenté concernant la préparation estivale, le recrutement ou encore l'organisation interne du club. Cette absence de visibilité alimente les interrogations autour de l'avenir du MOB, d'autant que les semaines passent sans avancée concrète. Les supporters, de plus en plus préoccupés, réclament des explications et attendent des actes. Beaucoup craignent que ce retard ne compromette sérieusement les ambitions du club avant même le coup d'envoi de la saison.
L'assemblée générale au cœur des débats
Au sein de l'entourage du MOB, de nombreuses voix estiment que la tenue de l'assemblée générale extraordinaire constitue désormais une étape incontournable pour débloquer la situation. Son report à plusieurs reprises entretient un climat d'incertitude et retarde plusieurs décisions essentielles liées à l'organisation sportive et administrative. Pour de nombreux observateurs, cette réunion doit permettre de clarifier la gouvernance du club et de définir les grandes orientations pour l'exercice à venir. En attendant, les spéculations continuent de se multiplier.
Une direction sous pression
Le président Boukhiba fait l'objet de nombreuses critiques. Certains lui reprochent de ralentir le processus de relance du club, estimant que le MOB ne peut plus se permettre de perdre un temps aussi précieux. D'autres considèrent qu'une sortie de crise rapide est indispensable afin d'éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le président réfute ces accusations. Il assure que le report de l'Assemblée générale est uniquement motivé par des contraintes administratives, notamment la finalisation des documents financiers et des bilans nécessaires avant toute convocation officielle. Selon lui, toutes les procédures suivent leur cours et aucune décision ne sera prise en dehors du cadre réglementaire.
Un retard qui pourrait coûter cher
Pendant que les dossiers administratifs stagnent, la préparation sportive reste pratiquement à l'arrêt. Le staff technique ne dispose toujours pas des conditions nécessaires pour planifier la reprise, bâtir l'effectif ou lancer le recrutement. Chaque jour qui passe réduit un peu plus la marge de manœuvre du club, tandis que ses principaux concurrents avancent déjà dans leur mercato et leur préparation.
Ce décalage pourrait avoir des conséquences importantes sur la compétitivité du MOB lors du prochain championnat.
L'exode des joueurs s'accélère
Cette instabilité commence désormais à produire ses premiers effets sur l'effectif. Faute de visibilité et de garanties concernant l'avenir du club, plusieurs joueurs ont déjà choisi de tourner la page et de s'engager sous d'autres couleurs. D'autres éléments seraient également sur le départ, préférant ne pas attendre davantage avant de sécuriser leur avenir. Cet exode progressif fragilise considérablement le MOB, qui risque de perdre une partie de son ossature avant même le début de la préparation. Plus le blocage persiste, plus il sera difficile de retenir les derniers cadres et de convaincre de nouvelles recrues de rejoindre le projet. Désormais, le temps joue clairement contre le club, appelé à réagir rapidement s'il veut éviter que cette crise administrative ne se transforme en véritable crise sportive.
S. A.





