Le début de l’année en cours a été marqué par un important changement au sommet de l’organigramme administratif de l’USM Alger. Après le départ de Boubekeur Abid, c’est Bilel Nouioua qui lui a succédé au poste de président du conseil d’administration.
Une nomination qui avait, dans un premier temps, suscité beaucoup d’espoir et d’optimisme chez les supporters usmistes, qui présageaient une bonne cohabitation avec Saïd Allik. Toutefois, la réalité semble aujourd’hui bien différente. En effet, depuis quelques semaines, des tensions internes ont apparu au grand jour entre le président du conseil d’administration et le directeur général sportif, Saïd Allik. Un désaccord profond qui touche à plusieurs dossiers sensibles et qui commence sérieusement à pénaliser le fonctionnement du club.
Le premier point de friction concerne le poste d’entraîneur. Alors qu’Allik militait pour la nomination de Miloud Hamdi, un choix qu’il considérait comme judicieux et peu coûteux pour les finances du club, Nouioua s’y est fermement opposé. Ce dernier souhaitait, de son côté, engager un entraîneur de renom, estimant que l’USMA devait viser plus haut pour retrouver son standing. Cette divergence ne s’est pas limitée à ce seul dossier. Le recrutement du joueur Tayeb Meziani a également cristallisé les tensions entre les deux hommes. Selon des sources proches du club, le DGS avait pourtant tout conclu avec le joueur, mais la direction n’a jamais validé l’opération.
Le PCA aurait refusé de donner son aval, bloquant ainsi un renfort pourtant jugé important par le staff sportif. Dernier épisode en date et non des moindres : l’affaire Achraf Abada. Aux dernières nouvelles, c’est un désaccord sur le montant du transfert entre Allik et Nouioua qui aurait retardé la signature du contrat. Un retard fatal puisque le joueur n’a finalement pas été qualifié dans les délais réglementaires, compromettant sérieusement sa participation aux compétitions en cours. Plus grave encore, ce transfert serait désormais en passe de tomber complètement à l’eau, au grand dam des supporters.
Ce conflit interne, loin d’être anodin, fait de l’USMA le principal perdant. En pleine période cruciale de la saison, le club se retrouve fragilisé par un conflit en interne au sommet de sa direction. Face à cette situation préoccupante, le groupe Serport, actionnaire majoritaire, devrait intervenir dans les prochains jours. Une réunion d’urgence serait envisagée après le retour de Saïd Allik avec la délégation usmiste de l’Afrique afin de clarifier les rôles, répartir les tâches et mettre fin à cette guerre froide entre les deux hauts responsables. Une décision devenue indispensable pour préserver l’intérêt du club et éviter que la crise ne s’aggrave davantage.
A.S.





