Moins d’une semaine après la consécration africaine, Saïd Allik, le directeur général sportif (DGS) de l’USM Alger, a fait de graves révélations sur les ondes de la Radio nationale.
Une sortie médiatique qui fait polémique, au moment où le club a besoin de stabilité à tous les niveaux pour garder sa vitesse de croisière.
La sortie médiatique du directeur général sportif de l’USM Alger n’est pas passée inaperçue. Bien au contraire. Intervenant hier matin sur les ondes de la Radio nationale, il a lâché une véritable bombe, ponctuée de révélations et d’accusations qui ont immédiatement secoué l’entourage du club de Soustara. D’emblée, il est revenu sur un dossier sensible : la nomination de l’entraîneur Lamine N’Diaye, intervenue au mois de février dernier pour succéder à Abdelhak Benchikha. Un choix qui, selon lui, n’avait pas fait l’unanimité en interne.
«On a contacté Dziri alors que tout était conclu avec N’Diaye»
Sans citer de noms, le DGS a évoqué des personnes ayant tenté de lui «mettre des bâtons dans les roues», pointant notamment la question du salaire du technicien sénégalais comme source de tensions. Pis, il affirme que certaines parties ont tenté de court-circuiter ce choix «en contactant Billel Dziri», alors même que «tout était déjà conclu avec N’Diaye».
«La non-qualification d’Abada et Azzi à la CAF a son responsable»
Le premier responsable du volet sportif au club de Soustara ne s’est pas arrêté là. Il a également pointé du doigt la direction du club, qu’il tient pour «grande responsable de la non-qualification des joueurs Achraf Abada et Imad Azzi auprès de la CAF», les privant ainsi de participation à la compétition africaine.
«Trahison au sein de la maison»
Une situation qui a, selon lui, pénalisé sportivement l’équipe dans une phase cruciale de la saison. Dans un ton particulièrement ferme, il a même évoqué une «trahison au sein de la maison», une expression qui en dit long sur le climat interne actuel. Des propos qui témoignent d’un malaise profond et d’un manque de cohésion entre les différentes sphères dirigeantes du club algérois.
Il réclame les pleins pouvoirs de Serport
Enfin, face à cette situation, le DGS a lancé un appel direct au propriétaire du club, le Groupe Serport, lui demandant de le «mandater» afin de pouvoir exercer pleinement ses prérogatives. Une manière de réclamer plus de pouvoir et de clarté dans l’organigramme, dans un contexte où les responsabilités semblent diluées.
Le doublé historique doit appeler à l’union sacrée
Avec cette sortie médiatique, le directeur général sportif vient clairement de jeter un pavé dans la mare. La majorité des amoureux du club dénoncent une prise de parole qui fragilise davantage l’image du club. Dans tous les cas, elle suscite déjà de vives réactions au sein de l’entourage usmiste, dont l’euphorie du fameux sacre continental n’est pas encore retombée. Du côté des supporters, l’incompréhension domine. Beaucoup estiment que cette polémique intervient au plus mauvais moment. En effet, après une saison exceptionnelle marquée par un doublé historique, l’heure devrait être à l’union sacrée. Le club a besoin de stabilité pour consolider ses acquis et préparer sereinement l’exercice 2026/2027.
Au-delà des divergences…
Car au-delà des divergences, inévitables dans toute structure professionnelle, c’est la manière de les gérer qui interpelle. Les conflits internes, s’ils existent, doivent être réglés loin des micros et des caméras. L’intérêt supérieur du club doit primer sur les querelles de personnes.
Aujourd’hui, l’USMA se retrouve à un tournant. Entre révélations fracassantes et attentes élevées, le Groupe Serport est appelé à intervenir dans les plus brefs délais afin d’apaiser les tensions et de remettre de l’ordre en interne. Faute de quoi, la dynamique positive enclenchée cette saison pourrait être compromise…
A.S.





