Au-delà du fait que le Mouloudia d'Oran terminera ou non sur le podium, il faut reconnaître que l’équipe a commencé à retrouver des couleurs sous la conduite de Chérif El Ouazzani, au point de regretter les points perdus sous la coupe de son prédécesseur.
Pour les adeptes des chiffres, les statistiques de l’ancien milieu de terrain de la sélection nationale sont désormais nettement meilleures que celles de l’entraîneur espagnol Juan Carlos Garrido, dont les résultats étaient en chute libre. En 13 rencontres, le technicien oranais a engrangé 26 points, soit une moyenne impressionnante de 2 points par match. Un rythme de champion qui traduit une efficacité retrouvée et une meilleure gestion des matches. Du coup, la plupart des supporters regrettent les points perdus durant la phase aller, mais aussi lors des deux premiers matches de la deuxième moitié du championnat, lorsque l’équipe avait enchaîné deux défaites de suite, respectivement face à l’ES Ben Aknoun et contre l’Olympique d’Akbou au stade Ahmed Zabana.
À titre de comparaison, le bilan de Juan Carlos Garrido reste en deçà par rapport à celui de Chérif El Ouazzani. L’entraîneur espagnol avait totalisé 19 points en 14 matches, avec une moyenne de 1,35 point par rencontre. L’écart est significatif et met en évidence l’impact du changement opéré sur le banc. Il faut dire que l’ancien coach de Villarreal a connu deux phases diamétralement opposées, avec une première où il a réussi à engranger quinze points en sept matches, avant de flancher d’un seul coup. L’équipe avait alors connu une période de trois mois sans succès, avec, entre autres, une élimination en Coupe d’Algérie face à l’ESM lors des 32es de finale. La direction endosse une part de responsabilité pour avoir trop attendu avant de mettre un terme aux fonctions de l’ancien coach de l’USM Alger.
Une dynamique relancée
Au-delà des statistiques brutes, c’est toute la dynamique de l’équipe qui s’est métamorphosée. Plus solides collectivement et plus tranchants dans les moments décisifs, notamment lors des fins de matches, les Hamraoua affichent un visage plus conquérant par rapport à la phase aller du championnat. Cette montée en puissance, grâce à une fraîcheur physique très remarquable, leur permet de se repositionner dans la course au podium. Neuvièmes au classement avec seulement trois points d’avance sur le premier non relégable lors de la 17e journée du championnat, les Rouge et Blanc ont réalisé, sous la coupe de Chérif El Ouazzani Si Tahar, une ascension fulgurante au classement général. À trois matches de la fin du championnat, les indicateurs sont au vert pour le Mouloudia, appelé toutefois à surveiller de près les résultats de son principal concurrent, le CR Belouizdad, fort de ses matches en retard qui constituent un véritable joker dans cette lutte finale pour le podium…
A.L





