MCO : Belaïli ne signera pas avant le verdict du TAS

Publié le : 9 Juillet 2026

Le feuilleton Youcef Belaïli continue de tenir en haleine les supporters du MC Oran. Alors que les rumeurs annonçaient une signature imminente de l'enfant du club, la réalité est bien différente.  

Malgré deux réunions jugées positives entre les dirigeants oranais, le joueur et son père, aucun document n'a encore été signé. En cause : l'attente du verdict du Tribunal arbitral du sport (TAS), appelé à statuer sur la suspension infligée au joueur par la FIFA. Comme révélé dans notre précédente édition, la direction du Mouloudia d'Oran a rencontré à deux reprises Youcef Belaïli, une première fois lundi soir, puis une seconde mardi. Ces discussions ont permis d'aborder l'ensemble des aspects liés à un éventuel retour de l'international algérien sous les couleurs rouge et blanc.  

Les responsables oranais, conscients de la forte pression populaire et de la déception suscitée par un mercato jugé jusque-là insuffisant, ont affiché leur volonté de conclure rapidement ce dossier. Les dirigeants du MCO savent que le retour de Belaïli représenterait un énorme coup sur le plan sportif, mais également médiatique. Ils auraient ainsi accepté de répondre favorablement aux principales exigences du joueur, notamment sur le plan financier, en lui proposant un salaire exceptionnel qui ferait de lui le joueur le mieux rémunéré de la Ligue 1 Mobilis. Pourtant, malgré les nombreuses informations relayées sur les réseaux sociaux annonçant un accord définitif, aucune signature n'a été enregistrée jusqu'à présent. Selon une source proche du dossier, Belaïli a certes donné son accord de principe pour revenir au Mouloudia, mais refuse de s'engager officiellement tant que sa situation juridique ne sera pas définitivement clarifiée.

 

Rien ne garantit la levée de sa suspension

 

Le principal obstacle reste la procédure en cours devant le Tribunal arbitral du sport. Comme chacun le sait, la FIFA a prononcé une suspension d'une année à l'encontre de Youcef Belaïli dans le cadre du litige qui l'oppose à son ancien club, l'AC Ajaccio. Le club corse accuse le joueur d'avoir produit un document falsifié lors de son passage en France, une décision que Belaïli conteste fermement. Ses avocats ont introduit un recours devant le TAS dans l'espoir d'obtenir l'annulation ou, au minimum, une réduction de cette sanction. Plusieurs indiscrétions font état d'une décision attendue au cours du mois de juillet, sans qu'aucune date officielle n'ait toutefois été communiquée. Dans ce contexte, le joueur préfère éviter toute précipitation. En cas de confirmation de la suspension, il risque de manquer une grande partie, voire la totalité, de la saison 2026-2027.

 

Une situation qui placerait non seulement Belaïli dans une position délicate, mais qui pourrait également pénaliser lourdement le MC Oran. Même si son entourage se montre relativement optimiste quant à l'issue de cette affaire, aucune garantie n'existe aujourd'hui concernant une éventuelle levée de la sanction. Les dirigeants oranais en sont parfaitement conscients et avancent avec prudence. Certaines sources évoquent même la possibilité d'intégrer des clauses spécifiques dans un éventuel contrat afin de protéger les intérêts du club si le TAS venait à confirmer la décision de la FIFA.

 

Le MCA s'invite dans le dossier

 

En parallèle, un autre élément commence à alimenter les discussions. Du côté du Mouloudia d'Oran, on assure avoir consenti un effort financier sans précédent pour convaincre Belaïli. Les dirigeants estimaient avoir réuni toutes les conditions nécessaires afin de finaliser rapidement le dossier et d'annoncer officiellement son retour, ce qui aurait permis d'apaiser une partie de la colère des supporters. Mais l'absence de signature commence à susciter des interrogations. Certains observateurs estiment que le joueur chercherait à faire monter les enchères. Cette hypothèse a pris de l'ampleur après les informations faisant état de sa présence à Alger afin de rencontrer les responsables du MC Alger, son ancien club, qui souhaiterait lui aussi récupérer l'international algérien. Même si aucune confirmation officielle n'a filtré concernant ces discussions, cette concurrence potentielle pourrait rebattre les cartes. Le MCA dispose des moyens financiers nécessaires pour entrer dans la course et pourrait tenter de profiter des hésitations du joueur.

 

Pour le moment, le dossier reste totalement ouvert. Le MC Oran conserve une longueur d'avance grâce aux discussions déjà engagées et au souhait affiché de Belaïli de retrouver son club formateur. Mais tant que le TAS n'aura pas rendu son verdict, aucune conclusion ne pourra être tirée. Les prochaines semaines s'annoncent donc décisives. Entre l'incertitude juridique, les convoitises d'autres clubs et l'impatience grandissante des supporters, le feuilleton Belaïli est loin d'avoir livré son épilogue. Une seule certitude demeure : le Mouloudia d'Oran devra encore patienter avant d'espérer officialiser le retour de son enfant prodige.

A. O.