Un mois après le licenciement de Zinnbauer pour mauvais résultats, les responsables de la JSK n'ont toujours pas tranché sur l'identité de celui qui lui succédera à la tête du staff technique. Et leur silence sur la succession n'a fait qu'ouvrir la voie aux rumeurs les plus farfelues au point où certains sont allés jusqu'à annoncer El-Kouki, un coach qui a déjà montré ses limites avec l'ESS et le CRB.
Même si cette piste est inenvisageable, on a tenu quand-même à vérifier l'information faisant état de sa venue auprès de la direction, pour voir s'il a été approché ou non. «C'est de la pure intox. Il ne faut pas croire à ce genre de racontar. La JSK aura un entraîneur qui va avec sa politique et son projet», assure notre source, qui ne veut pas trop s'étaler sur la question de la succession de Zinnbauer, car la priorité, en cette fin de saison, est d’espérer assurer au moins une participation à la coupe de la CAF, tenant à démentir avec véhémence ceux qui tentent de nuire à l'image du club en annonçant les noms des entraîneurs qui n'ont même pas le profil pour entraîner la JSK à l'image d'El-Kouki.
C'est la première fois qu'elle a décidé de sortir de son mutisme pour mettre le holà et couper l'herbe sous le pied de ceux qui veulent faire grimper la cote d'El-Kouki sur le dos de la JSK. Il est clair que celui-ci n'a été contacté ni de près ni de loin par les responsables de la JSK, sinon ils ne prendraient pas le risque d'annoncer ouvertement qu'ils n'ont jamais songé à lui et qu'ils ne le feront jamais. Évidemment, cela ne fera que rassurer les fans qui continuent à réclamer un coach de renom capable de mener l'équipe à bon port. Plusieurs entraîneurs dont trois Tunisiens, à savoir Maaloul, Kanzari et Kebaier, leur ont été proposés, mais ils veulent prendre tout leur temps pour engager un coach qui convient à la JSK.
Il serait donc hasardeux de spéculer sur celui qui succédera à Zinnbauer, alors que la direction n'a toujours pas fait son choix. Son hésitation est due à sa peur de se tromper car elle sait qu'elle n'a plus droit à l'erreur. Après le licenciement de Zinnbauer qui est rentré chez lui avec un dédommagement de 130 000 euros sans parler de ses primes non perçues, les responsables kabyles pèseront le pour et le contre avant de prendre une décision définitive. Ils n'ont pas patienté pendant un mois avec tous les reproches qui leur ont été faits par les supporters pour engager El-Kouki, qui n'avait pas quitté l'ESS et le CRB en bons termes. En plus des 3 coachs tunisiens Maaloul, Kanzari et Kebaier, plusieurs entraîneurs européens de différentes nationalités ont été proposés aux dirigeants depuis le départ de Zinnbauer, mais ils ne veulent pas se précipiter dans leur choix. On croit savoir qu'ils ont même reçu un CV d'un entraîneur camerounais qui a réalisé de bons résultats en Ligue des champions, mais il semble qu'ils privilégient la piste européenne.
Parmi les critères qu'ils ont arrêtés pour le recrutement d'un entraîneur, que celui-ci, en plus de ses qualités, ne doit pas trouver de problème de langue pour communiquer avec les joueurs et qu'il doit avoir une connaissance du football africain et particulièrement national. Même s'ils savent que le temps presse surtout que non seulement ils ne désespèrent pas de terminer le championnat sur le podium afin d'assurer une participation à une compétition continentale, ils savent aussi qu'ils doivent préparer la saison prochaine dès maintenant en associant le futur coach à l'opération recrutement et à la liste des libérés. Comment pourraient-ils exiger d'un entraîneur de jouer le titre, alors que ce n'est pas lui qui a arrêté les besoins de l'équipe ?
Dans ce cas, il n'y aurait qu'un «coach aventurier» qui accepterait qu'on lui impose de jouer le titre, alors qu'il n'était associé ni au recrutement ni à l'élaboration de la liste des libérés. Mais pour ne pas se tromper dans leur décision, les responsables de la JSK s'accordent encore du temps pour recruter un entraîneur répondant au profil qu'ils recherchent. Ils doivent faire vite pour lui permettre d'avoir une idée précise sur chaque joueur et pour qu'il arrête la liste des libérés et qu'il définisse lui-même les besoins de l'équipe car si la direction, pour une raison ou une autre, attend l'intersaison pour enrôler le successeur de Zinnbauer, il lui sera difficile de réussir dans sa mission, et ce, quelles que soient ses compétences car tout coach a besoin de temps pour bien connaître son groupe avant de mettre en place sa philosophie de jeu.
N. B.





