Pour sa première conférence de presse, le nouveau Président du Conseil d’Administration de la JSK a fait en sorte de rester dans son rôle : la gestion et l’administration. Et il faut le dire, sur ce volet, Adel Boudedja s’est montré rassurant.
Très bien préparé, il a abordé la restructuration interne, la nécessité de s’entourer de compétences à tous les niveaux et la volonté sincère d’instaurer plus de rigueur dans la gestion. Un langage cohérent, qui acte la rupture avec les méthodes de gestion passées. Le nouveau PCA a également affiché sa détermination à remettre de l’ordre et à moderniser le fonctionnement du club, notamment les départements communication et formation. Le message était clair : assainir, structurer et professionnaliser davantage la JSK. Une base indispensable pour bâtir un projet durable.
«La JSK est une société régie par le code de commerce, elle doit également obéir aux lois de la République algérienne, ça c’est mon rôle, c’est mon domaine», dira-t-il sur un ton sûr et rassurant. Cela étant, la JSK est et restera toujours et avant tout un club de football. Et en football la seule chose qui compte vraiment, la seule qui remplit le stade, fait rentrer de l’argent, assure la stabilité et la sérénité et surtout permet à une direction quelle qu’elle soit de mettre en place son plan et sa stratégie : les victoires, les titres.
Or, Boudedja - contrairement à Hadj Redjem au Mouloudia, qui, à son arrivée, avait annoncé une deuxième étoile africaine dans un délai de trois ans - n’a pas annoncé d’objectif précis. Aucune garantie, aucun engagement, aucune ambition.
Mobilis
En plus clair, le nouveau PCA n’a pas dit ce que Mobilis veut faire de la JSK, ni à court, ni à moyen et ni à long terme. Idem pour la question du futur directeur technique sportif. Outre la méthode peu orthodoxe employée pour son recrutement, Boudedja n’a donné ni profil, ni nationalité, ni missions, ni même les critères sur lesquels la société se basera pour choisir son futur patron sportif. L’autre sujet sensible sur lequel le président est resté flou, la question du budget. Tout le monde sait que la JSK - contrairement à l’USMA, au CRB et au MCA - n’a bénéficié d’une société que depuis 30 mois.
Et pour bâtir une équipe conquérante au niveau local et continental, le futur DTS aura besoin d’un budget conséquent pour se remettre à niveau. Mobilis va-t-elle mettre les moyens nécessaires au prochain mercato pour combler les lacunes existantes dans son effectif ? On ne le sait pas. Même sur la question de la récupération de la gestion du stade et toutes ses infrastructures, le PCA s’est montré vague, se contentant d’annoncer des discussions futures avec…la DJS de Tizi Ouzou. Enfin, et toujours en ce qui concerne le volet sportif, Boudedja Adel a refusé de se prononcer de manière claire sur le centre de formation et le camp d’entraînement évoquant des contraintes administratives qu’il a omis d’expliquer.
S. D.





