À l’approche de la fin de la saison en cours, les spéculations vont à bon train concernant les changements structurels et techniques que compte amorcer le groupe Sonelgaz, propriétaire de l’ESS, à partir de cet été.
Dans la foulée de ces ajustements, on évoque plus particulièrement l’intronisation de nouveaux dirigeants pour la gestion technique de l’équipe première. D’ailleurs, dans ce registre, on parle de plus en plus d’un départ imminent de l’actuel directeur sportif Azzedine Arab. Même si, en parallèle, on laisse entendre qu’il pourrait bien être reconduit dans ses fonctions, et ce, par rapport à son contrat de deux ans qui le lie à la direction générale du club. Il reste cependant qu’il ne fait plus l’unanimité au sein de l’opinion sportive du côté d’Aïn El Fouara. Accueilli à son arrivée avec une certaine satisfaction par la majorité des fans du club phare des Hauts Plateaux à l’été 2025, on voyait en lui l’homme capable de redresser la barre et de remettre leur équipe sur le droit chemin, c’est-à-dire celui de renouer avec les consécrations.
L’homme, qui a travaillé aux côtés d’anciens présidents du club tels Abdelhakim Serrar ou Hassen Hammar, des passages qui lui ont permis d’acquérir une expérience dans la gestion, n’a finalement pas réussi « son pari ». « Si je suis revenu, c’est pour remettre notre équipe à la place qui lui sied, c’est-à-dire un club qui joue les titres et gagne les trophées », a-t-il dit quelques jours après son installation comme directeur sportif, lui qui s’était fixé comme objectif de finir cet exercice sur le podium et d’assurer une participation continentale la saison prochaine.
Du podium au maintien
C’est vrai qu’il s’est vu confronté à quelques soucis au début de ses nouvelles fonctions, avec des conflits de leadership entre lui et le DG de la SSPA/Black Eagles, Nabil Kebaïli. Cependant, il a tout de même réussi à obtenir carte blanche de la part des hauts responsables du groupe Sonelgaz, mais sans pour autant que cela lui permette de faire ses preuves. Outre ses mauvais choix dans le recrutement effectué lors du mercato estival, avec plusieurs éléments complètement passés à côté et dont certains n’ont pas fait long feu, il est passé complètement à côté à travers son incapacité à trouver un coach capable de mener le bateau à bon port.
Il a dû composer avec de fréquents changements à ce niveau, avec le passage de quatre entraîneurs, et ce, à peine la deuxième partie de la saison entamée, dont deux étrangers en l’occurrence l’Allemand Antoine Hey et le Serbe Milutin Sredojevic. Ajoutez à cela le passage éclair de Toufik Rouabah, qui n’aura duré que quelques semaines, avant de se rabattre au final sur Lotfi Amrouche, appelé à terminer la saison avec l’objectif d’éviter le purgatoire.
Des erreurs de casting « trop chères »
Des choix approximatifs qui ont également touché le recrutement du mercato d’hiver. Alors que tout le monde du côté d’Aïn El Fouara attendait de voir débarquer des noms capables d’apporter un plus au groupe en place, c’est un véritable flop qui s’est produit. Mis à part le Franco-Algérien Mohamed Hamek et, à un degré moindre, le défenseur gabonais Mick Omfia, pour le reste des éléments engagés en janvier dernier, c’est un échec sur toute la ligne, à l’image de Wilfrid Nkaya qui n’arrive toujours pas à trouver ses repères, ou encore l’avant-centre ivoirien Daniel Gnahoua qui a montré toutes ses limites. C’est du moins ce qu’on reproche, entre autres, à l’ancien membre de la LFP sous la présidence d’Abdelkrim Medouar, et dont les jours sont désormais comptés au sein de la direction technique du club sétifien.
F. R.





