Le mercato estival du CS Constantine s’annonce plus compliqué que prévu. Alors que la direction sportive multiplie les pistes afin de renforcer l’effectif en vue de la prochaine saison, plusieurs obstacles risquent de compromettre ses ambitions.
Parmi eux, la question financière semble aujourd’hui constituer le principal frein à la concrétisation de plusieurs dossiers importants. L’un des premiers revers enregistrés par le directeur sportif Tarek Arama concerne le milieu offensif Reda Boumechera. Le joueur de l’USM Khenchela figurait parmi les priorités du CSC pour renforcer l’animation offensive de l’équipe. Les négociations avaient d’ailleurs bien avancé et les dirigeants constantinois semblaient proches d’obtenir son accord. Cependant, la situation a connu un revirement inattendu ces derniers jours. Selon les informations recueillies, Boumechera se rapproche désormais fortement de l’ES Sétif. Le joueur, passé notamment par la JS Kabylie, aurait été convaincu par l’offre présentée par le directeur sportif sétifien Farid Mellouli. Cette décision représente un coup dur pour le CSC, qui voyait en lui un élément capable d’apporter une réelle plus-value à l’effectif lors du prochain exercice.
Le facteur financier fait la différence
D’après nos sources, l’aspect financier a joué un rôle déterminant dans le choix du joueur. L’offre formulée par l’ESS serait nettement supérieure à celle proposée par le CSC. Dans un contexte où les joueurs les plus convoités disposent de plusieurs options, la dimension salariale devient souvent l’élément décisif au moment de trancher. Le cas Boumechera pourrait ainsi n’être que le premier d’une longue série. Plusieurs joueurs ciblés par la direction constantinoise sont également sollicités par d’autres clubs disposant de moyens financiers plus importants. Cette concurrence risque de compliquer davantage la tâche des dirigeants constantinois.
Un plafond salarial qui inquiète
Le principal problème réside dans la politique salariale adoptée par la société propriétaire du club, l’ENTP. Cette dernière a fixé un plafond pour les rémunérations des joueurs, une décision qui limite considérablement la marge de manœuvre du directeur sportif dans les négociations. Pourtant, Arama a entamé des discussions avec plusieurs éléments de qualité capables de renforcer significativement l’équipe. Mais face à des clubs prêts à proposer des salaires plus attractifs, le CSC se retrouve souvent en position défavorable.
F. Ch.





