L’attaquant togolais du CS Constantine, Yawo Evra Agbagno, n’a plus été aperçu sur les terrains depuis la rencontre face au CR Belouizdad en championnat, disputée le 26 février dernier. À l’époque, la direction du club avait évoqué une blessure grave susceptible de l’éloigner des terrains jusqu’à la fin de la saison.
Une version officielle qui, au fil des jours, a laissé place à de nombreuses interrogations, notamment après la révélation d’un possible non-respect des règlements de la FIFA concernant les transferts de joueurs. Le cas d’Evra est en effet particulier. Le joueur avait entamé la saison sous les couleurs de l’ASO Chlef, prenant part aux deux premières journées de championnat face au Paradou AC et à l’USM Khenchela. Par la suite, il a quitté le club pour rejoindre Al-Ittihad en Libye, où il a disputé la Coupe de la Confédération africaine. Mais son aventure en Libye fut de courte durée, puisqu’il est rapidement revenu en Algérie pour s’engager avec le CS Constantine. Ce parcours en trois étapes au cours d’une même saison a attiré l’attention de certains observateurs. Selon plusieurs sources, il pourrait constituer une infraction aux règlements de la FIFA, notamment en ce qui concerne le nombre de clubs qu’un joueur est autorisé à représenter au cours d’une même saison.
Blessure ou décision administrative ?
Face à cette situation, des doutes ont émergé quant à la réelle nature de l’absence du joueur. Certaines parties avancent que le problème ne serait pas médical, mais administratif. La direction du CSC aurait découvert tardivement l’irrégularité de la situation du joueur et aurait choisi de l’écarter discrètement pour éviter d’éventuelles sanctions. Même dans l’hypothèse où la blessure serait réelle, cette affaire met en lumière un manque de rigueur dans la gestion du dossier. Recruter un joueur sans vérifier en profondeur sa situation administrative constitue une erreur qui peut coûter cher, tant sur le plan sportif que financier.
Une gestion critiquée
L’affaire Evra Agbagno révèle surtout des lacunes dans la gestion du club. Les responsables semblent ne pas avoir étudié correctement le dossier du joueur, ou pire, avoir ignoré certains règlements pourtant essentiels. Une telle négligence est difficilement acceptable à ce niveau de compétition, où chaque détail administratif peut avoir des conséquences importantes.
Une fin de saison sans enjeu pour le joueur
Quoi qu’il en soit, une certitude se dégage : Evra Agbagno ne disputera pas les deux dernières rencontres de la saison. Il terminera l’exercice sans compétition, tout en continuant à percevoir un salaire conséquent. Une situation qui pèse lourdement sur les finances du club et qui alimente davantage les critiques à l’encontre des dirigeants. Au-delà du cas individuel du joueur, cette affaire doit servir de leçon. Elle souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et d’une parfaite maîtrise des règlements, indispensables pour éviter ce type de scénario préjudiciable.
F. Ch.





