À moins de deux mois de la Coupe du monde 2026, la situation des gardiens de l’équipe nationale d’Algérie vire à l’inquiétude.
La blessure de Melvin Mastil, opéré hier d’une hernie inguinale et indisponible plusieurs semaines, est venue s’ajouter à celle d’Anthony Mandrea, déjà touché à l’épaule. Deux cas sérieux qui fragilisent considérablement un poste déjà en chantier.
Une hiérarchie chamboulée
Lors du dernier stage, Vladimir Petkovic avait pourtant amorcé une forme de transition dans la cage. Pour la première fois, Melvin Mastil et Kilian Belazzoug avaient été appelés, complétant un groupe de quatre portiers avec les deux rescapés de la CAN, Luca Zidane et Anthony Mandrea. Une ouverture assumée vers de nouveaux profils, dans l’optique d’élargir la base de concurrence. Mais à l’approche du rendez-vous mondial, les plans initiaux sont en train de voler en éclats. Belazzoug, considéré comme un simple stagiaire destiné à découvrir l’environnement de la sélection, ne semblait pas entrer dans l’équation pour la liste finale. La hiérarchie devait donc se dessiner entre trois noms. Or, les blessures simultanées de Mandrea et Mastil, toutes deux susceptibles de nécessiter un long protocole de récupération, viennent totalement chambouler les plans.
La situation est désormais claire : une véritable alerte rouge est déclenchée dans la cage des Verts. Guido Nanni ou encore Nacereddine Berarma et le sélectionneur Vladimir Petkovic se retrouvent face à un dossier brûlant. La priorité immédiate consiste à évaluer précisément les dossiers médicaux des deux gardiens blessés, avant de trancher sur leur capacité, ou non, à revenir dans les délais.
C’est chaud pour les locaux
En parallèle, une autre réflexion s’impose : celle de trouver rapidement des solutions alternatives. Et dans ce contexte, la piste des gardiens locaux revient avec insistance. Plusieurs noms circulent déjà, à commencer par Gaya Merbah, Farid Chaâl ou encore Bouhalfaya. Le retour d’Alexis Guendouz est également évoqué, malgré une baisse de régime cette saison et des pépins physiques qui ont freiné sa progression. À cette liste s’ajoute désormais Oussama Benbot. Le portier de l’USMA, auteur d’une prestation remarquée récemment à Safi, s’est rappelé au bon souvenir du staff.
Pourtant, son cas reste particulier : il avait annoncé sa retraite internationale. Mais face à la situation actuelle, la pression pourrait l’amener à reconsidérer sa position, d’autant plus qu’il connaît parfaitement l’environnement de la sélection.
Dans cette course élargie, chaque détail compte. Bouhalfaya peut s’appuyer sur sa présence lors du stage de septembre dernier, tandis que Gaya Merbah alterne le bon et le moins bon avec la JSK, mais conserve une expérience précieuse. Guendouz, lui, présente l’avantage de connaître le groupe, tout comme Benbot, ce qui pourrait peser dans la balance.
Yesli sort de l’ombre
Un nouveau profil s’invite également dans les débats : celui d’Yesli, gardien de l’Olympique d’Akbou. Auteur d’une saison solide, il bénéficie de son passage chez les A’, un atout non négligeable pour une intégration rapide, même si son manque d’expérience au plus haut niveau reste un point d’interrogation. À un mois du début du stage de préparation au Centre technique national de Sidi Moussa, la pression monte clairement autour du poste de gardien. Le staff technique va devoir agir vite et juste, dans un contexte devenu bien plus complexe que prévu.
Dans cette incertitude grandissante, une seule stabilité demeure : Luca Zidane. Mais derrière lui, tout est à reconstruire, et du côté des Verts, on croise désormais les doigts pour que le dernier rempart encore debout soit épargné.
S. M. A.





