A mi-parcours du championnat de Ligue 1 s'il y a bien une tradition qui n'a pas changé, c'est cette satanée valse des entraîneurs. Un rituel qu'on a souvent du mal a évalué tant les choses vont plus vite que la musique et souvent en dépit du bon sens. Car si on compte dix clubs qui ont changé de coach au moins une fois, il y a trois de ces clubs qui ont déjà connu trois entraîneurs en quinze journées, ce qui donne pratiquement une balance effarante d'un technicien par mois. Et la série est toujours ouverte laissant supposer que la musette est loin d'avoir atteint son épilogue. Surtout lorsqu'on sait que ce fâcheux phénomène tient à peu de choses à savoir un résultat. Certains présidents de nos clubs adeptes de cette valse pourraient même pousser le bouchon plus loin en arguant du fait que ce genre de cirque ne se passe pas que chez nous quand on voit que même le président du Real vient de limoger Xavi Alonso après la défaite face au Barça. Car plus la blague est grosse et plus il y a des chances qu'on y croit.
R. B.