Quand la soupe n'est pas bonne on se trompe souvent, sans doute intentionnellement, en changeant les cuillères au lieu de la chorba. La métaphore est tout aussi valable dans notre football où c'est toujours le cuistot ( ndlr: le coach) qui en prend plein son grade dans la mesure où cela revient à éluder le fond du problème qui est de savoir si les bons ingrédients avaient été choisis par le premier responsable du club et donc du casting, c'est-à-dire du choix des joueurs et des entraîneurs. A ce propos et au risque d'être rabâcheur, il serait bon de savoir à combien d'entraîneurs un président de club a droit au cours d'une même saison. En fait, il semble qu'il n'y ait pas de limites puisqu'il y a un club prestigieux dans notre championnat qui en est déjà à son quatrième coach et sans aucune garantie que ce soit le dernier. Avouez tout de même que ce qui peut passer pour une banalité, par addiction aux bizarreries de notre football, constitue tout de même un record inédit et planétaire dans le monde professionnel.
R. B.