Aujourd'hui, les clubs qui ont fourni une multitude de talents à nos sélections toutes catégories confondues et qui ont disparu des écrans radars ne se comptent plus au moment où certains autres pourvoyeurs de pépites sont dans la même situation que les ours polaires, c'est-à-dire en voie de disparition. Les raisonnements schématiques vous diront que cela est relatif aux projets des clubs en question avec la déduction simpliste qui dit qu'entre formation et ambitions de résultats immédiats il faut choisir. Un raisonnement alternatif démenti aujourd'hui par un club, la JS El-Biar, d'où sont sortis de grands noms du football national et qui a traversé le désert pendant près d'un demi-siècle avant de comprendre enfin que la rationalité de gestion du club et la stabilité de l'encadrement sont les ingrédients essentiels de la sortie du tunnel. Des références qui pourraient certes inspirer pas mal de clubs et de dirigeants mais hélas sans aucune garantie de pérennité, ce qui est illustré par la situation dans laquelle se trouve le Paradou club qui a exporté le plus grand nombre de joueurs à l'étranger et qui doit se plier aux iniquités de ce chassé-croisé imposé par les excentricités d'un système qui privilégie les shows contrefaits des gestions à la petite semaine.
R. B.