L’ancien ailier du CR Belouizdad, était très déçu après l’élimination face au Zamalek surtout que cette équipe était prenable. Pour lui, le manque d’expérience du CRB lui a joué un mauvais tour mais incite les joueurs à apprendre de cette participation pour revenir plus forts. Pour lui, le seul moyen de sauver la saison, c’est d’aller chercher cette coupe d’Algérie. Il évoque aussi le cas Ramovic et assure que son départ aurait dû se faire plus tôt dans la saison. Entretien.
Le CRB a quitté la Coupe de la CAF aux portes de la finale. Quel est votre ressenti ?
C’est vraiment dommage. J’ai suivi les deux rencontres et j’ai suivi le Zamalek face à Otoho et je peux vous dire que cette équipe était largement prenable pour le CRB. Il y a beaucoup de regrets par rapport aux deux matchs mais c’est comme ça, le Chabab doit faire avec et apprendre de cette participation pour revenir plus fort l’année prochaine. Je pense que la qualification a été perdue au match aller au stade Nelson-Mandela. Quand on perd à la maison, difficile de renverser la vapeur.
Qu’est-ce qui a manqué au Chabab pour aller en finale ?
Eh bien, je dirais en premier lieu que c’est l’expérience qui a terriblement fait défaut au CRB. Certes, l’équipe a joué 6 ans de suite dans la compétition africaine mais en même temps, elle n’a pas su gérer les deux matchs et notamment au stade Nelson-Mandela. De plus, il y a un manque dans cette équipe. De notre temps, on avait à la JSK des joueurs internationaux chez les A. Oui, le CRB a des éléments qui ont beaucoup participé à la compétition africaine mais ça ne remplace pas des joueurs internationaux qui ont tout le vécu et l’expérience nécessaires. Après, il y a aussi l’efficacité. Quand le Zamalek a deux occasions et se qualifie et que le CRB en a plusieurs et ne marque pas, c’est qu’il y a un souci. Je vais vous raconter une anecdote.
Allez-y…
Lorsque j’étais à la JSK et pour notre première finale de la Coupe de la CAF, on est allés imposer le nul à la grande équipe d’Al Ismaïli en étant réduits à 10 et au retour, on a gagné. Depuis, tout le monde nous accordait énormément d’attention et faisait énormément de calculs. D’ailleurs, par la suite, plus personne ne nous arrêtait et on a gagné trois titres de suite. C’est comme le CRB en coupe d’Algérie. Personne n’est surpris de voir l’équipe en finale. Il faut la même chose, mais en coupe de la CAF. Il y a de la qualité dans cette équipe et de quoi faire de bonnes choses.
Pour beaucoup, la direction s’est trompée en écartant Ramovic avant cette double confrontation. Quel est votre avis ?
C’est une arme à double tranchant. Ce qu’il faut savoir, c’est que Ramovic a dépassé les limites et c’est ce qui explique sa mise à l’écart. Son comportement envers les supporters et tout récemment face au président a convaincu tout le monde que ce n’était pas le bon entraîneur pour le CRB. De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les résultats étaient loin des attentes. L’équipe a été sortie de la course dans le championnat très tôt dans la saison et Ramovic n’a gagné aucun match face aux grosses cylindrées du championnat. Maintenant, la direction est accusée mais si elle l’avait laissé et que l’équipe avait été éliminée, on aurait dit qu’il fallait le faire partir bien avant. Donc, ça ne change absolument rien du tout. On ne peut pas satisfaire tout le monde.
Le CRB doit maintenant sauver sa saison et cela passe par la coupe et ce rendez-vous avec le CSC. Que pouvez-vous dire sur ce match ?
D’abord, ce ne sera pas une partie de plaisir puisque le CSC est une bonne équipe. J’irais plus loin même. Ce match est celui de la survie pour les deux équipes. Non pas qu’elles jouent pour le maintien mais c’est l’occasion ou jamais pour espérer se positionner pour gagner un titre.
Est-ce que c’est le match des joueurs ?
Oui et non. Oui, parce que les joueurs sont acteurs sur le terrain mais pour ce match, il faudra une très bonne préparation. L’entraîneur doit avoir un plan A, un plan B et même un plan C. Cela sans oublier l’aspect psychologique. Question qualité, le CRB est devant mais il faut se préparer à tout et notamment à l’éventualité d’aller au-delà des 90 minutes. J’espère en tout cas que le CRB pourra bien gérer et aller chercher cette coupe d’Algérie.
Vu votre vécu et votre expérience, prêt à donner un coup de main au CRB ?
Le CRB a été le premier club qui m’a permis de me faire un nom. J’ai marqué mes premiers buts sous ce maillot et j’ai gagné des titres. Lorsque j’ai quitté la JSK, je suis revenu au CRB pour aider. Ce club m’a énormément donné. Avec ma carrière et mon expérience, je pense avoir les qualités nécessaires pour aider l’équipe. Si le Chabab a besoin de moi, je suis à sa disposition.
I. Z.





