Même s'il figure parmi les trois noms retenus par le Collège technique national, Rafael Benitez ne semble plus constituer une véritable option pour la Fédération algérienne de football qui a choisi son compatriote Felix Sanchez.
Selon nos informations, la FAF a pris contact avec les représentants des différents entraîneurs figurant sur sa liste afin d'évaluer leurs conditions de travail avant le choix final. Les premiers échanges avec l'ancien entraîneur de Liverpool auraient rapidement refroidi les dirigeants de la fédération.
Au-delà de prétentions salariales jugées très élevées, le technicien espagnol aurait posé plusieurs exigences incompatibles avec la feuille de route de la FAF. Il aurait notamment refusé l'idée d'intégrer des techniciens algériens dans son staff, préférant travailler exclusivement avec ses collaborateurs habituels.
Benitez aurait également demandé à être accompagné d'une équipe de onze personnes, qu'il aurait lui-même choisies, une configuration difficilement envisageable pour la FAF, qui souhaite au contraire limiter les coûts et valoriser les compétences locales.
Ces conditions auraient conduit les responsables fédéraux à écarter pratiquement cette piste avant même la réunion du Collège technique national. Son nom a néanmoins été maintenu parmi les candidats soumis à l'évaluation des techniciens, en raison de la richesse de son parcours et de son immense expérience au plus haut niveau.
Le Madrilène a ainsi intégré le trio final proposé par le CTN, mais davantage pour la valeur de son CV que pour ses chances réelles d'occuper le banc des Verts. En défendant ses exigences, Benítez a surtout confirmé qu'il n'était pas disposé à s'engager dans un projet sans bénéficier des conditions de travail qu'il estime indispensables. Dans ces circonstances, la piste menant à l'ancien coach des Reds s’est refermée au profit de celle conduisant au natif de Barcelone : Félix Sanchez Bas.
Mohamed Amokrane Smail





