Initialement confiée à un trio inédit composé du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda, la CAN 2027 pourrait finalement changer de destination, rapporte RMC Sport ce mercerdi.
À un peu plus d’un an du coup d’envoi prévu du 19 juin au 18 juillet, la CAF s’inquiète sérieusement de l’état d’avancement des préparatifs dans les trois pays d’Afrique de l’Est.
Attribuée en avril 2023, cette édition historique devait marquer une première avec une organisation conjointe entre trois nations. Mais selon plusieurs sources concordantes, dont le quotidien Le Monde, les inspections récentes de la CAF ont mis en lumière d’importants retards, notamment en matière d’infrastructures sportives et d’accueil.
Le Kenya, chargé de livrer cinq enceintes, dont trois à Nairobi, accuse du retard, en particulier sur le projet du stade de Talanta (60.000 places), dont la livraison était initialement prévue fin 2025. L’Ouganda apparaît encore plus en difficulté : aucun stade ne répond actuellement aux normes de catégorie 4 exigées par la CAF, tandis que plusieurs chantiers, notamment à Kampala et Hoima, peinent à avancer.
À l’inverse, la Tanzanie semble respecter le calendrier fixé, avec des travaux jugés conformes aux attentes de l’instance continentale, notamment à Arusha et Dodoma.
Face à ces incertitudes, la CAF étudie sérieusement des alternatives. L’Afrique du Sud, forte de son expérience organisationnelle, se positionne comme principal plan de secours pour accueillir l’intégralité de la compétition. Une telle option permettrait également de repousser l’organisation conjointe du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda à 2028.
En parallèle, le Rwanda suit attentivement l’évolution du dossier et se tiendrait prêt à intervenir si la situation venait à se dégrader davantage.
Dans ce contexte, l’avenir de la CAN 2027 reste incertain, suspendu à la capacité des pays hôtes à combler leurs retards dans les mois à venir, sous le regard attentif de la CAF.
M.M





