Sacré champion d’Afrique à l’issue de la CAN 2025, le Sénégal attend toujours les félicitations officielles de la FIFA et de la CAF. Une situation inhabituelle qui suscite incompréhension et interrogations au sein de la communauté sportive africaine.
Cinq jours après le sacre des Lions de la Teranga, la Fédération sénégalaise de football n’a, à ce jour, reçu aucun message officiel de félicitations de la part des deux instances dirigeantes du football mondial et continental. Un silence d’autant plus surprenant que la FIFA et la CAF ont pour habitude de saluer rapidement les vainqueurs des grandes compétitions internationales.
Jusqu’à ce vendredi matin, aucun communiqué de félicitations n’était visible sur les sites officiels de la FIFA et de la CAF. Cette absence a rapidement fait réagir sur les réseaux sociaux, où supporters et observateurs s’interrogent sur les raisons de ce retard, d’autant que les deux institutions ont publié, dans le même temps, plusieurs communiqués relatifs aux incidents ayant marqué la finale ainsi que la composition de l’équipe-type du tournoi.
De son côté, la Fédération sénégalaise de football n’a confirmé, ni sur son site officiel ni sur ses plateformes numériques, la réception d’une quelconque félicitation formelle.
Pour de nombreux observateurs, si ce silence ne remet pas en cause la légitimité du sacre sénégalais, il alimente toutefois le débat, notamment en raison des événements controversés ayant émaillé la finale de la compétition.
La finale de la CAN a en effet été marquée par une séquence de forte tension lorsque le sélectionneur sénégalais, Pape Thiaw, a demandé à ses joueurs de quitter la pelouse après l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc à la 90’+5 minute, peu après l’annulation d’un but sénégalais. Cet épisode a entraîné une interruption de la rencontre d’environ vingt minutes.
Grâce à l’intervention du capitaine Sadio Mané, les joueurs sénégalais sont finalement revenus sur le terrain pour achever la rencontre. Le Sénégal a ensuite scellé sa victoire durant les prolongations grâce à un superbe but de Pape Guèye, décrochant ainsi son deuxième titre continental.
Un sacre historique, désormais acquis sur le terrain, mais encore privé d’une reconnaissance officielle attendue de la part des plus hautes instances du football.
Ouenzar Riad.





