NAHD : Mekhazni bloque la levée d’interdiction

Publié le : 9 Septembre 2026

À seulement trois jours de son premier match officiel de la saison, le NA Hussein Dey se retrouve toujours dans une situation pour le moins préoccupante. 

 

Alors que les Nahdistes doivent entamer leur championnat ce samedi face au JRB Taghit, le club demeure sous l'effet d'une interdiction de recrutement qui l'empêche, pour le moment, d'enregistrer ses joueurs et de qualifier l'ensemble de son effectif pour cette nouvelle saison. Une situation qui fait planer un sérieux doute sur la qualification des joueurs à cette première sortie officielle, mais surtout sur la capacité du club à éviter une entrée en matière des plus catastrophiques. Car l'enjeu dépasse désormais largement le simple fait de pouvoir aligner ou non certains éléments. Si cette interdiction de recrutement venait à ne pas être levée à temps et que la direction du Nasria ne parvenait pas à qualifier ses joueurs avant la rencontre de samedi, le club s'exposerait à une sanction particulièrement lourde. En effet, le NAHD pourrait tout simplement perdre son premier match de championnat sur tapis vert, faute d'avoir pu enregistrer ses joueurs. Une perspective que les dirigeants et les supporters veulent évidemment éviter à tout prix.

 

Toutes les dettes régularisées, sauf une

 

Pourtant, la direction actuelle du club a réussi ces derniers jours à effectuer un important travail de régularisation. Selon les éléments dont nous disposons, le NAHD a pu apurer l'ensemble des dettes enregistrées auprès de la Fédération algérienne de football, à l'exception d'une seule créance qui continue de bloquer la levée de l'interdiction de recrutement. Celle-ci concerne l'ancien directeur technique sportif du club, Mohamed Mekhazni, à qui le Nasria doit encore pas moins de 710 millions de centimes. Cette dette remonte à la saison 2021/2022, lorsque Mekhazni occupait le poste de DTS du club. L'ancien responsable technique avait alors accompagné le NAHD durant cette saison avant de quitter le navire à son terme, sans pour autant toucher une grande partie de ses salaires. Plusieurs années plus tard, cette ancienne dette continue donc de peser lourdement sur le présent du club et constitue aujourd'hui le dernier obstacle à franchir pour permettre au Nasria de retrouver sa pleine liberté administrative.

 

Sahbane tente une dernière médiation

 

Conscient de l'urgence de la situation, le président Athmane Sahbane a multiplié les démarches ces derniers jours afin de trouver une issue avec Mohamed Mekhazni. Le premier responsable nahdiste aurait notamment tenté de convaincre l'ancien DTS d'accepter une solution à l'amiable, permettant au club de régulariser sa situation sans être contraint de décaisser immédiatement la totalité de la somme. Mais du côté de Mekhazni, le discours semble être resté particulièrement ferme. L'actuel DTS de l'Olympique Akbou se serait montré intransigeant, exigeant une régularisation intégrale et immédiate de ses créances. Une position que l'ancien DTS du club justifie notamment par les promesses qui lui auraient été faites par l'ancienne direction du NAHD. Mekhazni reprocherait en effet aux anciens dirigeants de ne pas avoir respecté leurs engagements. Ceux-ci lui auraient promis, à l'époque, une régularisation progressive de ses créances, par tranches, avant que ces engagements ne soient finalement pas honorés. Après plusieurs années d'attente, l'ancien DTS ne souhaiterait donc plus accepter de nouveaux arrangements et réclamerait désormais le règlement de l'intégralité de la dette qui lui est due.

 

Un chèque comme ultime solution

 

Face à cette situation, Athmane Sahbane n'aurait pas abandonné l'idée de parvenir à un compromis. Les discussions entre les deux hommes devaient d'ailleurs se poursuivre hier soir, avec un déplacement du président nahdiste à Akbou afin de rencontrer directement Mekhazni et tenter de débloquer définitivement la situation. L'idée avancée par le président du Nasria consisterait notamment à remettre à Mekhazni un chèque correspondant au montant total de ses créances. Celui-ci pourrait alors être encaissé une fois les caisses du club renflouées par la prochaine subvention de l'APC d'Hussein Dey. Une solution qui permettrait au NAHD de démontrer sa volonté de régler intégralement cette dette, tout en évitant de devoir disposer immédiatement des liquidités nécessaires. Reste désormais à savoir si cette ultime tentative de médiation portera ses fruits. À trois jours seulement du coup d'envoi du championnat, le temps presse dangereusement pour le NAHD.

 

Après avoir réussi à régler toutes ses autres dettes, la direction nahdiste se retrouve donc face à cette dernière épine, qui pourrait conditionner toute sa rentrée officielle. Les supporters du Nasria croisent ainsi les doigts pour qu'une issue favorable soit trouvée rapidement entre Sahbane et Mekhazni. Car au-delà de la levée de l'interdiction de recrutement, c'est toute la préparation de cette première journée qui se joue actuellement en coulisses. Une résolution de cette affaire permettra enfin au club de qualifier ses joueurs et d'aborder le rendez-vous face au JRB Taghit avec un effectif conforme. Dans le cas contraire, le spectre du tapis vert continuera de planer dangereusement au-dessus du Nasria.

M. A.

 

Le 20-Août-1955 au menu ce matin

Après avoir repris hier après-midi le chemin des entraînements sur le terrain du complexe Bensiam, les Nahdistes effectueront ce matin leur seconde séance de la semaine. Les coéquipiers de Benkhelifa retrouveront, à cette occasion, la pelouse du stade du 20-Août-1955 de Ruisseau, où le staff technique a programmé une séance en matinée. Ce choix est dicté essentiellement par des considérations liées à la disponibilité de l’enceinte. En effet, le stade du 20-Août-1955 n’est pas accessible au NAHD durant l’après-midi, ce qui a contraint Abdenour Bousbia à adapter son programme. Le coach nahdiste souhaite néanmoins profiter au maximum de cette enceinte dans cette dernière ligne droite avant le coup d’envoi du championnat. Les joueurs auront ainsi l’occasion de retrouver leurs repères sur une pelouse qu’ils pourraient être amenés à fréquenter régulièrement cette saison, notamment en cas de maintien de leur domiciliation au 20-Août-1955.

 M.A