Rien ne va plus au sein de la maison nahdiste. La dernière défaite concédée à domicile face au Ghali de Mascara (0-2) est venue accentuer un malaise devenu profond. Au-delà du simple résultat, c’est surtout la manière qui inquiète, tant la prestation livrée a été jugée catastrophique.
Ce nouveau revers confirme la spirale négative dans laquelle s’est engouffré le NAHD depuis plusieurs semaines. Pourtant, le début de saison laissait entrevoir de belles promesses. Solide et appliquée, l’équipe avait même réussi à s’installer en tête du classement. Mais, progressivement, la machine s’est grippée. Les contre-performances se sont enchaînées, les points se sont envolés et le doute s’est installé. D’une position de leader au lendemain de la 6e journée de championnat, le NAHD a glissé dangereusement au fil des rencontres. Le constat est aujourd’hui sans appel : à l’issue de la 21e journée disputée le week-end dernier, le NAHD pointe désormais à une inquiétante 10e place au classement. Une dégringolade brutale qui illustre parfaitement la chute libre d’une formation passée, en l’espace de quelques semaines, du statut de prétendant au sommet à celui d’équipe en pleine tourmente.
Une spirale inquiétante qui s’éternise
Aujourd’hui, le NAHD est plus que jamais plongé dans une dynamique préoccupante qui laisse présager une fin de saison particulièrement compliquée, placée sous le signe de la pression. La spirale négative, amorcée depuis la fin du mois d’octobre dernier, ne cesse de peser sur le parcours des Nahdistes. Les chiffres traduisent clairement cette régression. À l’issue de la 5e journée de championnat, le NAHD trônait en tête du classement avec 12 points au compteur, affichant des ambitions légitimes pour la suite de la compétition. Mais depuis, la cadence s’est brutalement ralentie. Six rencontres plus tard, le club ne totalise que 28 points, soit seulement 16 récoltés en 16 matches disputés. Un rendement insuffisant pour une formation qui aspirait à jouer les premiers rôles. Dans le même temps, les équipes du haut du tableau ont su maintenir un rythme bien plus soutenu. La JSEB a engrangé pas moins de 41 points sur la même période, tandis que l’USMH en a récolté 37. Un écart considérable qui illustre la différence de dynamique entre des clubs qui affichaient pourtant des ambitions similaires en début de saison. La réalité du terrain s’est révélée bien plus rude pour les Nahdistes, désormais contraints de composer avec le doute et la pression, loin des sommets qu’ils occupaient encore il y a quelques mois.
La sonnette d’alarme doit être tirée
Fort heureusement pour le Nasria, les équipes du bas du tableau traversent elles aussi des périodes particulièrement chaotiques, parfois même plus instables encore que celle du NAHD. Un élément qui, pour l’instant, permet aux Sang et Or de conserver une marge de manœuvre appréciable dans la course au maintien. Malgré cette dégringolade inquiétante, le NAHD compte toujours une avance confortable de dix points sur les relégables. Le CRB Adrar et le RCA, respectivement 13e et 14e au classement du groupe Centre-Ouest, restent à distance. Un écart qui offre un léger répit aux Nahdistes dans un contexte pourtant tendu. Pour autant, cette avance ne constitue en rien une garantie. Si la spirale négative venait à se prolonger, le NAHD pourrait rapidement se retrouver en position délicate. Le matelas de points pourrait fondre aussi vite qu’il s’est constitué, replongeant le club dans une lutte directe pour sa survie. Le message est clair : la sonnette d’alarme doit être tirée sans tarder. Chacun est appelé à prendre ses responsabilités afin d’assurer le maintien du Nasria en Ligue 2, sans se laisser entraîner dans les calculs d’épiciers propres aux fins de saison. L’heure est à la réaction, avant que la situation ne devienne irréversible.
M. A.





