Après une attente de près de 45 jours, la nouvelle direction de la JSK a dévoilé, hier, via un communiqué sur le site du club, les conditions pour postuler au poste de directeur technique et sportif (DTS). Au vu des conditions énumérées dans ledit communiqué, la plupart des anciens joueurs de la JSK, pour ne pas dire tous, sont inéligibles pour ce poste.
Aussi, dans l'appel à candidatures pour le recrutement d’un DTS publié dans la journée d'hier dont la date butoir est fixée pour le 25 de ce mois pour l'envoi des dossiers, la direction du club a indiqué que le futur DTS sera directement rattaché au président du conseil d'administration comme l'a annoncé, il y a quelques jours de cela, le président Adel Boudedja. Sa mission principale sera de définir, piloter et garantir la mise en œuvre de la politique sportive du club en assurant la cohérence entre la formation, l'équipe première et les objectifs stratégiques et opérationnels fixés par la direction. Son rôle ne se limitera pas à celui de superviseur technique puisque toujours d'après le communiqué, il doit être un stratège, décideur, protecteur du projet sportif, interface entre terrain et gouvernance et communicateur.
En ce qui concerne ses responsabilités tant au niveau sportif que management technique, il doit élaborer le projet sportif du club (court, moyen et long terme), définir la philosophie de jeu et l'identité technique, décliner les objectifs sportifs annuels et assurer leurs exécutions. Veiller au suivi et à l'exécution du projet sportif, participer au recrutement et à l'évaluation des encadrements techniques, superviser l'ensemble des staffs, veiller à harmoniser les méthodes d'entraînement, assurer le lien entre les différentes catégories, organiser des réunions d'évaluation techniques périodiques et veiller au respect des règlements de la FAF, LFP, CAF et FIFA et, enfin, représenter le club dans les réunions techniques officiels.
Un profil très rare
Tout en énumérant les responsabilités du futur DTS, la direction de la JSK a tenu à préciser qu'il participera à l'exécution de la stratégie de recrutement, valider les profils techniques recherchés, présider et valider les décisions de la cellule de recrutement, assurer la cohérence entre budget et résultats sportifs, définir une politique technique pour les jeunes catégories, mettre en place un programme de détection des talents, faciliter l'intégration des jeunes en équipe première et établir un plan de formation des éducateurs. Mais ce qui suscite des interrogations est que, d'après le communiqué publié sur le site du club, le futur DTS doit être détenteur d'un diplôme supérieur en management et sciences de sport et détenteur d'un diplôme CAF A ou UEFA ou équivalent.
En plus de ces diplômes, il doit entre autres avoir une expérience en gestion technique des équipes, avoir une connaissance du football national et continental et une expérience dans le volet de la formation. Il est clair que le profil que recherche Mobilis barre la route à la majorité des anciens joueurs de la JSK puisque même ceux qui disposent du diplôme CAF n'ont pas de diplôme en management et sciences de sport. Même les Franco-Algériens qui sont intéressés à l'idée de mettre leur savoir-faire et leur expérience au service du football national n'ont pas de connaissances du football continental. Antar Yahia a tenté une aventure avec l'USMA, mais il passe actuellement le diplôme UEFA Pro et Karim Ziani le diplôme CAF A. Par ailleurs, Karim Matmour a le diplôme en management, mais il n'a pas de connaissances du football national et continental. Il y a des anciens joueurs de la JSK qui suivent des formations pour avoir le diplôme CAF A à l'image de Rial, mais il y a d'autres qui ne sont pas intéressés à l'idée d'envoyer leurs candidatures, notamment Saïb. Il sera difficile pour la direction du club de trouver quelqu'un qui remplisse toutes ces conditions, sauf si Mobilis garde espoir qu'il y aura toujours quelqu'un qui répondra au profil qu'elle recherche.
N. B.





