Vingt jours après le licenciement de Zinnbauer pour manque de résultats, le président de la JS Kabylie, Adel Boudedja, n'a toujours pas tranché son successeur. Si à la fin de la semaine dernière tous les indicateurs menaient à la piste tunisienne, le boss kabyle semble toujours indécis sur le nom qui succédera à Zinnbauer.
Même si le recrutement d'un entraîneur est la principale priorité de Boudedja en ce début du mois d'avril, ce dernier ne veut pas se tromper dans son choix surtout que la saison est presque terminée pour les Canaris qui ont sérieusement hypothéqué leurs chances de se classer à la deuxième place qualificative pour la Ligue des champions africaine après leur semi-échec face au MC El-Bayadh, la lanterne rouge du championnat. En d'autres termes, le successeur d’El Hadi Ould Ali se trouve sous pression, même s’il préfère s'accorder encore quelques jours pour engager un technicien qui répond au profil qu'il convoite.
Ainsi, comme nous l'avions rapporté dans l'une de nos précédentes éditions, le successeur de Zinnbauer doit maîtriser le français ou l’arabe pour pouvoir communiquer aisément avec les joueurs sans recourir aux services d'un interprète, y compris pour les simples exercices à l'entraînement. Ainsi, l'épisode de Zinnbauer leur a donné à réfléchir. En dépit de ses compétences, il avait du mal à faire passer son message à l'ensemble du groupe. Le futur entraîneur devra aussi être au fait du football africain. L'idéal pour eux est d'engager un coach qui a déjà une idée sur notre football.
Maaloul, Kanzari et Kebaier
Si pour la piste européenne aucun nom n'a encore filtré en raison du black-out de la direction concernant la question du coach, pour la piste tunisienne, pas moins de 3 noms ont circulé dans l'entourage du club. Il s'agit de Nabil Maaloul, Mehdi Kanzari l'ancien coach de l'Espérance de Tunis et Mondher Kebaier, l'ex- sélectionneur de la Tunisie. Les discussions auraient été engagées avec l'un des trois, mais comme la piste tunisienne n'emballe pas les supporters, les dirigeants auraient décidé de s'intéresser à la piste européenne. Les trois entraîneurs tunisiens ont déjà fait leurs preuves, mais les dirigeants ne veulent rien laisser au hasard.
Certains coachs tunisiens ont déjà échoué lamentablement dans notre championnat, alors que d'autres avaient réussi dans leur mission. Mais pour que le successeur de Zinnbauer puisse travailler dans la sérénité, il devrait bénéficier de l'estime des supporters qui devront le soutenir notamment dans les moments difficiles. La JSK a déjà engagé des entraîneurs tunisiens par le passé et même si les profils évoqués dans l'entourage du club sont intéressants, la direction n'a pris aucune décision pour le moment.
D'après nos informations, certains parlent de l'éventualité d'engager un Tunisien alors que d'autres d'un Européen qui aurait déjà fait ses preuves ailleurs. Depuis la venue de Mobilis, la JSK dispose des moyens lui permettant de s'offrir d'un coach de renom. Le salaire de Zinnbauer était de 65 000 euros par mois et avec un tel salaire, la direction peut se permettre de faire appel à un entraîneur de haut niveau.
Prochains jours
Malgré le mutisme de la direction, on croit savoir que les dirigeants font de leur mieux pour engager un coach dans les prochains jours. Avec le nul concédé devant le MCEB, ils vont sans nul doute faire les bouchées doubles pour enrôler un coach susceptible de mener l'équipe à bon port. Les chances de l'équipe pour assurer une participation à la CAF Champions League s'amenuisent avec le nul concédé devant la lanterne rouge, mais ils ne désespèrent pas pour occuper au moins la troisième place qualificative pour la Coupe de la CAF. L'entraîneur intérimaire Bensafi fait de son mieux pour bien s'acquitter de sa tâche, mais les dirigeants sont déterminés à engager un coach le plus tôt possible. Non seulement ils veulent limiter les dégâts en assurant une participation à une compétition continentale, mais ils veulent préparer dès maintenant la saison prochaine.
Ainsi, pour pouvoir associer le successeur de Zinnbauer au recrutement et à l'élaboration de la liste des libérés, il devra au moins coacher l'équipe en cette fin de saison. Ils savent qu'il y a des manques dans l'équipe comme en témoigne le mauvais parcours réalisé cette saison tant au niveau national que continental, mais ils laisseront tout le loisir au futur coach pour arrêter la liste des libérés et les postes à pourvoir. Certains joueurs recrutés à coup de centaines de millions n'ont pas eu le rendement escompté et s'ils ne se ressaisissent pas lors des matchs à venir, les dirigeants ne vont certainement pas rester les bras croisés surtout que la nouvelle direction a décidé de sévir à la fin du championnat.
N. B.





