Si à la JS Kabylie la nomination d’un directeur technique sportif tarde à se concrétiser, malgré un appel à candidatures lancé il y a plusieurs semaines, le poste d’entraîneur principal devrait être occupé dans les prochains jours.
Selon une source proche des dirigeants du club kabyle, Mobilis, sans avoir grand-chose à reprocher à l’intérimaire Rabah Bensafi, a décidé d’engager un coach confirmé dans les prochains jours. Notre interlocuteur qui a préféré garder l’anonymat estime que la préparation de la saison prochaine doit commencer aujourd’hui avec le choix d’un coach expérimenté capable de gérer un vestiaire comme celui de la JSK.
L’objectif étant de faire le maximum pour se classer parmi les clubs qui seront qualifiés pour une compétition africaine, mais aussi et surtout dégager un noyau autour duquel il devra construire une équipe homogène et équilibrée pour la saison prochaine. Cela inclut évidemment la liste des libérés, la liste des compartiments à renforcer et des cibles prioritaires à faire venir. «Il faudra du temps au futur entraîneur pour connaître les joueurs, l’environnement du club...pourquoi perdre du temps, pourquoi le priver de ces deux mois qui restent ?», nous dira notre source.
La piste algérienne écartée
Si aucun nom ne se dégage, nos sources affirment néanmoins que la piste de l’entraîneur local est, présentement, exclue. Plusieurs noms circulent sur les réseaux sociaux et certains plateaux télé mais rien ne laisse entendre que Boudedja et Mobilis soient intéressés par l’un d’eux. Par ailleurs, et même si la piste européenne reste privilégiée, un émissaire de la JSK s’était déplacé il y a deux semaines en Tunisie pour rencontrer un technicien local. Plusieurs profils, dont ceux de Kanzari, Kbaiyer et Maaloul semblent répondre aux critères mais nous n’avons pas, pour le moment, pu confirmer les contacts avec l’un d’eux. Un dirigeant aurait proposé récemment l’idée de tenter Aliou Cissé qui vient de démissionner de la sélection libyenne, mais aucune suite n’a été donnée à cette idée.
Entre-temps, ça bouillonne chez les fans du club. L’un des signaux les plus inquiétants reste la distance grandissante entre l’équipe et les supporters. Le boycott observé ces derniers temps traduit un profond malaise entre le public et la direction. Les promesses non tenues et les saisons sans trophée alimentent une frustration de plus en plus visible. Dans un contexte où plusieurs clubs soutenus par des entreprises publiques parviennent à enchaîner les titres, la JSK traverse une période de disette prolongée. Trois saisons sans titre pèsent lourd dans l’esprit des supporters, qui attendent toujours un véritable projet sportif capable de redonner à leur club son statut. Et de lavis de tous, cela commencera par l’engagement d’un DTS et d’un staff technique compétent, dans les plus brefs délais.
S. D.





