L'aventure de l'équipe nationale d'Algérie s'est arrêtée en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Suisse. Malgré cette élimination, la Fédération algérienne de football (FAF) repart avec un chèque de 13,5 millions de dollars, soit 11 millions de dollars de prize money, auxquels s'ajoutent 2,5 millions de dollars alloués par la FIFA pour couvrir les frais de préparation.
Cette manne financière tombe à point nommé pour les finances de la FAF. Dans une période où les dépenses liées aux différentes sélections nationales et aux projets de développement sont importantes, cette enveloppe constitue une bouffée d'oxygène non négligeable. Même si elle ne compense évidemment pas la déception sportive d'une élimination prématurée, elle permettra à l'instance fédérale de disposer de ressources supplémentaires pour ses futurs chantiers. Il convient également de rappeler que cette prime est totalement indépendante du mécanisme de solidarité de la FIFA destiné aux clubs ayant libéré leurs internationaux pour le Mondial. Les clubs algériens concernés percevront donc, eux aussi, une rémunération spécifique calculée en fonction du nombre de jours de présence de leurs joueurs avec la sélection. Des formations comme l'USM Alger, qui comptait Oussama Benbot et Abada, ou encore la JS Kabylie, représentée par Belaïd, bénéficieront ainsi d'une rentrée financière supplémentaire qui ne pourra que soulager leurs finances.
Jackpot
Avec l'élimination du Maroc en quarts de finale, il n'y a désormais plus aucun représentant africain en lice dans cette Coupe du monde 2026. Les Lions de l'Atlas terminent néanmoins en tête du classement continental avec une prime de 21,5 millions de dollars (19 millions de prize money, plus 2,5 millions pour les frais de préparation).
L’Égypte prend la deuxième place africaine. Les Pharaons, éliminés en huitièmes de finale par l’Argentine, repartent avec 17,5 millions de dollars.
Un groupe de sept sélections se partage ensuite la troisième marche du classement africain avec 13,5 millions de dollars chacune après leur élimination en seizièmes de finale : l’Algérie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la RD Congo, le Cap-Vert et le Ghana. Enfin, la Tunisie est la seule sélection africaine à ne pas avoir franchi la phase de groupes. Les Aigles de Carthage devront se contenter de la prime minimale de 12,5 millions de dollars, composée des 10 millions réservés aux équipes éliminées au premier tour et des 2,5 millions destinés à la préparation.
Le podium arabe
De son côté, le classement des sélections arabes reflète les performances enregistrées durant ce Mondial. Le Maroc domine largement avec 21,5 millions de dollars, devant l'Égypte (17,5 millions) et l'Algérie, qui complète le podium avec 13,5 millions de dollars. La Tunisie, ferme la marche des représentants arabes avec 12,5 millions de dollars en compagnie de L'Arabie Saoudite, le Qatar, l'Irak et la Jordanie. Ce montant correspond au minimum touché par les équipes arabes engagées dans cette édition du Mondial, leur élimination précoce ne leur ayant pas permis d'augmenter leurs revenus.
Un Mondial record
Pour cette édition 2026, la FIFA a porté les dotations à un niveau jamais atteint. Les 48 sélections participantes se partageront une enveloppe globale de 871 millions de dollars, soit une hausse de 15 % par rapport aux prévisions initiales et de plus de 50 % par rapport au Mondial 2022.
Le futur champion empochera 50 millions de dollars, tandis que le finaliste recevra 33 millions. Selon Gianni Infantino, la FIFA prévoit de générer près de 8,9 milliards de dollars de recettes grâce à cette Coupe du monde.
S. M. A.





