Mandi : « Non, les critiques n'ont pas influencé ma décision d'arrêter avec l'EN »

Publié le : 24 Juillet 2026

Le désormais ancien défenseur international algérien Aïssa Mandi, qui a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale au lendemain de la Coupe du monde 2026, a affirmé que les critiques reçues tout au long de son parcours n'avaient joué aucun rôle dans sa décision de quitter la sélection nationale.

Interrogé pour savoir si les critiques avaient pesé dans son choix, Mandi a répondu : « Non, pas du tout. J'ai toujours reçu des critiques dans ma carrière. C'est normal pour un footballeur. Il y a des joueurs comme Mbappé qui se font critiquer, alors pourquoi moi je ne le serais pas ? Je respecte toutes les façons de voir le football, mais cela ne m'atteint pas », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Kampo podcast.

Le désormais ex-international algérien a expliqué avoir toujours privilégié le recul face aux jugements extérieurs : « Je me dis souvent : ne prends pas les critiques de quelqu'un dont tu n'aurais pas demandé les conseils. Au final, je n'ai jamais demandé à ces personnes de me dire comment jouer. Moi, j'ai tout donné et je n'ai aucun regret. Je sais comment j'ai travaillé, ce que j'ai fait pour en arriver là et tous les sacrifices que j'ai consentis. »

Mandi reconnaît néanmoins que les critiques peuvent parfois être difficiles à vivre, notamment pour son entourage : « Forcément, on est humains, ça ne fait pas plaisir. Pour la famille, c'est encore différent, parce qu'elle n'a pas forcément la même capacité à résister à ces critiques. »

Au cours de cet entretien, Mandi (34 ans) s'est également exprimé sur ses coéquipiers en sélection, notamment Youcef Belaïli, dont il a salué le comportement au sein du groupe : « Il est extraordinaire. Youcef est quelqu'un de très timide, même dans un groupe. Il est très, très respectueux. Quand je lui parlais, il était toujours à l'écoute et cherchait constamment à progresser. Il mérite la CAN qu'il a réalisée. Son comportement était parfait. Il mérite d'être à ce niveau-là. »

Invité ensuite à citer le joueur offensif qui l'avait le plus impressionné durant sa carrière, Mandi a choisi Yacine Brahimi, avec lequel il entretient une relation particulière : « Pour Yacine, c'est le cœur qui parle parce que j'ai une affection particulière pour lui. Mais quel joueur ! Il m'a ébloui plusieurs fois. En tant que défenseur central, je voyais tout de derrière. Quand il éliminait des joueurs, je me retrouvais parfois à me dire : "Waouh !" C'était incroyable. »

 Il dément avoir influencé Petkovic

Aïssa Mandi a également tenu à répondre aux accusations selon lesquelles il aurait demandé au sélectionneur national Vladimir Petkovic de ne pas aligner l'équipe d'Algérie avec un système à trois défenseurs. Le défenseur algérien a fermement démenti cette version, qu'il qualifie de totalement infondée.

« Je préfère ne pas donner de lumière à des personnes qui racontent des bêtises. Je ne vais pas les citer, mais ce sont simplement des mensonges. Certains disent que c'est moi qui suis allé voir Petkovic pour lui dire que je ne voulais pas qu'on joue à trois derrière. C'est n'importe quoi ! Je n'ai jamais fait ça de toute ma carrière », a-t-il déclaré.

Mandi a ensuite rappelé qu'il n'était pas de son ressort d'imposer des choix tactiques au sélectionneur, particulièrement à l'occasion d'une Coupe du monde : « Il y a un entraîneur qui a des années d'expérience et qui travaille au plus haut niveau. Je vais aller lui dire comment jouer ? On peut discuter de tout, donner son avis, échanger, mais la manière dont cette histoire a été présentée, c'est du grand n'importe quoi. »

L'ancien défenseur du Real Betis a enfin estimé qu'il était nécessaire de rétablir la vérité dès lors que de telles accusations portent atteinte à son image : « Il faut démentir et dire que ce n'est pas vrai. Quand ça touche à certaines choses, il est important d'employer les bons mots et de rétablir la vérité. »

M.M.