Rentré dimanche soir de la CAN où son temps de jeu était famélique, Ilan Kebbal a été décisif dans la qualification de Paris FC lundi soir pour les 1/8 de finale de la Coupe de France face au PSG 0/1.
Après le match, on a reconnu que la décision prise par son entraîneur Stéphane Gili de le faire jouer contre le Paris Saint-Germain, malgré la fatigue du voyage, a été judicieuse. Incorporé à la mi-temps de ce match joué au Parc des Princes, Ilan Kebbal a été à l’origine du seul but de la partie en récupérant la balle des pieds de Nuno Mendès, puis en étant passeur pour Ikoné qui a marqué le but de la victoire.
Frustré pour sa première CAN
D’après des sources internes au Paris FC, le gaucher algérien n’avait pas le moral à son retour de la CAN, et n’était pas content d’avoir pris part à 11 minutes seulement lors du troisième match (Algérie-Guinée équatoriale 3/1), même s’il ne laissait pas paraître sa frustration. Pour sa première participation à une phase finale de la CAN, Kebbal avait pour ambition de montrer tout son talent, mais face à la rude concurrence en équipe nationale, dans le poste où il joue (milieu offensif excentré à droite), certes, il savait que ça allait être très dur pour lui. Hiérarchiquement, dans son poste, il n’arrive qu'à la troisième position, après Riyad Mahrez et Anis Hadj Moussa, mais au fond de lui-même, il espérait qu’on lui donne sa chance pour montrer qu’il avait le talent pour bousculer cette hiérarchie en équipe nationale.
D’après « Le Parisien » ce mardi, se basant sur le témoignage d’un de ses proches, il est retourné du Maroc avec un moral au plus bas. ''C’était compliqué, même lui n’a pas compris pourquoi il n’a pas été davantage utilisé. Mentalement, ça a été un peu plus dur’’, rapporte ce proche à lui. Depuis sa première convocation en équipe nationale en octobre dernier, il n’a pratiquement que très peu joué. Avec un total de 18 minutes jouées en 3 apparitions, on comprend bien son amertume.
Coupe du monde
Étant un garçon très calme et bien éduqué, Ilan Kebbal, c’est connu, n’est pas aussi un joueur à problèmes. Avec le statut qu’il a en Ligue 1 française où il est considéré parmi les meilleurs joueurs dans son poste, quelqu’un d’autre à sa place aurait certainement craqué. Mais lui, il n’a jamais contesté les choix de Vladimir Petkovic, préférant ruminer discrètement sa déception. ‘'C’est son tempérament'', le décrivent ses proches. À 27 ans, il sait que dans un proche avenir, sa situation en équipe nationale va évoluer. Avec la prochaine retraite internationale de Riyad Mahrez après la Coupe du monde, il est obligé de s’armer de patience et d'attendre que son heure vienne un jour. En outre, la possibilité de jouer la Coupe du monde le motive, à l’instar de tout le groupe. Participer à la grand-messe du football mondial, cela n’arrive pas tous les ans. Ces agents lui ont d’ailleurs conseillé de continuer à travailler sérieusement, tout en espérant des jours meilleurs en équipe nationale à l’avenir.
M. S.





