La succession de Vladimir Petkovic est entrée jeudi dans sa phase décisive. Réuni en session extraordinaire au Centre technique national de Sidi Moussa, le Collège technique national a procédé à l'examen des différents profils retenus par la Fédération algérienne de football afin de dégager une short-list destinée au Bureau fédéral.
Tous les membres du collège ont répondu présents autour du président Rabah Saâdane et du directeur technique national Ali Moucer pour une réunion appelée à orienter définitivement le choix du futur patron des Verts. Officiellement, neuf entraîneurs figuraient sur la liste étudiée. Si la majorité des candidatures provenaient d'Espagne, conformément à l'orientation privilégiée ces dernières semaines par la FAF, quelques profils étrangers sont venus s'inviter dans les débats.
L'invité surprise
L'ancien sélectionneur des Pays-Bas Frank de Boer figurait ainsi parmi les postulants, tout comme un technicien brésilien. Mais la véritable surprise est venue de la candidature du Belge Tom Saintfiet. Libre depuis la fin de son aventure avec le Mali, le technicien de 52 ans a officiellement fait acte de candidature. Son profil n'a pas laissé les techniciens insensibles. Fin connaisseur du football africain, francophone et habitué du continent, Saintfiet garde également une solide réputation en Algérie après avoir donné beaucoup de fil à retordre aux Verts lorsqu'il dirigeait la Gambie, notamment sous l'ère Djamel Belmadi.
Le facteur financier
Au-delà des compétences techniques, la question financière a occupé une place importante dans les discussions. La FAF s'est fixé comme ligne rouge de ne pas dépasser les 160 000 euros mensuels, soit le dernier salaire perçu par Vladimir Petkovic. Ce critère a naturellement réduit le nombre de candidatures réellement accessibles. À l'issue des échanges, trois noms se sont dégagés : Félix Sanchez Bas, Rafael Benitez et Tom Saintfiet. Selon des sources proches de la FAF, cette hiérarchie resterait toutefois davantage formelle que réellement décisive. En coulisses, le choix de l'instance fédérale serait déjà arrêté depuis plusieurs jours.
Le choix est déjà fait
Comme nous l'annoncions précédemment, Félix Sanchez Bas tient la corde. D'après nos informations, les discussions entre les deux parties auraient considérablement avancé et un accord de principe aurait été trouvé. Les exigences financières de l'ancien sélectionneur du Qatar et de l'Équateur auraient pesé dans la balance, le technicien espagnol étant disposé à travailler dans les limites budgétaires fixées par la FAF (on parle d’un salaire de 150 000 euros). Un contrat courant du 15 août 2026 au 31 juillet 2028 serait envisagé, avec pour premier objectif d'atteindre les demi-finales de la CAN 2027.
Staff
Autre élément ayant convaincu les dirigeants fédéraux : la souplesse affichée par Sanchez concernant la composition de son staff. Contrairement à d'autres candidats, il a accepté de travailler avec des adjoints algériens, tout en souhaitant être accompagné d'un préparateur physique et d'un adjoint de son choix, ainsi que, éventuellement, d'un analyste vidéo, il aurait même évoqué un entraîneur des gardiens qu’il aurait ramené dans ses bagages mais ce dernier a rejoint récemment un club européen. Sauf retournement de situation de dernière minute, l'Espagnol devrait être officialisé dans les prochains jours et prendre les commandes des Verts. C’est lui qui devrait être aux commandes de la sélection à l’occasion du coup d'envoi des éliminatoires de la CAN 2027, programmées le 21 septembre prochain.
S. M. A.




