La succession de Vladimir Petkovic entre, dès aujourd’hui, dans une phase décisive. Comme annoncé dans le procès-verbal de la dernière réunion du Bureau fédéral, le Collège technique national se réunira en session extraordinaire au Centre technique national de Sidi Moussa afin d'examiner le profil du futur sélectionneur des Verts.
Une étape incontournable voulue par la FAF avant toute décision. Le communiqué du Bureau fédéral est d'ailleurs sans équivoque : «Le processus de sélection du profil adéquat du futur sélectionneur national sera conduit en concertation avec le Collège technique national, dont l'avis technique sera sollicité afin d'éclairer le choix au regard de critères de compétence, d'expérience et d'adéquation avec le projet sportif de la Fédération». À l'issue de cette consultation, le président de la FAF sera chargé d'engager les procédures de recrutement.
Premier tri
Selon des échos, plusieurs noms d’entraîneurs ont déjà été approchés ou sondés, ces derniers jours, afin de connaître leur disponibilité et leurs prétentions. Le Collège technique devra désormais effectuer un premier écrémage et proposer une short-list de trois noms, comme cela avait été le cas lors du recrutement de Petkovic, il y a deux ans. Plusieurs techniciens espagnols sont dans la course, notamment Rafael Benitez, Félix Sanchez Bas, Quique Setién, Marcelino García Toral, Albert Celades, Imanol Alguacil, Juan Muniz, Juan Ramon Lopez Caro ou encore Robert Moreno. Les choix ne manquent donc pas, mais tous ne répondent pas aux critères fixés par la Fédération.
Sánchez prend de l'épaisseur, Benitez reste en course
Parmi les dossiers les plus solides, figure celui de Félix Sánchez Bas. D'après des sources bien informées, la FAF s'est récemment renseignée sur l'ancien sélectionneur du Qatar auprès de ses homologues qataris. Son expérience des sélections, son travail de formation à Aspire, sa capacité à lancer de jeunes talents et son passage réussi avec le Qatar puis l'Équateur en font un profil particulièrement apprécié. Le technicien barcelonais de 51 ans présente un autre avantage : libre depuis plusieurs mois, il devrait afficher des exigences salariales compatibles avec le plafond fixé par la FAF, qui entend s'aligner sur les 160 000 euros mensuels perçus par Petkovic dans son dernier contrat même si la FAF entend débourser un salaire moins important comme début.
Ce critère écarte rapidement des profils prestigieux comme Roberto Martínez, dont les prétentions dépasseraient largement les moyens fédéraux, comme cela a été le cas de Xavi avec la FAF, qui avait déjà négocié avant de décider d’écarter sa piste à cause de ses exigences démesurées. Dans cette course, Sanchez Bas, Rafael Benitez et Quique Setién semblent aujourd’hui disposer d’une longueur d’avance pour intégrer la liste finale que remettra le Collège technique au Bureau fédéral, avant le choix définitif du futur patron des Verts.
S. M. A.




