Triste fut la 49e minute du match entre l’Algérie et la RD Congo lorsque Ismaël Bennacer a fondu en larmes, contraint de quitter la pelouse à cause d’une blessure musculaire. Alors qu’il montrait un retour progressif à son meilleur niveau, le joueur du Dinamo Zagreb a été contraint de rendre les armes plus tôt que prévu.
Le coup est dur : une blessure musculaire nécessite généralement dix jours pour guérir au minimum, rendant impossible un retour proche pour la suite de la compétition. Selon nos sources, Bennacer va effectuer aujourd’hui une l’IRM ainsi que des examens approfondis qui confirmeront avec exactitude la nature de sa blessure ainsi que sa période d’indisponibilité. En attendant le verdict médical qui semble a priori éloigner l’ancien Milanais d’une participation contre le Nigeria, le sélectionneur national Vladimir Petkovic est contraint de revoir ses plans.
En tout cas, cette situation remet en lumière le duo Abdelli-Chaïbi, les deux joueurs présentant les profils idéaux pour suppléer une éventuelle défection du champion d’Afrique 2019. Pour Chaïbi, cette CAN est en train de devenir une véritable revanche. Le joueur avait vécu une édition difficile à Bouaké lors de la précédente CAN, où il avait été grillé après sa titularisation au début du tournoi. Cette année, après avoir dissipé les doutes, le joueur de Francfort a gagné en importance, participant aux quatre rencontres de l’Algérie. Mardi dernier, il est resté sur le terrain pendant 113 minutes, démontrant son aptitude physique et convainquant Petkovic de sa valeur.
Certes, le coach peine encore à lui assigner un poste fixe, mais Chaïbi est devenu un véritable couteau suisse, capable d’intervenir au milieu ou en attaque, sur le couloir gauche qu’il a occupé contre la RD Congo. Son profil offre une option très fiable pour suppléer éventuellement Bennacer.
Abdelli, lui, n’entend pas se laisser devancer. Le joueur d’Angers a rapidement conquis les supporters grâce à son abattage sur le terrain. Les Algériens apprécient les éléments qui “mouillent le maillot”, se transforment en soldats sur la pelouse, et Abdelli fait partie de cette catégorie.
Sa capacité à combiner tâches défensives et passes lumineuses, comme celle qui a trouvé Zerrouki mardi, en fait un candidat sérieux pour intégrer le onze de départ. Petkovic avait tracé ses plans autour de Bennacer, mais la blessure de ce dernier est venue bouleverser l’équilibre. Le banc de cette CAN a cependant démontré que le coach sait s’adapter aux imprévus. Boudaoui a montré qu’il pouvait évoluer dans tous les styles, tandis que Zerrouki, dans ses rôles purement défensifs, devrait s’acclimater facilement à cette transition inattendue. Le sélectionneur dispose donc de solutions fiables pour compenser une éventuelle absence de son maître à jouer et maintenir la compétitivité de l’équipe.
S.M.A





